Monfort (Gers)

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Monfort
Place de la Mairie - Monfort (Gers)
Place de la Mairie - Monfort (Gers)
Blason de Monfort
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Mauvezin
Intercommunalité Communauté de communes Bastides du Val d'Arrats
Maire
Mandat
Martine Martin
2014-2020
Code postal 32120
Code commune 32269
Démographie
Population
municipale
480 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 43″ N 0° 49′ 29″ E / 43.7952777778, 0.82472222222243° 47′ 43″ Nord 0° 49′ 29″ Est / 43.7952777778, 0.824722222222  
Altitude 164 m (min. : 105 m) (max. : 194 m)
Superficie 22,49 km2
Localisation

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Monfort

Monfort est une commune française située dans le département du Gers et la région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune gasconne de Lomagne située sur la RD 654 entre Fleurance et Mauvezin et sur l'Orbe, dans le nord-est du département du Gers.

Distance au regard des principales villes de la région: 32 km d'Auch ; 64 km de Toulouse ; 55 km de Montauban ; 59 km d'Agen ; 104 km de Tarbes.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'acte de fondation de la Bastide n'est pas connu mais il dut précédé de peu celui de l'octroi des coutumes le 12 novembre 1275 Géraud V, Comte d'Armagnac. On prétend que cette bastide avait pour but d'assainir la région infestée par les brigands, entre Mauvezin et Fleurance [1].
La ville est encore ceinturée de remparts dans lesquels ouvraient au moins trois portes. Les rues se coupent à angles droits.
Monfort est la ville natale de Guillaume Salluste du Bartas, poète gascon protestant.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la montagne d'or mouvant de la pointe, sommée d'un créquier du même accompagné, en chef, de deux besants d'argent chargés d'une croix d'azur[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1965 1983 Roger Carrère   maire
1983 1995 Pierre Laffitte   maire
1995 2014 Denis Carrère [3] UMP maire
Les données manquantes sont à compléter.


Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 480 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 119 1 039 1 175 1 202 1 452 1 386 1 411 1 375 1 289
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 247 1 201 1 161 1 145 1 106 1 090 996 968 982
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
900 843 772 753 747 754 702 731 644
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
539 495 454 416 424 460 480 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le cœur de village présente un ordonnancement de l'espace urbain typique d'une bastide médiévale : à savoir un plan en damiers avec rues à angle droit et une place centrale bordée par des maisons à galeries (« couverts ») où se situe la halle communale. Le village est une halte touristique pittoresque, tant de par la qualité de son patrimoine architectural que de son aspect de village médiéval perché dominant la rivière Orbe.

Le village conserve, entre autres :

  • l'église Saint-Clément (XIIIe) (MH) avec un clocher-tour octogonal, nef unique, chœur polygonal, chapelles logées entre les contreforts ; tableau XVIIIe, deux tableaux-retables en relief de stuc ou de bois XVIIe
  • la maison natale de Guillaume Saluste du Bartas (demeure de style Renaissance remarquable par la finesse de ses proportions et de ses fenêtres à meneaux sculptés – MH – située dans la Grande Rue Saluste-du-Bartas)
  • la place à arcades avec halle ancienne (aujourd'hui place de la Mairie)
  • une partie de l'ancienne enceinte fortifiée
  • des maisons anciennes à colombage XIV-XV-XVIe siècle (place de la Mairie, rue d'Embonneau, Grande Rue Saluste-du-Bartas, rue des Écoles…) ou en pierre avec portes ogivales (par exemple : à l'angle de la place de la Mairie et de la Grande Rue Saluste-du-Bartas…)
  • des maisons de style Renaissance (par exemple l'immeuble abritant le bureau de poste – situé rue des Écoles –, le presbytère avec sa tour d'angle – situé derrière l'église…).

À proximité immédiate du village :

  • Chapelle Saint-Blaise (XI-XIIe) (Site inscrit aux MH) située à la sortie du village, route de Mauvezin
  • Château d'Esclignac (IMH), restauré : logis rectangulaire flanqué d'une tour carrée et d'une tour circulaire, deux vastes cours, pont-levis, salles voûtées, douves ; parc, plan d'eau. Ce château a appartenu aux comtes de Preissac et plus récemment aux comtes de La Hitte (sur la route de Fleurance)
  • Ruines de moulins à vent (lieu-dit de l'Armitas).
  • Cimetière : chapelle des comtes de La Hitte et tombes du XIXe siècle.
  • Lavoir ancien (à la sortie du village - route d'Homps).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Famille Solirène ou de Solirène, Jean Joseph Timothée, co-seigneur de Canet, Taÿbosc et Esparbès fut capitoul de Toulouse en 1773. Procureur du Roi pour Monfort et Mauvezin. ;Source : « histoire de Monfort »

Fait divers[modifier | modifier le code]

La tuerie de Monfort (source : Scène de Crime[6])

Cette célèbre affaire criminelle a défrayé la chronique médiatico-judiciaire française à la toute fin des années 1990. Sous les projecteurs des médias jusqu’à son épilogue judiciaire en 2003, elle a fait l’objet d’une enquête du fameux magazine d’investigation Secrets d’actualité produit et diffusé par la chaîne nationale française de télévision « M6 » et dans le magazine Faites entrer l'accusé sur la chaîne de télévision France 2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. B. Cursente, G. Loubès, « Villages Gersois » (Publication de la Chambre d'Agriculture du Gers, 1991)
  2. Banque du blason.
  3. Site de la préfecture - Fiche de Monfort
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  6. La tuerie de Monfort sur le site Scène de Crime

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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