Moncef Belkhayat

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Moncef Belkhayat
Image illustrative de l'article Moncef Belkhayat
Fonctions
Président de la Fondation Mohammed VI des champions sportifs
En fonction depuis le 17 août 2011
Prédécesseur Poste créé
Ministre de la Jeunesse et des Sports
29 juillet 20093 janvier 2012
Monarque Mohammed VI
Premier ministre Abbas El Fassi
Gouvernement Gouvernement El Fassi
Législature VIIIe législature
Prédécesseur Nawal El Moutawakel
Successeur Mohammed Ouzzine
Biographie
Date de naissance 1970
Lieu de naissance Rabat
Nationalité Drapeau du Maroc Maroc
Parti politique Rassemblement national des indépendants
Diplômé de Harvard Business School et l'Institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises

Moncef Belkhayat, né en 1970 à Rabat, est un homme politique et homme d'affaires marocain, ministre de la Jeunesse et des Sports entre 2009 et 2011 dans le gouvernement El Fassi. Il est actuellement président de la Fondation Mohammed VI des champions sportifs.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Moncef Belkhayat est le fils d'un avocat exerçant au barreau de Rabat[1]. Il est scolarisé au lycée Dar Es-Salam[2]. En 1988, il obtient son baccalauréat en sciences expérimentales. Étudiant de l'Institut supérieur de commerce et d'administration des entreprises (ISCAE), il effectue son stage de 3e année chez Industries marocaines modernes (IMM), filiale de Procter & Gamble. La firme l'engage après l'obtention de son diplôme, en 1992[3].

Procter & Gamble[modifier | modifier le code]

De 1992 à 1995, Moncef Belkhayat occupe le poste de responsable marketing au sein du groupe, avant de devenir directeur des ventes régionales en Arabie saoudite de 1996 à 1998 puis directeur développement Afrique et Moyen-Orient de 1998 à 2000. Il se rend aux États-Unis afin de suivre un executive program à la Harvard Business School[3].

Meditelecom[modifier | modifier le code]

Moncef Belkhayat est recruté par l'entreprise Meditelecom en 2000 en tant que Directeur central du pôle commercial. Il participe à la mise en place du réseau de distribution de l'opérateur téléphonique. Nommé vice-président chargé du pôle marketing et commercial en 2005, il investit dans le sponsoring culturel et sportif. Déçu de ne pas se voir offrir la direction générale de l’entreprise, il présente sa démission deux ans plus tard[2],[3].

Finance Com[modifier | modifier le code]

Le banquier Othman Benjelloun lui propose de présider le directoire de la holding Atcom, filiale de Finance Com[1]. Belkhayat est également l'instigateur du réseau d’épiceries Hanouty. Le projet est lancé en 2007 mais durant la première année la firme ne peut ouvrir les 600 enseignes initialement prévues[4].

L'aventure s'achève en automne 2009 avec le démantèlement d'Hanouty Shop[5].

HSS Invest Holding[modifier | modifier le code]

Autres activités[modifier | modifier le code]

En 2006, Moncef Belkhayat intègre Maroc Culture. L'association présidée par Mounir Majidi organise le Festival Mawazine, qui se tient tous les ans à Rabat. Belkhayat occupe le poste de directeur marketing du festival entre 2007 et 2009[2].

Fin 2007, il rejoint le comité directeur du Fath Union Sport (FUS), club omnisports de Rabat[1],[6].

Il est actuellement président de la Fondation Mohammed VI des champions sportifs[3].

Fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Lors du remaniement du 29 juillet 2009, il est nommé ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement El Fassi[2]. Il déclare qu'il était istiqlalien (PI), mais que lorsqu'on lui a proposé d'être ministre, il a accepté de l'être au nom du Rassemblement national des indépendants (RNI)[7]. Il occupe le poste jusqu'à fin 2011.

Il fait l'objet de nombreuses polémiques[8] et est accusé dans la presse de népotisme[9], tant pour l'implication de sa société Dislog dans la distribution des tabacs de British Tobacco[10], que pour le recours à une LDD coûteuse pour sa voiture de fonction[11] ou encore pour avoir attribué un marché public à l'un de ses proches dirigeant de Bull Maroc, toutes affaires donnant lieu à un audit gouvernemental[12].

Polémiques[modifier | modifier le code]

La pertinence de cette section est remise en cause, considérez son contenu avec précaution. En discuter ? (novembre 2012)

Mouvement du 20 février[modifier | modifier le code]

Moncef Belkhayat est à l'origine d'une tornade médiatique[réf. nécessaire] lorsqu'il accuse sur sa page Facebook les jeunes du mouvement de contestation du 20 février d'appartenir au Polisario[13]. La mise à jour supprimée, il finit par se rétracter après de violentes tribunes à son égard dans une note Facebook[14]. Ce dérapage lui a valu d'être la cible préférée des manifestations du mouvement du 20 février, et parfois même dans les stades de foot[15].

Diffamation[modifier | modifier le code]

Moncef Belkhayat accuse, sur Twitter, l'homme d'affaires Karim Tazi d'avoir trafiqué des bouteilles d'eau de javel et que, désormais, celui-ci « crache dans la soupe »[réf. nécessaire]. Karim Tazi s'est fendu d'une tribune[16] où l'homme d'affaires réfute ces accusations.

Dislog et la distribution de tabac[modifier | modifier le code]

En mars 2011, la société Dislog/Communivers, qui compte Moncef Belkhayat comme principal actionnaire, spécialisée dans la logistique et la distribution, obtient une licence de distribution de tabac de l'anglo-americain BAT[17]. La signature de ce contrat suscite la colère de la presse[réf. nécessaire] et des bloggeurs accusant Moncef de manquer d'éthique. D'après ces blogueurs, le ministre explique sur sa page Facebook que Dislog ne prendra en charge que le stockage et la distribution et non la vente de tabac[18].

L'affaire A8 gate[modifier | modifier le code]

Moncef Belkhayat a été accusé de conduire une voiture de luxe, une Audi A8, aux frais du contribuable[19]. Le ministre a répondu à ces critiques en estimant qu'il était parfaitement dans son droit constitutionnel.

La location de cette voiture serait d'un montant trois fois supérieur à son prix d'achat, selon un contrat publié par le blogueur Jankari[réf. nécessaire] et repris par la presse[réf. nécessaire]. Le contrat original n'a jamais été publié par le ministre pour réfuter ces allégations[20][réf. incomplète]. Le ministre a donné plusieurs explications et plusieurs chiffres contradictoires[21].

Moncef Belkhayat a répondu à ces accusations sur sa page Facebook[22] expliquant que tous les ministres disposent de voitures de fonction de location de valeur équivalente. Et pour mettre fin à cette polémique, il utilise depuis sa voiture personnelle pour ses déplacements professionnels et a invité les autres ministres à en faire de même [23].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c I. Harakat, « Né sous le signe du succès », Maroc Hebdo International,‎ 11 septembre 2009
  2. a, b, c et d Mehdi Sekkouri Alaoui, « Moncef Belkhayat. Un ministre dans le vent », Telquel,‎ 26 septembre 2009
  3. a, b, c et d Mohamed El Maâroufi, « Portrait : Moncef Belkhayat, PDG de HSS invest holding », La Vie éco,‎ 15 juin 2012
  4. Julien Félix, « L'enseigne Hanouty contre les épiceries de quartier », Jeune Afrique,‎ 30 juin 2008
  5. Mohamed Bourime, « BMCE Bank se dote d'un numéro deux et FinanceCom se met à l'heure du recentrage », La Vie éco,‎ 5 octobre 2009
  6. Youssef Chmirou, « Moncef Belkhayat : « Majidi est un ami… » », Le Temps,‎ 29 septembre 2009
  7. « Le RNI dans la tourmente », Challenge Hebdo, n° 266, p. 41.
  8. Moncef Belkhayat dénoncé par son successeur pour « irrégularités »
  9. Politique Maroc : Moncef Belkhayat accusé de népotisme
  10. Maroc : les cigarettiers mettent le paquet Jeune Afrique
  11. A8Gate : Détricotage de la réponse de Moncef Belkhayat Yabiladi
  12. Un audit pour confirmer ou infirmer les excès de Belkhayat : L’ex-ministre n’est pas encore sorti de l’auberge de la Jeunesse et des Sports Libération (Maroc)
  13. Voir capture d'écran dans ce billet Je m’appelle Moncef B , j’ai le verbe ordurier et la fonction de ministre.
  14. À propos de la marche du 20 février.
  15. Photo lors d'une rencontre Maroc-Algérie.
  16. Lettre ouverte à Monsieur le Ministre du Dénigrement de la et de la la Marchandisation du Sport.
  17. Moncef Belkhayat investit dans le tabac au Maroc.
  18. Lettre ouverte à Monsieur le chef du gouvernement marocain.
  19. Yabiladi - L'A8gate : Moncef Belkhayat a-t-il loué une Audi A8 à 90 000 DH par mois ?
  20. Ittihad Ichtiraki et Goud.ma.
  21. Les contradictions de l'affaire A8gate.
  22. Mise au point - Campagne diffamatoire menée par Al Ittihad Al Ichtiraki à l’égard de Moncef Belkhayat.
  23. Campagne diffamatoire à propos de la voiture de fonction.