Molva molva

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La lingue franche (Molva molva) est une espèce de poissons marin de la famille des Lotidae, pêché et commercialisée depuis quelques décennies.

Ce grand poisson peut être parfois pêché à faible profondeur, mais sa biologie et son écologie sont encore très mal connues.
C'est l'une des nombreuses espèces de poissons que l'on pêche de manière plus intensive, au chalut surtout, depuis la fin des années 1970, le plus souvent sur les zones où les reproducteurs se rassemblent pour la ponte.

Ce poisson peut être confondu avec d'autres espèces proches comme la lingue bleue[1] ou la lingue espagnole.

Dénomination[modifier | modifier le code]

La lingue franche est parfois dite grande lingue et improprement nommée « Julienne » (qui est normalement l'un des noms de la lingue bleue).
Elle a également porté divers noms scientifiques[2] ;

  • Gadus molva ;
  • Gadus raptor ;
  • Molva vulgaris ;
  • Molva linnei ;
  • Lota mola.

Description[modifier | modifier le code]

  • Corps allongé, en forme de lame épaisse, ocre à brunâtre sur le dessus, blanc sur le dessous ;
  • grand barbillon sous le menton ;
  • taille : au moins jusqu'à 2 m de long (mais généralement autour de 1,50 m pour les grands adultes pêchés) ;
  • reproduction de mars à juillet.

Habitat et répartition géographique[modifier | modifier le code]

Répartition connue

Son habitat est mal connu, mais ce poisson est régulièrement pêché dans les chaluts démersaux en Méditerranée et Atlantique jusqu'en zone subtropicale à d'assez grandes profondeurs. Il a été trouvé de 15 à 600 m de fond.
Les scientifiques ne disposent néanmoins pas de données suffisantes pour préciser l’extension géographique de cette espèce et donc pour évaluer l'étendu du stock de ce poisson.

Pêche[modifier | modifier le code]

La lingue franche a commencé à être significativement pêchée et commercialisée dans les années 1960, avec l'apparition de pêches profondes.

État des populations, pressions et menaces[modifier | modifier le code]

L'âge des populations de lingues est très difficile à établir. En évaluer l'état des stocks halieutiques sur la base de la pyramide des âges des populations trouvées est donc encore impossible. Ce poisson est considéré par tous les experts (Ifremer, CIEM...) comme vulnérable à très vulnérable à la surexploitation par surpêche. Ses populations sont jugées peu résilientes, pour plusieurs raisons dont :

Mesures de protection[modifier | modifier le code]

Aucune mesure ne semble envisagée à ce jour. En 2008, quelle que soit la zone où elle était exploitée, l'espèce ne bénéficiait ni d'une quelconque protection ni d'objectif de gestion spécifique. Selon l'Ifremer, les experts estimaient en 2006 qu'il fallait - pour une espèce proche, la lingue bleue - stopper la pêche la ciblant, et quand c'est une prise accessoire, imposer des fermetures temporaires (saisonnières) de pêche de manière à reconstituer ses populations.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Espèces apparentées[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir page 17 sur 23 de l'évaluation 2008 de l'ICES (ICES Advice 2008, Book 9)
  2. page de JC poiret (avec liste de synonymes)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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