Mon petit doigt m'a dit (roman)

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne le roman policier d'Agatha Christie. Pour le film de Pascal Thomas, voir Mon petit doigt m'a dit.
Mon petit doigt m'a dit
Auteur Agatha Christie
Genre Roman policier
Version originale
Titre original By the Pricking of My Thumbs
Éditeur original Collins Crime Club
Langue originale Anglais britannique
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 1968
Version française
Traducteur Claire Durivaux
Lieu de parution Paris
Éditeur Librairie des Champs-Élysées
Collection Le Masque no 1115
Date de parution 1970
Nombre de pages 255 p.
Série Tommy et Tuppence
Chronologie
Précédent N ou M ? Le Cheval à bascule Suivant

Mon petit doigt m'a dit (titre original : By the Pricking of My Thumbs) est un roman policier d'Agatha Christie, publié en 1968. C'est le quatrième et avant-dernier volet de la série mettant en scène Tommy et Tuppence Beresford apparus pour la première fois en 1922.

Résumé[modifier | modifier le code]

Thomas dit « Tommy » Beresford et son épouse Prudence Cowley dite « Tuppence », venus rendre visite dans sa maison de retraite à leur vieille tante Ada, y apprennent la récente et mystérieuse disparition d'une certaine Mrs Lancaster. Tuppence, qui avait eu l'occasion d'échanger quelques paroles avec cette vieille dame visiblement prise d'une obsession morbide, se met en tête de la retrouver, craignant qu'il ait pu lui arriver malheur parce qu'elle était détentrice d'un lourd secret...

Dans la chambre de Mrs Lanscaster, elle découvre un tableau représentant une maison. Profitant de l'absence de Tommy, elle se rend en train vers la maison.

Le titre du roman[modifier | modifier le code]

Le titre anglais du roman est directement tiré d'une réplique de la deuxième sorcière du Macbeth de William Shakespeare (acte IV, scène 1) :

anglais français

By the pricking of my thumbs,
Something wicked this way comes.
Open, locks,
Whoever knocks!

D'après la démangeaison de mes pouces,
il vient par ici quelque maudit.
Ouvrez-vous, verrous,
qui que ce soit qui frappe.

Le picotement dans un doigt était vu, parmi d'autres symptômes physiques, comme un avertissement de l'existence du mal.

Commentaire[modifier | modifier le code]

Ce roman est l'une des trois œuvres, avec Le Cheval pâle (1961) et La Dernière Énigme (publié en 1976, mais écrit au début des années 1940), dans lesquelles la romancière fait intervenir dans l'intrigue une scène montrant une vieille dame aux cheveux blancs, en train de boire un verre de lait, qui interroge un visiteur pour savoir si c'est « [son] pauvre enfant qui est enterré derrière la cheminée ». Deux connaisseurs du monde « christien » ont émis l'hypothèse que la romancière pourrait avoir été fortement marquée, durant son enfance, par le voisinage d'un asile d'aliénés à proximité immédiate d'Ashfield, le domaine que la romancière et ses parents occupaient à Torquay et que, peut-être, elle aurait pu à cette époque rencontrer une vieille dame correspondant au portrait qu'elle en a fait à trois reprises[1].

Éditions[modifier | modifier le code]

  • By the Pricking of My Thumbs, Collins, coll. « Crime Club », Londres, 1968
  • By the Pricking of My Thumbs, Dodd Mead, New York, 1968
  • Mon petit doigt m'a dit (traduction de Claire Duviraux), coll. « Le Masque » no 1115, Librairie des Champs-Élysées, Paris, 1970
  • Mon petit doigt m'a dit dans Les Intégrales – Agatha Christie, tome 12 : Les années 1965-1970 (traduction de Janine Lévy), Librairie des Champs-Élysées, Paris, 1999 (ISBN 2-7024-2497-X)

Adaptations[modifier | modifier le code]

Au cinéma[modifier | modifier le code]

Le roman a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 2005, réalisée par Pascal Thomas avec André Dussollier et Catherine Frot dans les rôles des époux Beresford. Les scénaristes ont changé le prénom de Tommy en Bélisaire et, pour celui de Tuppence, ont recouru à son vrai prénom, le diminutif anglais « Tuppence » n'ayant pas de signification en français.

À la télévision[modifier | modifier le code]

La société de production britannique ITV, maître d'œuvre de la seconde série télévisée Miss Marple depuis 2004, a fait le choix d'intégrer cette histoire en 2006 dans la suite des enquêtes menées par Miss Marple (interprétée par Geraldine McEwan).

La présence de Miss Marple aux côtés de Tommy et Tuppence dans le scénario est justifiée par l'amitié qu'elle éprouve pour une pensionnaire de la maison de retraite où vit Ada Beresford, tante de Tommy, et sur sa rencontre inopinée avec Tuppence, au moment de la conversation avec Mrs Lancaster.

Cette adaptation, intitulée Mon petit doigt m'a dit, présente de nombreuses différences par rapport à l'intrigue imaginée par Agatha Christie comme toutes celles de la série.

Autres apparitions de Tommy et Tuppence Beresford[modifier | modifier le code]

Agatha Christie a mis en scène ses deux héros, dans quatre autres romans ou recueil de nouvelles :

  1. Mr Brown (The Secret Adversary, 1922), autre roman teinté d'espionnage
  2. Le crime est notre affaire (Partners in Crime, 1929), dont la forme s'apparente plus à celle d'un recueil de nouvelles quoiqu'il existe un fil conducteur dans les intrigues successives ;
  3. N. ou M. ? (N or M?, 1941) ;
  4. Le Cheval à bascule (Postern of Fate, 1973).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Cette triple occurrence – on pourrait dire cette image rémanente — a suggéré à Dennis Sanders et Len Lavallo une hypothèse intéressante. Ils rappellent qu’Ashfield, la maison d'enfance d'Agatha Christie à Torquay, jouxtait un home pour malades mentaux et qu'à plusieurs reprises les hôtes de cet asile sont venus s'ébattre dans la propriété des Christie, provoquant « quelques incidents déplaisants. » Postface (non signée) de Mon petit doigt m'a dit dans Les Intégrales – Agatha Christie, tome 12 : Les années 1965-1970, op. cit. p. 864.