Monastère de Hilandar

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Monastère de Hilandar
Image illustrative de l'article Monastère de Hilandar
monastère de Hilandar
Présentation
Culte orthodoxe serbe
Type Monastère
Début de la construction 1198
Géographie
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
République autonome Mont Athos
Coordonnées 40° 20′ 27″ N 24° 07′ 16″ E / 40.3408528, 24.12121340° 20′ 27″ Nord 24° 07′ 16″ Est / 40.3408528, 24.121213  

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Monastère de Hilandar

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Monastère de Hilandar

Le monastère de Hilandar ou Chilandari ou Chilandar (en serbe : Hilandar / Хиландар, en grec :Μονή Χιλανδαρίου) est un des vingt monastères orthodoxes de la République monastique du Mont Athos, et à ce titre, bien que de langue serbe, il relève de la juridiction du Patriarcat de Constantinople.

Il est situé au nord-est de la péninsule.

Il occupe la 4e place dans le classement hiérarchique.

Il est dédié à la Très Sainte Mère de Dieu qui est tenue comme le seul higoumène du monastère, fête votive la Présentation de la Vierge le 21 novembre (4 déc.).

En 1990, il comptait 46 moines serbes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monastère a été fondé à la toute fin du XIIe siècle, en 1198 par le roi serbe Stefan Nemanja (devenu Saint Siméon) et son fils Rastko Nemanjic (devenu Saint Sava).

En raison du fait que ses fondateurs soient serbes et que tous les moines étaient d'origine serbe, il est aussi appelé « Le monastère serbe ». Aujourd'hui, Hilandar constitue l'un des plus grands sanctuaires religieux mais aussi culturel pour le peuple serbe.

Deux chartes médiévales royales bulgares, la charte Virgino et la charte Oryahov, ont été trouvés dans la bibliothèque du monastère.

Monastère gouverné par le second[modifier | modifier le code]

La légende fait référence au fait que le monastère de Hilandar n'a pas d'higoumène. On raconte qu'une année, les moines ne parvinrent pas a élire le nouvel higoumène du monastère. Un matin, à leur réveil, ils trouvèrent l'icône de la Toute Sainte sur le siège de l'higoumène. Les moines la replacèrent à sa place habituelle. Mais le lendemain, elle était de nouveau sur le siège higouménal. Les moines, une fois encore, la remirent à sa place. La troisième nuit, le moine le plus haut dans la hiérarchie reçut la visite de la Mère de Dieu elle-même qui lui dit « Je suis l'higoumène du monastère ». Depuis ce jour, on n'élit plus d'higoumène au monastère de Hilandar, et c'est le second père qui le dirige.

Énergie[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, le gouvernement grec a offert l'installation du réseau électrique à tous les monastères du mont Athos. Le Saint-Conseil du Mont Athos a refusé, et, depuis lors, chaque monastère génère sa propre énergie, le plus souvent à partir de sources d'énergie renouvelables. La République monastique du Mont Athos est le seul État au monde à être à 100 % autonome de toute ressource fossile. L'électrification du monastère de Hilandar a eu lieu pendant les années 1980.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2004 le 4 mars, un incendie accidentel a endommagé de manière significative le monastère, détruisant environ 40-50 % de sa surface au sol. Il a depuis été presque totalement réhabilité grâce notamment au soutien de fonds venus de Serbie.

En août 2012, un puissant[1] incendie ravage le Nord du mont Athos, menaçant la ville d'Ouranopoli ainsi que le monastère. Le ministre de la culture de Serbie demande alors au ministère de l'intérieur serbe l'envoi de pompiers serbes pour défendre le monastère[2],[3]. Le dimanche 12 août, alors que l'incendie se trouve à moins de 1 000 m du monastère, il se met à pleuvoir après des semaines de canicule[4],[5]. L'intervention conjuguée des pompiers et de la pluie sauve le monastère[6],[7].

Patrimoine artistique[modifier | modifier le code]

Le monastère possède dans ses murs, comme tous les monastères du mont Athos, des livres et des icônes magnifiques. Comme par exemple l'icône de La Mère de Dieu aux trois mains, qui a trouvé refuge dans ses murs après la conquête turque de la Serbie en 1459.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]