Molpré

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Molpré
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Nozeroy
Intercommunalité Communauté de communes du Plateau de Nozeroy
Maire
Mandat
Jean-Marie Chauvin
2014-2020
Code postal 39250
Code commune 39340
Démographie
Population
municipale
22 hab. (2011)
Densité 8,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 47′ 18″ N 6° 04′ 06″ E / 46.7883, 6.0683 ()46° 47′ 18″ Nord 6° 04′ 06″ Est / 46.7883, 6.0683 ()  
Altitude Min. 739 m – Max. 879 m
Superficie 2,73 km2
Localisation

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Molpré est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté. Elle fait partie de la Communauté de communes du Plateau de Nozeroy.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Censeau Rose des vents
Mièges N Communailles-en-Montagne
Mignovillard
O    Molpré    E
S
Nozeroy Longcochon

Histoire[modifier | modifier le code]

La maison de Molpré (Molli-Prato) tirait son nom et son origine du village de Mauprel situé dans le bailliage de Salins-les-Bains près de Nozeroy[1].

Les armes de la maison de Molpré étaient : d'or à trois bandes de gueules[1].

Le plus ancien membre connu est Pierre de Molpré, chevalier. En 1184 il était nommé comme témoin d'un accord entre Roger de Monnet et les religieux de Balerne ainsi que des donations faite à ces mêmes religieux par le comte Guillaume IV de Mâcon. Hugues de Molpré, en 1191 était présent lors du don des terres de Villeneuve à l'église Saint-Étienne de Besançon par Othon Ier de Bourgogne. Pierre de Molpré, fils d'Hugues, était chevalier. Il cédait en 1209, avec le consentement de sa femme Élisabeth, tout ce qui dépendait de la tour de Poligny (appelée tour de Savaric de Saint-Germain) à Gauthier, abbé de Balerne. Hugues de Molpré, ainsi que ses frères Pierre et Henry, engagèrent ce qu'ils avaient des dîmes d'Arc à l'abbaye de Goailles, Pierre donnait des héritages situés à Frasne et Villette à celle de Sainte-Marie. En 1280, 1286 et 1287 Othon IV de Bourgogne acquérait les dîmes de Poligny de Vuillemin, Poncet et Henry de Molpré, tous trois chevaliers. Un autre Pierre de Molpré, en 1261, faisait hommage à Jean Ier de Chalon, comte de Bourgogne, de ce que Vuillaume, fils de Perron de Molpré, Point et Henry, fils de Raoul de Molpré, chevalier, possédaient dans la mouvance du Val de Miège. Ce même Pierre avait deux fils, Frery et Guillaume, ce dernier était prêtre et vendait en 1289 à Jean Ier de Chalon-Arlay les sujets qu'il possédait au Val de Miège. Frery était lui sire de Molpré. Ce dernier épousait Nicole de Vaugrenans de qui il eut Jeannette et Jacquette. Perrin de Molpré prêtait hommage à Odon de Poligny en 1295 tandis que Gérard, écuyer, recevait celui d'Henry dit Chambrier, en 1300. En 1313 un Perrin de Molpré, écuyer, était mentionné dans un titre de l'abbaye de Baume. En 1339 ce sont Vauthier et Renaud de Molpré qui étaient désignés comme exécuteurs testamentaires de Gérard de Viller-Sorêne. Au début du XIVe siècle Vuillaume de Molpré, dit Molprelet, épousait Clémence de Villers-Farlay. Ils eurent Jean, dit Molprelet, qui faisait son testament en 1340 en demandant à être inhumé dans l'église du monastère de Mont-Sainte-Marie, il avait épousé Guillemette dont il eut Huguette de Molpré. En 1373 et 1385 Jean de Molpré était abbé de Baume[1].

Huguenin de Molpré, damoiseau. Il épousait Guillemette d'Aresches, fille de Gérard d'Aresches chevalier. Il reprenait en fief en 1282, de Jean Ier de Chalon-Arlay, la maison-forte de Dornon. Il a[1] :

  • Guillaume qui suit,
  • Renaude, nommée dans le testament d'Alix, veuve de Roland Bauduin de Salins en 1349.

Guillaume de Molpré, damoiseau. Il demeurait à Arbois. Il épousait Jeannette de Thoraise dont il eut Pierre mort jeune puis en seconde noce Guillemette de Gomans de qui il a Perrin qui suit[1].

Perrin de Molpré, écuyer. Nommé dans plusieurs héritages en 1407. Il épousait le 7 mai 1398 Jeanne, fille de Jean de Montmorot, de qui il a Pierre qui suit[1].

Pierre de Molpré, écuyer. Il avait pour curateur en 1410 Jean de Montaigu, son oncle. En 1425 il donnait le dénombrement de ce qu'il tenait en fief de Jean de Vienne, seigneur de Pagny. Il avait épousé en 1421 Pernette, fille d'Aymard Potier de Desnens, de qui il a Anne qui suit[1].

Anne de Molpré. Mariée le 13 juin 1440 à Pierre Alemand de Conliège, écuyer. Celui-ci relevait le nom de Molpré et écartelait ses armes (de gueules à trois aigles d'or) avec celle-ci. Pierre Alemand transmettait le fief de Molpré dans sa famille jusqu'au XVIe siècle, à cette époque elle devait passer dans la maison de Crosey puis dans celle de Moustier[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

blason

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules au chevron d'argent chargé de trois trèfles de sinople, soutenu d'un croissant d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Marie Chauvin[2]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 22 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1846 1851 1856 1861 1866 1872
154 111 123 172 183 165 174 150 138
1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921
141 114 113 125 111 101 91 67 72
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
67 57 59 45 40 51 53 35 38
1990 1999 2006 2011 - - - - -
32 33 29 22 - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, Besançon, Jean-Antoine Vieille,‎ 1757 (lire en ligne), p. 222 à 227

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h histoire généalogique des sires de Salins
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011