Mona Lisait

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Mona Lisait

Création 1987
Disparition 16 octobre 2013
Fondateurs René Baudouin
Forme juridique SAS (société par actions simplifiée)
Slogan livres neufs à prix réduit
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Activité librairie
Produits beaux livres
Site web monalisait.fr

Mona Lisait était une chaîne française de librairies vendant des livres neufs à prix réduit, des ouvrages de soldes rares et d'occasion. Créée en 1987, elle comptait douze boutiques, neuf situées à Paris, une à Toulon, une à Toulouse, une à Vélizy-Villacoublay, au moment de sa liquidation judiciaire prononcée par le Tribunal de commerce de Paris le 16 octobre 2013.

Depuis la liquidation, le magasin du faubourg Saint-Antoine, indépendant juridiquement de la chaîne, continue son activité ; il a récupéré l'appellation commerciale de la société.

Histoire[modifier | modifier le code]

Mona Lisait est fondée par René Baudouin, décrit comme « un franc-tireur [...] en marge, curieux »[1]. L'entreprise achète auprès des éditeurs ou de grossistes divers ouvrages invendus à bas prix, quelques années après leur parution, afin de les revendre à moindre coût[2]. Le nom de l'entreprise fait référence à La Joconde - la spécialité des librairies Mona Lisait étant principalement de proposer des livres d'art -, ce qui constitue, en outre, un argument commercial efficace, notamment auprès des touristes étrangers à Paris[3].

La première boutique est située boulevard Bonne-Nouvelle à Paris en France[4]. En avril 2010, une dixième boutique est ouverte rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris[4].

En septembre 2012, les stocks de l'entreprise, situés dans l'entrepôt de Gagny en Île-de-France, sont détruits par un incendie. Les pertes s'élèvent à environ deux millions d'euros[5].

La chaîne de librairies appartient à la société Boulevard du Jean, détenue, notamment, par un actionnariat familial. Malgré son modèle économique unique dans le paysage de la librairie, et une clientèle fidèle, elle connaît d'importantes difficultés financières fin 2012 et est placée en redressement judiciaire en mars 2013. Ses difficultés sont attribuées à la crise subie par la filière du livre, à une gestion chaotique de l'entreprise[6] et au développement du commerce de livres sur internet.

Yannick Burtin, propriétaire de la librairie Le Merle moqueur, est candidat, tardivement, à la reprise de Mona Lisait. Son plan de continuation, présenté en septembre 2013, prévoit le maintien de la chaîne mais une réduction de 30 % de la masse salariale. Les salariés acceptent à une faible majorité le plan, à condition qu'une négociation collective soit organisée. Yannick Burtin refuse catégoriquement cette demande et retire sa proposition. David Lacombe, collaborateur commercial de l'administrateur judiciaire, Me Charles Gorins, attribue la responsabilité de cet échec à « l'intervention inopportune, déplacée et disproportionnée de la CGT »[6]. Suite au prononcé de la liquidation judiciaire sans maintien d'activité, le 16 octobre 2013, les librairies Mona Lisait baissent définitivement leur rideau.

Nombreuses furent les réactions d'internautes attristées. Un article, « Le sourire perdu de Mona Lisait », sur un blog abonné du journal Le Monde en témoigne[7].

Points de vente[modifier | modifier le code]

Au moment de sa fermeture en octobre 2013, l’entreprise compte onze boutiques, parmi lesquelles :

Reprise des magasins[modifier | modifier le code]

  • Le magasin du faubourg Saint-Antoine, dirigé par David Peyre, non concerné par la liquidation judiciaire, n'a pas fermé et continue son activité. C'est cette librairie qui a repris la gestion du site de la société[10] et qui a récupéré l'appellation commerciale.
  • Les magasins des Halles et des Grands Boulevards, ont été repris début 2014 pour le bouquiniste du boulevard Saint-Michel Boulinier[11].
  • Le magasin de la rue Saint-Martin a été repris par Yannick Burtin, directeur des librairies Le Merle Moqueur.
  • Le magasin de la rue Jussieu a été repris par un autre libraire.
  • Le magasin de la rue de Bazeilles (5e arrondissement) a été repris par la société Cfeerik et s'appelle désormais Première Page.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Bon petit soldeur », Libération, 16 juin 2006.
  2. « Théâtres, concerts, expos, livres... », Le Point, 10 avril 2008.
  3. a et b « Les accros de Mona Lisa », Le Point, 25 mai 1996.
  4. a, b, c et d « Occases en or à la dizaine », Télérama, 17 avril 2010.
  5. « C’est un coup très dur », Le Parisien, 4 septembre 2012.
  6. a et b « Comment les librairies Mona Lisait ont été placées en liquidation judiciaire », Challenges, 23 octobre 2013.
  7. « Le sourire perdu de Mona Lisait ».
  8. a, b, c, d, e et f Points de vente tels qu'ils figuraient sur la page consultée le 5 novembre 2013.
  9. « Le Marais vous dévoile ses secrets », Le Parisien, 9 juin 2012.
  10. Site de la librairie du faubourg Saint-Antoine.
  11. Mona Lisait : cinq magasins repris, livreshebdo.fr, Cécile Charonnat, 13 décembre 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]