Moncale

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Moncale
U Mucale (co)
Vue du village de Moncale
Vue du village de Moncale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Calvi
Canton Calenzana
Intercommunalité Communauté de communes de Calvi Balagne
Maire
Mandat
Jean Luciani
2014-2020
Code postal 20214
Code commune 2B165
Démographie
Gentilé Moncalais
Mucalacci (co)
Population
municipale
266 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 30′ 38″ N 8° 50′ 10″ E / 42.5105555556, 8.8361111111142° 30′ 38″ Nord 8° 50′ 10″ Est / 42.5105555556, 8.83611111111  
Altitude Min. 79 m – Max. 522 m
Superficie 7,09 km2
Localisation

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Moncale
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Moncale (en corse U Mucale, prononcé [u mu.ˈgaː.lɛ]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse en région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Moncale se trouve en Balagne. Elle est l'une des six communes du canton de Calenzana et l'une des quatorze communes de la Communauté de communes de Calvi Balagne.

Situation[modifier | modifier le code]

Moncale est une petite commune située au sud-est de Calvi et enclavée dans celle de Calenzana.

Son territoire est représenté par une petite plaine ouverte vers l'ouest et enserrée par ailleurs par de courtes chaînes de moyennes montagnes :

  • au Nord, des collines dont le plus haut sommet est U Capu di Piedi Mezzani (331 m - Calenzana) ;
  • à l'Est, d'autres collines dont le sommet qui atteint 408 mètres domine le village.

Entre ces collines, le col de Neraghja (283 m) franchi par la route D51.

  • au Sud, une arête de la chaîne montagneuse qui encercle Calenzana, avec Monte Calzolu (534 m) le plus haut sommet de la commune.
Pont de la Figarella (route D51)

La plaine est arrosée par le ruisseau de Vignale qui va grossir le ruisseau de Pelliciani (Calenzana) peu avant sa confluence avec la Figarella, fleuve côtier qui a son embouchure dans le golfe de Calvi, au lieu-dit a Foce au nord du camping Dolce Vita. Ce torrent, qui descend de la Spasimata, délimite le territoire de la commune sur une partie de son cours, depuis le pont de la Figarella (« à cheval » entre les communes de Calenzana et de Moncale) au sud, jusqu'à la passerelle au Nord.

La plaine et les coteaux qui la bordent à l'est, étaient il n'y a pas encore longtemps, plantés de vignes.

Une particularité réside dans le fait que la commune de Moncale possède en indivision 1/6e du territoire de Calenzana. De ce fait, elle possède une partie de la forêt indivise de Calenzana – Moncale, vaste forêt communale, u Valdu di Bunifatu, qui ne couvre pas même une partie de son territoire.

Habitat[modifier | modifier le code]

Le village construit en terrasses en plein Est de part et d'autre de la route départementale, est entouré d'oliviers dont certains séculaires. Les principaux hameaux sont Terrazzone et Pelliciani, à l'ouest de la commune. Les habitations s'étagent autour de l'église paroissiale ; elles présentent des façades austères avec de rares balcons, crépies et sont couvertes de tuiles rouges.
Il est situé proche d'à peine un kilomètre de celui de Calenzana et à une dizaine de kilomètres de l'aéroport international de Calvi Sainte-Catherine. Proche de Calvi réputé pour la cherté de son foncier, Moncale se développe de nos jours harmonieusement avec de nouvelles villas.

Aux abords du village, généralement sur les hauteurs, des aires aménagées (l'aghja) sont encore visibles ; certaines, dallées, sont en parfait état de conservation. Sur ces sites, nommés a tribbiatoghja (plus spécifiquement : aire de battage) on peut souvent retrouver "u tribbiu", grosse pierre arrondie de granit munie d'un anneau de métal ou creusée d'une gorge, attachée à une chaîne et destinée à battre le grain dans l'aire de battage[1]. Les deux sites de A Tribbiatoghja et de I Teghjali (au sud-est) ont servi jusqu'à une époque récente de carrières pour la finesse de leurs granites. On peut encore y déceler des traces laissées par les coins de bois creusés dans la pierre, parfois en suivant une ligne en demi-cintre. Le bois mouillé, en gonflant faisait éclater la pierre selon la forme et la dimension voulues par le carrier.

Deux réservoirs d'eau alimentent le village, le premier à l'ouest du village, au lieu dit "Petra Santa" le second, au sud-est du village, en bordure du chemin de Moncale à Galéria au lieu dit "I Teghjali".

Accès[modifier | modifier le code]

Moncale est traversée par la D51, une petite route départementale sinueuse qui part de Calenzana pour rejoindre la D81, route reliant Calvi à Ajaccio par le littoral. Aux abords, et dans le village, plusieurs sentiers mûletiers - utilisés comme tels jusqu'au début des années soixante - sont en cours de réhabilitation. Certains, balisés, comme la Boucle de Santa Lucia, ont vocation de sentier de découverte. On citera, entre autres, le chemin de Moncale à Calvi, le chemin de Moncale à Galéria.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Calenzana Calenzana Calenzana Rose des vents
Calenzana N Calenzana
O    Moncale    E
S
Calenzana Calenzana Calenzana

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Au moins un site de Moncale est reconnu dater du Néolithique. Près du Lucu (le bois sacré) un rocher "A Rocca Pagana" porte des traces de cupules votives.

Antiquité[modifier | modifier le code]

À l'est du village, U Curralinu, le quartier des Corroyeurs, atteste de la présence d'ateliers où étaient fabriquées les loricæ, armures de cuir, destinées à la garnison romaine de Calensani. À l'ouest, la plaine de Pelliciani a conservé dans son nom l'origine des peaux utilisées par les artisans du cuir.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pieve d'Olmia.

L'existence de Moncale (il Mocale) est attestée depuis 1303. Dans les archives de la Congrégation des Religieuses de l'Assunta de Moncale, il est retrouvé trace d'une demande faite par les religieux Franciscains auprès de Boniface IX, qui obtinrent de Rome l'indulgence plénière du Saint Rosaire "in articulo mortis" pour toutes les Sœurs de cette congrégation.

Au moment de la formation de la pieve d'Ulmia ou Olmia, vers 1330, sous l'administration du sgiò Pietro, un certain nombre de villages se sont unis pour former le village de Calenzana (Calensani), d'autres ont constitué le village de Mocale : U Campusiligu, E Scupuline, E Crucichje et E Cuntee. Toutefois, en raison de dissensions politiques, Mocale s'est séparé pour un temps d'Olmia pour se placer en vassalité du Comte de Pino, Guido di Savello, de Curbaia, lui-même feudataire des Cinarchesi. La limite qui séparait la Balagne "di quà" de la Balagne "di là" était située au gué de la Mòrta, sur les terres du signor Gianbattista Marini de Calenzana. S'y trouvaient une bâtisse où se réunissaient les chefs des populations des deux Balagnes pour discuter d'affaires communes et un tribunal commun, ainsi qu'il ressort de vieilles cédules d'huissiers.

La Balagne "di là", de Moncale à U Sià, comptait une quarantaine de villages. Quatre ponts permettaient d'accéder à la Balagne "di là" : deux situés à E Foghje, un à Sant Antonio et le dernier à A Porta Vechja.

Les trois familles fondatrices de Moncale sont : la famille Maraninchi, vraisemblablement originaire de la Marana, à l'embouchure de la Figarella, dont la demeure comtale, A Cuntea, se dressait sur les hauteurs du village actuel. Le "château" - qui ne devait être qu'une grosse bâtisse - a disparu ; les pierres ont dû servir à l'édification des maisons du village. Mais on peut encore voir sur le piton rocheux une pierre de seuil et une citerne creusée dans le sol ; la famille Dary (ou Darj ou Darii) qui occupait une crête plus à l'est, E Scupuline, sous les contreforts du Capu à e Vache, faisant face au château des Maraninchi ; et la famille Alfonsi sur les hauteurs de E Crucichje, en contrebas de E Scupuline.

Les archives de la famille Dary mentionnent que Moncale fut érigée en paroisse (église de Santa Margarita) et en commune distincte de Calenzana, en 1367 sous le prêtre Dario Dary. La première chapelle de Moncale, Santa Margarita, surplombant la plaine de Novale, était située à proximité des derniers lacets menant au col de Neraghja. Une seconde église, placée sous le vocable de San Tumà, a été érigée non loin de l'actuel "ancien" cimetière. Le col, A Bocca di a Neraghja (littéralement le col de la noirceur) trouve son origine dans le fait qu'en arrivant de la plaine de la Paratella, lumineuse, largement ouverte sur la baie de Calvi, on aborde le village de Moncale en débouchant sur la plaine de Calenzana, obscure, enfermée dans le cirque montagneux du Montemaiò et du Montegrossu.

"U Mucale" est la proconciation corse du toscan il Mocale[2].

Au XVIe siècle, la pieve d'Olmia comptait environ 1 250 habitants vers 1520. Les lieux habités étaient Calensani et Mucale. Calinzana constituait la principale agglomération de la piève d'Olmia, devant son nom à un culte antique pour l'orme, arbre alors sacré[3].

Les temps modernes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pieve de Pino.

Au début du XVIIIe siècle, l’abbé Francesco Maria Accinelli relatait que la pieve di Pino qui comprenait : Moccale (249 hab.), Calenzana (1 615 hab.) et Monte Maggiore (552 hab.), était dans la juridiction de Calvi[4]. Un "dénombrement" entrepris par Choiseul en 1769 mentionne que le village de Mochalo compte 283 habitants et 728 chèvres. Après la capitulation de la Balagne devant les troupes françaises en mai 1769, le Comte de Vaux ordonne la destruction des villages insoumis. Moncale est ravagé et brûlé. En juin 1774, Moncale qui s'est reconstruit, refuse toujours de se soumettre. Le village est une nouvelle fois saccagé puis brûlé en représailles par les troupes du général Sionville. Celui-ci commettra d'autres exactions en Corse notamment dans le Niolu (« Histoire des pendus du Niolu »). (voir aux Archives de la Corse, la série C 118, 120 pièces). Avec la Révolution, la pieve de Monte Grosso à laquelle appartenait Moncale, devient par décret de la Convention du 1er juillet 1793, le canton de Calenzana faisant partie du département du Golo.

Dans la nuit du 20 au 21 octobre 1869, une violente tempête a ravagé le village. Des ruisseaux transformés en torrents ont emporté cultures, maisons, et troupeaux.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1954, Moncale formera le canton de Calenzana avec les communes de Calenzana, Zilia, Manso, Galeria, Cassano, Montemaggiore et Lunghignano.

Epargnée par le terrible incendie de Calenzana en 2005, la commune a conservé ses oliviers.

En 2010, Moncale a été l'une des premières communes à se doter d'un columbarium.

En mai 2012, le Conseil Municipal a adopté un blason aux armes de Moncale : "d'azur à la fasce ondée d’argent, au château crénelé, maçonné de sable, ajouré et ouvert du champ, à trois besants d’or en pointe. L'écu timbré d'une couronne comtale est soutenu à dextre par un rameau de chêne et à sénestre par un rameau d'olivier, et la devise «Nemo me necat»"[5]

Économie[modifier | modifier le code]

La vigne a complètement disparu du paysage. La culture des oliviers qui produit une huile de qualité, le miel de maquis et le pastoralisme constituent l'essentiel de la petite économie locale. Le fromage produit est du type Calinzanincu.

Depuis 2011, la commune de Moncale a confié à la société Héliocorse2 l'exploitation d'une ferme photovoltaïque de 7 hectares.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Rien avant 12 Vendémiaire an IX (4 octobre 1800)        
Vendémiaire an IX (octobre 1800) 1814 Luigi Maraninchi    
1814 1818 Gian-Battista Darj    
1818 1818 Gian-Tomaso Bianconi    
1819 1830 Pietro Maraninchi    
1830 1836 Luigi Maraninchi    
1836 1839 Luigi Dary    
1839 1840 Ghilfuccio Maraninchi    
1841 1862 Giuseppe-Maria Maraninchi    
1862 1870 Pierre-Jean Maraninchi    
1870 1871 Dominique Alfonsi    
1871 1871 Martin Olivieri    
1871 1904 Pierre-Jean Maraninchi    
1904 1912 Jean-Baptiste Ambrosini    
1912 1919 Don-Joseph Orsini    
1919 1935 Auguste Maraninchi    
1935 1937 Xavier Massoni    
1938 1943 Martin Napoleoni    
1943 dcd 13 février 1946 Auguste Maraninchi    
1946 1976 Jean-Étienne Alberti    
1976 1983 François Acquaviva    
1983 2001 Michel Albertini († juin 2011) RPR Maire Honoraire en 2001
2001 . Jean Luciani Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 266 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
349 386 339 357 385 418 432 419 421
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
433 405 398 381 446 465 507 555 509
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
519 529 504 502 504 465 408 214 190
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
131 162 176 170 201 229 227 256 266
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Sites et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Roch (San Roccu) a été bâtie au XVIIe siècle et érigée en église paroissiale en 1686 en remplacement de l'église San Tumà. La petite église restaurée est située au cœur du village. Le clocher en est séparé. L'intérieur a été "restauré" en pierres apparentes. Statuaire variée dont une statue en bois d'une Vierge à l'Enfant et une statue en marbre du XVIIe siècle de Saint Nicolas de Bari, inscrite à l'inventaire des objets mobiliers au titre des monuments historiques par arrêté n° 04/1461 du 14 décembre 2004. Cette statue proviendrait d'une église située dans le Marzulinu et détruite lors de la guerre entre l'Office de Saint-Georges et le Comte de Cinarca, Jean-Paul de Leca ou au cours d'incursions barbaresque. Points à vérifier.

La restauration de l'église a été achevée en 2011 par la pose de vitraux : une Immaculée Conception sur la façade principale, San Roccu sur la façade arrière, au-dessus de l'autel, et quatre vitraux ornés de symboles religieux sur les deux façades latérales. Les crépis des façades extérieures ont également été remis à neuf dans les tons d'origine. La restauration de l'église a été complétée par la remise en état de l'entrée Est et de son perron, puis par le pavage en granit et la restauration d'une rambarde de l'entrée principale.

Forêt de Bonifatu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt de Bonifatu.

Quoique se trouvant sur le territoire de la commune de Calenzana, la forêt territoriale de Bonifatu se situe au sud de la commune de Moncale. Elle couvre le remarquable cirque de Bonifatu tout proche.

Galerie[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • José Alberti (chanoine -) (U Mucale 1911 - Calinzana 1992). Petit neveu du moine franciscain, vénérable Bernardin Alberti (1591-1653). Il a découvert le sarcophage de Sainte Restitude et d'autres martyrs (1951). Auteur en 1986 d'un ouvrage "OLMIA (Calenzana) et ses MARTYRS.
  • Tommaso Alfonsi (U Mucale 21 août 1863 - Bologna 3 janvier 1947). Dominicain. Quitte le Couvent de Corbara en 1883. Exerce en 1896, comme Professeur de Théologie au Couvent Patriarcal de San Domenico de Bologna ; 1897 Prieur du Couvent de Ferrara. Poète de langue italienne sous le pseudonyme de U Babbuziu. Auteur de poèmes "Fiori di Mucchiu" (Raffaello Giusti editore Livorno 1931) et d’un lexique Il dialetto còrso nella parlata balanina (1932). Il nie l'existence d'une langue corse : " Al dialetto còrso manca poco per esser lingua italiana ; ma quel poco che gli manca basta a farlo qualificare dialetto."
  • Simon-Jean Luciani (U Mucale 1879(?)-1938). Médecin. Poète, écrivain de langue corse avec le pseudonyme de Simonu di li Lecci.
  • Michel Orsini (U Mucale 1925 - Calinzana 1978). Docteur en droit canonique avec sa thèse "Corse, Terre vaticane" (1975).

Moncale compte également nombre d'universitaires, écrivains, poètes, chanteurs et jouteurs de "chjame è risponde".

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. INFCOR Banque de données de la langue corse
  2. Le mot Moca (que l'on retrouve dans le lieu dit Moca-Croce - prononcer Maga-Grodje) signifie lentille en italien, du latin muca (lentille, tache). Ce muca, à différencier du musca la mouche insecte, a donné en français le mot "mouche" désignant la lentille de satin noir dont se paraient les Précieuses au XVIII-e siècle ou la petite touffe de barbe sous la lèvre inférieure. Le suffixe "ale" est employé pour désigner un lieu : vignale, planté de vignes - acquale, où il y a de l'eau - fiuminale, bord de rivière. Le son toscan du o de il Mocale est transcrit par la phonétique "ɔ" qui correspond au o ouvert de porte, robe, corse, ou mort, différencié du son "o" fermé de photo, mot ou veau. Lors de la prise de possession de la Corse par les Français, ce son issu de la langue italienne, officielle, n'a pas pu être traduit par un son équivalent français et s'est transformé de manière relativement récente en "ɔ̃" transcrit par le son "on" nasalisé. Des erreurs de transcription de ce type, purement orales, sont nombreuses ; citons la transformation du mot et nom propre Giudicelli - en corse Ghjudicelli, prononcer Dioudidjelli, juges locaux - en Guidicelli, transcription française construite de façon erronée sur la racine "guide"
  3. ADECEC Corse - Éléments pour un dictionnaire des noms propres
  4. Francesco-Maria ACCINELLI in L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974
  5. Le fond bleu figure la Méditerranée et la couleur symbolique de la Vierge Marie, Reine de la Corse. La fasce ondulée représente le fleuve Figarella. Le château rappelle la demeure seigneuriale surplombant le village. Les trois besants (disques) d'or nomment à la fois le village, de Moca, Muca, lentille et les trois familles fondatrices : Dary, Alfonsi et Maraninchi dont la couronne comtale évoque le nom du point culminant, A Cuntea. Les rameaux de chêne et d'olivier font référence aux bois entourant le village et symbolisent l'un la Force, l'autre la Paix. La devise (personne ne m'abat) résume l'histoire de Moncale, qui n'a jamais cédé. Le blason prend en compte les prescriptions de la circulaire du Ministère de la Culture AD 2001-2 du 12 juillet 2001. En lieu et place de l'habituelle couronne murale, la couronne comtale qui timbre l'écu n'est pas une marque nobiliaire. Au même titre que la couronne qui timbre l'écu de la ville de Nice, elle rappelle le Comté.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]