Mont-sur-Courville

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Mont-sur-Courville
Vue de Mont-sur-Courville depuis Arcis-le-Ponsart
Vue de Mont-sur-Courville depuis Arcis-le-Ponsart
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Reims
Canton Fismes
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Vallées du Canton de Fismes
Maire
Mandat
Jacqueline Lopata
2014-2020
Code postal 51170
Code commune 51382
Démographie
Gentilé Montois, Montoise
Population
municipale
136 hab. (2012)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 15′ 37″ N 3° 40′ 55″ E / 49.2602777778, 3.6819444444449° 15′ 37″ Nord 3° 40′ 55″ Est / 49.2602777778, 3.68194444444  
Altitude Min. 75 m – Max. 173 m
Superficie 5,94 km2
Localisation

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Mont-sur-Courville est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Reposant au bord plateau du Tardenois, à flanc de Colline le village de Mont-sur-Courville surplombe Courville et la vallée de l'Ardre, et longe la frontière entre les départements de la Marne et de l'Aisne.

Un seul cours d'eau notable traverse le territoire de la Commune : le ruisseau de l'Orillon, à l'extrême nord-ouest du territoire communal. C'est un affluent de l'Ardre.

Mont-sur-Courville est limitrophe avec les communes de Saint-Gilles, Courville, et Arcis-le-Ponsart dans la Marne, mais également celles de Dravegny et Mont-Saint-Martin dans l'Aisne. Le Bourg le plus proche est Fismes.

Le village est encadré par le bois de la Nureau et le Bois de Balais.

Histoire[modifier | modifier le code]

On a retrouvé sur le territoire Communal des outils datés de l'âge de la pierre taillée et celui de la pierre polie.

Entre 1150 et 1161, des transactions territoriales effectuées par l'Archevêque Samson de Reims ont lieu entre les villages de Mont-sur-Courville et Saint-Gilles. Des travaux eurent lieu en 1385 pour acheminer l'eau de la source jusqu'à Courville.

La commune reçoit la croix de guerre 1914-1918 avec palme le 4 juillet 1921. Le village, un peu en retrait du front, abritait un camp de prisonnier allemands : il a subi l'occupation durant les deux conflits mondiaux. On y dénombre 20 victimes dont 3 civiles.

Durant le Second conflit mondial, les habitants sont contraints à l'exode dans un premier temps, puis subissent les contraintes de l'occupation avec le rationnement, les réquisitions, etc. Dans la nuit du 15 au 16 Mars 1944, au retout du bombardement de Stuttgart, un avion Lancaster anglais (ND530/LEOP) ,dirigé par Léonard Barnes et composé de cinq autres aviateurs britanniques et un canadien, est abattu par un chasseur allemand sur le territoire de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1816 Jean-Pierre BERTILLEUX    
1816 1817 Jean-Baptiste LALLEMANT    
1817 1826 Nicolas GOBANCE    
1826 1831 Jean-Baptiste BERTILLEUX    
1831 1840 Louis DAUBLIN    
1840 1843 Jean-Pierre BERTILLEUX    
1843 1861 Alexandre COUET    
1861 1871 Jean-Baptiste-Théophile LECLERE    
1871 1884 Nicolas-Louis DAUBLIN    
1884 1892 Désiré BERTILLEUX    
1892 1899 Edouard LEFORT    
1889 1900 Elysée TERNET    
1900 1908 Désiré BERTILLEUX    
1908 1942 Aristide BILLET    
1942 1970 Marcel BOUVY    
1970 1977 Gaston CARPENTIER    
1977 2001 Marcel CANAT    
Mars 2001 Mars 2014 Claude CUGNET    
Mars 2014 en cours Jacqueline LOPATA    
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal se compose de 11 conseillers dont le maire et ses deux adjoints.

Le village appartient depuis 2008 à la seconde circonscription législative de la Marne.

Quant à l'éducation, la commune dépend de l'école primaire publique de l'Ardre à Crugny, du Collège public Thibaut de Champagne à Fismes, et du Lycée Général et Technologique Franklin Roosevelt à Reims.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 136 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
175 190 202 190 213 187 194 180 188
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
191 189 152 148 150 159 128 166 154
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
143 163 150 107 111 90 100 96 95
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
99 80 83 81 78 99 124 128 136
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village, situé au bord d'un plateau se trouve fort exposé aux vents et possède de ce fait la particularité, rare dans la région, d'être entouré de haies de peupliers.

L'Abbé Chevalier, dans "La vallée de l'ardre" paru en 1897 propose une brève description des monuments et curiosités du villages :

Vue sur le Plateau de Mont-sur-Courville

Au centre, on trouve une église romane, dédiée à la vierge, composée d'une unique nef et d'une tour carrée, très simple d'aspect, qui possède des restes de fresque de la fin du Moyen Age. mais également un bénitier en pierre et des fonds baptismaux médiévaux (et aussi une niche dans un mur dont l'Abbé Chevalier fit une esquisse). La source qui alimente l'eau du lavoir et la fontaine de la ferme de la nureau serait située sous le maître autel de l'église, . L'église appartient à la paroisse de Fismes. Dans le clocher, trois cloches : Jacqueline-Marie, Marie-Clotilde, Lucienne-Marie.

Devant l'église se trouve un lavoir avec un gué de 1882, qui font face au monument aux morts du village ainsi qu'à la mairie-salle communale, qui a longtemps fait office d'école (jusqu'en 1966, fermée faute d'élèves).

Devant le gué, tout en bas du Village, on trouve une bâtisse du XVIème siècle, dit "Ferme de la Nureau" ou "Château de la Nureau". Cette ancienne demeure était la propriété d'un comte qui apparait sur un tableau du XVI siècle; on y faisait du vin dans ce que l'on appelait "Clos de la Nureau" qui comprenait la maison, la ferme, le jardin, et une partie de la pâture adjacente, où l'on trouve encore des restes de remparts. Cette Maison ne possède rien de spécial, si ce n'est un manteau de cheminée portant le blason du comte, qui figure également sur un portrait de 1603. Le donjon qui existait a totalement disparu. Elle est toujours l'une des trois exploitations agricoles de la commune.

Mont-sur-Courville a aussi longtemps été une terre de carrières, d'où étaient extraites les "pierres de Courville" qui ont servi notamment à la construction de la Cathédrale Notre-Dame de Reims. On dit que les pierres extraites à Mont-sur-Courville auraient servi à construire le Palais de Justice de Reims (d'après Adolphe Guérard) et le socle de la statue de Louis XV, sur la Place Royale. Les carrières sont aujourd'hui abandonnées et condamnées.

Un livre de mémoires sur Mont-sur-Courville "Mon Village" a été écrit en 2010 par Mme Josette Guyot, doyenne de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

l'Histoire de Mont-sur-Courville semble être liée à celle de la Duchesse d'Uzès, arrière petite-fille de la "Veuve Clicquot". La Duchesse possédait en effet de nombreuses terres et possessions sur le territoire de la commune, notamment une Ferme à la Sortie du Village vers Saint-Gilles ("la ferme Guyot"). Les tilleuls de la place du Village auraient été offerts en 1931 par elle-même à la commune. Et d'importants dons auraient été fait par elle à la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012

Liens externes[modifier | modifier le code]

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