Mont Éryx

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Le mont Éryx

Le mont Éryx (Erice en italien), dénommé aujourd'hui monte S. Giuliano est situé à la pointe nord-ouest de la Sicile, non loin de la ville de Trapani (en latin Drepanum) (à une centaine de kilomètres à l'ouest de Palerme). Il culmine à environ 750 mètres d'altitude. On y trouve également le Castello Pepoli et le Castello di Venere (qui renferme quelques ruines du temple antique dédié à Vénus Érycine).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le mont Éryx doit son nom à Éryx, personnage mythologique qui défia Héraclès et fut tué par lui. Un temple fut élevé à l'endroit du combat et dédié à Aphrodite (mère d'Éryx).

Selon une autre légende rapporté par Virgile, le temple fut construit par Énée, après la mort d'Anchise, en l'honneur de sa mère, Aphrodite. « Puis on fonde en l'honneur d'Aphrodite sur le sommet du mont Eryx un temple voisin des étoiles » [1].

C'est à cette version que fait allusion l'historien Tacite qui rapporte dans ses Annales pour l'an 25 ap. J.-C.[2] : « Puis les gens de Ségeste demandèrent que l'on restaurât le temple d'Aphrodite, sur le mont Éryx, ruiné en raison de sa vétusté, et ils rappelaient des faits bien connus sur son origine, et qui faisaient plaisir à [l'empereur] Tibère. Il accepta volontiers cette tâche, en qualité de parent. »

En 215 av. J.-C., après la cuisante défaite de Rome lors de la bataille du lac Trasimène contre Hannibal Barca, le dictateur Quintus Fabius Maximus Verrucosus Cunctator consacra sur le Capitole (entre autres cérémonies religieuses pour rétablir la Pax deorum) un temple dédié à Vénus Érycine[3].

Les Hiérodules[modifier | modifier le code]

Dans le temple d'Aphrodite du mont Éryx, officiaient des hiérodules, des prostituées sacrées qui honoraient la déesse en s'unissant avec les pèlerins de passage. Assez courant en Orient, ce genre de culte était plus rare dans le monde gréco-latin. Une autre forme de prostitution sacrée est aussi connue à Corinthe.

Sources[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Virgile, Enéide, V 759-760
  2. Tacite, Annales, livre IV, chapitre XLIV-4
  3. Tite-Live, Histoire romaine, XXII, 9 et 10

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Catherine Salles : Les Bas-fonds de l'Antiquité. Petite Bibliothèque Payot, 1995. ISBN 2-228-89817-1