Monsieur Chouchani

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Monsieur Chouchani (date et lieu de naissance inconnus – Montevideo, Uruguay,1968), est le surnom d'un enseignant juif dont on ne sait que peu de choses (et même pas son vrai nom), sinon qu'il était un prodige en de nombreux domaines dont les sciences, la philosophie, le Talmud[1], les mathématiques et la physique. Il enseigna à quelques étudiants distingués en Europe et ailleurs après la Seconde Guerre mondiale ; parmi ceux-ci figurent Emmanuel Levinas, Elie Wiesel et Jacques Abramoff.

Elie Wiesel et Chouchani[modifier | modifier le code]

Elie Wiesel a décrit sa première rencontre avec Chouchani en le qualifiant de « sale », « poilu » et « dégoûtant », un « vagabond » qui l'a accosté en 1947 et est ensuite devenu son mentor. Dans ses mémoires Tous les fleuves vont à la mer, il le cite comme l'un de ses maîtres l'ayant le plus influencé.

Elie Wiesel pense que le vrai nom de M. Chouchani était Mordechai Rosenbaum, alors que le professeur Shalom Rosenberg de l'Université hébraïque de Jérusalem affirme que c'était Hillel Perlmann.

Sur sa pierre tombale, à Montévidéo, Uruguay est gravée l'épitaphe suivante signée d'Elie Wiesel : « The wise Rabbi Chouchani of blessed memory. His birth and his life are sealed in enigma. » (« Le Sage Rabbin Chouchani, de mémoire bénie. Sa naissance et sa vie sont scellées dans l'énigme. »).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Salomon Malka, Monsieur Chouchani ; L’énigme d’un maître du XXe siècle, Paris, Éditions Jean-Claude Lattès, 1994.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel Levinas, interrogé par François Poirié, déclare ainsi :
    « L’énormité de cet homme, c’était d’abord sa connaissance des textes juifs, les Saintes Écritures bien entendu, mais qui oserait en faire un mérite. M. Chouchani connaissait par cœur toute la tradition orale à laquelle ces Écritures donnent lieu ; il connaissait par cœur le Talmud, et tous ses commentaires et les commentaires des commentaires. » (François Poirié, Emmanuel Lévinas, Qui êtes vous ?, Editions La Manufacture, Lyon, 1987, p. 125).