Monolinguisme

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Le monolinguisme est le fait de n'utiliser qu'une seule langue. Il diffère dès lors du bilinguisme et du multilinguisme. Le terme décrit la pratique linguistique soit d'une personne soit d'un État ou de son administration en général.

Les habitants des États-Unis, du Royaume-Uni, ou de France, sont parfois présentés comme des locuteurs monolingues, alors que nombre d'entre eux pratiquent d'autres langues, qui ne sont d'ailleurs reconnues qu'au Royaume-Uni.

Le cas des anglophones[modifier | modifier le code]

Les anglophones originaires de beaucoup de pays comme les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Australie, et la Nouvelle-Zélande sont fréquemment considérés comme monolinguistes, ce qui est dû à l'idée mondiale que les anglophones ne voient que peu d'intérêt à apprendre une seconde langue, dû à la généralisation de l'anglais comme langue internationale. Une observation similaire peut être faite chez les locuteurs d'autres langues généralisées, par exemple l'hispanophonie dans le cas de l'espagnol et la francophonie dans le cas du français.

Opposition[modifier | modifier le code]

Le monolinguisme ne décrit pas seulement une pratique, il est parfois une opposition au bilinguisme. Les jacobins (voir l'article jacobinisme) le présentent comme une "défense des libertés personnelles".[réf. nécessaire] L'argument est aussi utilisé contre l'espagnol aux EUA (États-Unis d'Amérique).


États multilingues et monolingues[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreux états officiellement multilingues, comme la Belgique, l'Espagne, la Finlande, l'Irlande, le Luxembourg, Malte, le Portugal et la Suisse, en ce qui concerne l'Europe. D'autres sont officiellement monolingues (la France depuis 1992 par exemple), la réalité linguistique y est donc différente de la réalité officielle.

Constitutions[modifier | modifier le code]

Le caractère mono- ou multilingue est parfois dans la constitution. L'article 2 de la Constitution de la cinquième République française dispose ainsi que la langue de la République est le français, alors que les constitutions de l'Espagne[réf. nécessaire] et de l'Italie[1] reconnaissent d'autres langues.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Selon les dispositions de l'article 6 de la Constitution italienne, confirmées par une loi du 15 décembre 1999, la langue et la culture des populations albanaises, catalanes, allemandes, grecques, slovènes et croates ainsi que celles parlant le français, le francoprovençal, le frioulan, le ladin, l'occitan et le sarde sont protégées. Le français est aussi langue officielle en Val d'Aoste, l'allemand et le ladin sont officiels dans le Trentin-Haut-Adige. Le sarde et le piémontais ont un statut protégé respectivement en Sardaigne et au Piémont.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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