Mohammed Badie

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Mohammed Badie

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Mohammed Badie en 2011.

Naissance 7 août 1943
Mahalla
Diplôme
diplômé de médecine vétérinaire
Activité principale 8e Guide suprême des Frères musulmans

Mohammed Badie (محمد بديع ) est depuis 2010 le 8e Guide suprême des Frères musulmans.

Vétérinaire et activiste islamiste[modifier | modifier le code]

Né le 7 août 1943 à Mahalla, dans le delta du Nil, diplômé de médecine vétérinaire en 1965. La même année, il est arrêté lors d'une opération d'envergure contre les Frères musulmans, et condamné à 15 ans de prison.

Relâché lors de l'amnistie de Sadate en 1974, Badie poursuit ses études et enseigne les sciences vétérinaires dans diverses universités égyptiennes (Université de Beni Suef).

À la tête des Frères musulmans[modifier | modifier le code]

Il entre dans le conseil de guidance (bureau exécutif) de la Confrérie des Frères musulmans en 1996. En 2010, il prend la direction de la confrérie, ainsi que de la section égyptienne de l'OIS. Il représente le courant conservateur de la Confrérie.

Il remplace Mehdi Akef à la tête des Frères musulmans, un membre de la « vieille garde » dont le mandat venait à expiration, qui s'était mis lui-même en retrait en octobre 2009 en raison des conflits entre conservateurs et réformistes au sein du mouvement[1].

Au moment de la Révolution de 2011, il adopte une stratégie prudente et payante pour réaliser le but historique de la Confrérie : l'accession au pouvoir. Le mouvement ne participe pas aux manifestations de janvier mais, une fois Hosni Moubarak renversé, insiste pour la tenue d'élections législatives libres, tout en multipliant les rencontres et les déclarations rassurantes, avec l'ambassadeur américain le 18 janvier, ou les Coptes[2]. Dans le même temps, il refuse fermement la rédaction d'une constitution avant les élections, appelle à la patience et ne condamne pas les bavures du pouvoir militaire afin de ne pas retarder la transition civile.

Il peut dès lors déclarer, après la victoire du Parti de la Liberté et de la Justice, la vitrine politique des Frères, aux élections législatives que les Frères musulmans sont proches d'atteindre leur « but historique » : la formation d'un « gouvernement sain », qui trouvera son accomplissement dans un « califat islamique juste »[3].

Cependant en juillet 2013, l'armée renverse le gouvernement des Frères musulmans, réprime dans le sang les manifestations de protestation et arrête les principales figures de la Confrérie. Badie est arrêté le 20 août. La justice égyptienne a fixé la date du 25 août 2013 pour juger Mohammed Badie ainsi que deux autres responsables des Frères musulmans, Khairat al-Chater et Rachad Bayoumi, pour « incitation au meurtre » de manifestations opposés à l’ancien président Mohamed Morsi[4].

Le 28 avril 2014, Mohamed Badie est condamné à mort en même temps que quelque 700 partisans présumés du président islamiste destitué Mohamed Morsi[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Figaro.fr, Un nouveau chef des Frères Musulmans
  2. Article d'Almasryalyoum, décembre 2011]
  3. Article d'Almasryalyoum, 29 décembre 2011
  4. « Égypte : les dirigeants des Frères musulmans seront jugés le 25 août », in Le Figaro, mardi 6 août 2013, page 5.
  5. (en) Egypt: Mass death sentence on Islamists passed sur BBC News, le 28 avril 2014.

Lien externe[modifier | modifier le code]