Monica Proietti

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Monica Proietti dite « la mitraille », croquis[1] d’après photo.

Monica Proietti (Montréal, - Montréal, , mieux connue sous le nom de « Monica la mitraille », était voleuse de banques et héroïne populaire. L'auteur Georges-Hébert Germain, auteur d’un roman biographique paru en 1997, changea son nom en « Sparvieri », suite à l’insistance de l’oncle Antonio qui tenait à ce que le nom des Proietti ne fut pas sali par les activités de la nièce[2].

Elle était issue d’une famille pauvre de Montréal d’origine italienne dont plusieurs membres étaient impliqués dans le crime d’une manière ou d’une autre. Sa grand-mère fut condamnée à la prison pour recel et on allégua que celle-ci dirigeait une école du crime pour les enfants du « Red Light », un quartier malfamé de Montréal, aujourd’hui disparu. À dix-sept ans en 1956, Monica la mitraille Proietti épousa Anthony Smith, un gangster écossais âgé de 33 ans, duquel elle eut deux enfants. Smith fut déporté du Canada en 1962, comme il l’avait été des États-Unis quelques années plus tôt. Elle s’amouracha alors du truand connu Viateur Tessier mais ce dernier fut emprisonné en 1966 pour vol à main armée. Elle s’appelait maintenant « Monique Tessier[3] ».

Les membres de son gang incluaient Gérald Lelièvre et son frère Robert, qui fit la manchette en 1984 lorsqu’il fut tué par la détonation d’une bombe dans un appartement au nord du boulevard de Maisonneuve, entre les rues Guy et Saint-Mathieu, dans le centre-ville de Montréal, en compagnie de trois autres individus. Des soupçons pesaient sur les victimes dans le meurtre de Frank Peter « Dunie » Ryan, le chef du « gang de l’ouest ».

Monica Proietti et ses comparses firent irruption au cours de sa carrière dans plus de vingt banques, principalement des Caisses populaires, où ils dérobèrent au delà de 100 000 $ à la pointe du fusil. Le 19 septembre 1967, elle mourut par balles suite à une poursuite policière à haute vitesse dans les rues de Montréal-Nord à bord d’une Camaro. Ce dernier vol devait lui servir à se retirer en Floride où elle aurait mené une vie plus calme avec ses enfants.

En 1968, au cours des quelques mois suivant la mort de Monica Proietti, Michel Conte écrivit avec Robert Gauthier une comédie musicale basée sur la vie de la criminelle. Voir Monica la mitraille, la comédie musicale.

Un film sorti en 2004 portant le titre de Monica la mitraille a été tiré du livre Souvenirs de Monica[4] de Georges-Hébert Germain paru en 1997. De pair avec la sortie du film, la prose de Germain a été publiée de nouveau en portant cette fois le titre de l’œuvre cinématographique, la publicité de l’une renforçant celle de l’autre.

Un article[2] de Janet Bagnall dans la Montreal Gazette mentionne Richard Blass, bandit célèbre mort par balles en 1975, au titre d’amant de Monica et encore que son protecteur aurait été Roger Provençal, dévoué au trafic des stupéfiants. Cet article est le compte-rendu d’une entrevue avec le romancier Germain au sujet des Souvenirs de Monica et leur seconde parution en 2004 sous le titre de Monica la mitraille. Michel Lamarche rapporte, dans un article contemporain de la mort de Monica la mitraille, que « son « kick », c’était de se promener dans le quartier avec un revolver dans son soutien-gorge.[5] »

Traduction et augmentation[5] d’un article de la wikipedia anglaise sur Monica Proietti (en)

Synonymes de Monica Proietti[modifier | modifier le code]

Monica Proietti fut donc connue, nommée par les médias, ou adopta tour à tour les surnoms de « Machine-gun Molly », « Mme Anthony Smith », « Molly la mitraille », « Molly la mitraillette », « Monica la mitraille », « Monique Smith », « Monique Tessier » et ce dernier en date, « Monique » ou « Monica Sparvieri », inventé par un romancier.

En interrogeant la banque de données du cimetière Notre-Dame-des-Neiges avec les informations pertinentes, on obtient que la dépouille d’une Monique Proietti, conjointe de Anthony Smith a été mise en terre le 23 septembre 1967 dans le carré familial des Proietti, concession TR 0535 du cimetière[6].


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce croquis de Monica Proietti a été tracé à l’ordinateur au moyen d’une tablette graphique et d’un logiciel de traitement d’images, d’après une photo parue quelques jours après son décès dans Le Petit Journal du 24 septembre. Le document d’archive est visible dans les collections numériques de la Bibliothèque nationale du Québec. cf. Le Petit Journal, 24 septembre 1967
  2. a et b Lire Janet Bagnall dans la Montreal Gazette du 16 avril 2004, Machine Gun Molly saga packs a punch (en)
  3. Monica Proietti fut aussi appelée « Monique Tessier », de sa liaison avec le truand connu Viateur Tessier, en « prison pour vol à main armée ». cf. Le Petit Journal, 13 août 1967
  4. Souvenirs de Monica, Georges-Hébert Germain, Libre Expression, Montréal, 1997, ISBN 2-7648-0127-0.
    cf. La fiche de Souvenirs de Monica à la Bibliothèque nationale du Québec. Les fiches de la BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec réunies) indiquent qu’une nouvelle édition du livre est parue en 2004 sous le titre de Monica la mitraille.
  5. a et b Quelques informations contenues dans le présent article proviennent d’un document visible dans la collection numérique de la BAnQ, nommément Le Petit Journal du 24 septembre 1967 en fac-similé. Voir l’article de Michel Lamarche, en pages 2 et 3.
  6. Voir le formulaire de requête à la banque informatique du cimetière Notre-Dame-des-Neiges et inscrire les données pertinentes, savoir MONIQUE PROIETTI pour nom de la défunte, ANTHONY SMITH pour nom du conjoint, 0535 pour numéro de concession, TR pour section du cimetière et 1967 pour année du décès. Tous ces champs ne doivent pas nécessairement être remplis. Des variantes dans les résultats seront obtenues en questionnant différemment la banque.