Monica (entreprise)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Monica.
Monica
Monica (entreprise)

Années de production 1973 - 1974
Production 20 exemplaires
Classe Grand tourisme
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) 8 cylindres en V
Position du moteur Avant
Cylindrée 5 560 cm3
Puissance maximale 285 ch
Transmission Propulsion
Boîte de vitesses BV5
BVA
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Berline

Monica était une marque française d'automobiles de prestige produites à Balbigny entre 1972 et 1974.

Les origines[modifier | modifier le code]

Les voitures Monica ont été développées sous l'impulsion de  Jean Tastevin, ingénieur diplômé de l’École Centrale de Paris et PDG de la la CFPM (Compagnie française de produits métallurgiques), une société spécialisée dans la fabrication et la location de wagons citernes.

Passionné d’automobile et soucieux de diversifier l’activité de son entreprise, Jean Tastevin décide en 1967 de créer une voiture de sport luxueuse, la Monica, ainsi baptisée en hommage à son épouse Monique, qui sera produite dans son usine de construction de matériel ferroviaire à Balbigny, dans la Loire.

Premiers prototypes[modifier | modifier le code]

Pour mener à bien son projet, Tastevin s’entoure d’une équipe de techniciens de divers pays. La réalisation du prototype est confiée à l’ancien pilote de course Chris Lawrence. Une première version sort des ateliers Williams et Pritchard en avril 1968 : un coupé sport de quatre places avec carrosserie en aluminium, suspensions cantilever et essieu arrière articulé.

Insatisfait du résultat, Tastevin demande au styliste Tony Rascanu de retravailler le design de la voiture, dont les premiers exemplaires sont produits par la société britannique Airflow Streamlines, et présentés au public en avant-première du Salon de l'Auto 1972.

Inspirée des voitures de sport de l’époque (Maserati, Jaguar, Ferrari et Aston Martin), la Monica est la première du genre à offrir quatre vraies places et un coffre capable de loger une demi-douzaine de valises. Le système d’ouverture et de fermeture des portières, entièrement électrique, montre le souci du détail du fabricant. L’habitacle est aussi soigné avec un tableau de bord en loupe d’orme et cuir, un volant en bois verni, des compteurs Jaeger, des sièges en cuir, une moquette en laine de Shetland, des vitres électriques, l’air conditionné et un autoradio stéréo avec lecteur de cartouches 8 pistes.

La Monica est alors équipée d’un moteur V8 de 3,5 litres conçu en Angleterre qui délivre une puissance de 240 chevaux à 6000 tours/minute. Mais pour des raisons de fiabilité, Tastevin décide d’y renoncer et fait appel à Chrysler qui lui fournit un moteur V8 de 5,6 litres. Une fois modifié et adapté dans les ateliers de Balbigny, il offre une puissance de 285 chevaux à 5400 t/mn. La Monica 560, qui pèse 1,8 tonne, peut atteindre une vitesse de pointe de 240 km/h. 

La fin de l'aventure[modifier | modifier le code]

La Monica 560 est présentée au Salon de l’Auto 1973 alors que survient la première crise pétrolière. Le prix de l’essence augmente considérablement et le gouvernement multiplie les limitations de vitesse pour réduire la consommation de carburant dans le pays. Or, la Monica est vendue très cher (1 millions d’anciens francs, soit le prix d'un Rolls-Royce de l'époque) et consomme plus de 18 litres aux cent kilomètres.

En 1974, Tastevin préfère limiter les frais et arrête les chaînes de fabrication de sa voiture qui n’aura été produite qu’à une vingtaine d’exemplaires. L’activité est finalement cédée en 1975 au pilote automobile Guy Ligier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Monica, une automobile de prestige française, par Frédéric Brancely et Dominique Pagneux, Editions Fil Conducteur, 240 p., 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]