Mohammad-Reza Aref

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Mohammad-Reza Aref.

Mohammad-Reza Aref, né en 1951 à Yazd[1], est un scientifique et homme politique iranien.

Au début des années 1970, il débute des études à l'Université de Téhéran. Arrêté et interrogé par le Savak (« le service secret du chah »), soupçonné d'être un dissident, il part pour les États-Unis en 1975, et étudie l'électrotechnique à l'Université Stanford[2],[1]. De retour dans son pays après la Révolution iranienne de 1979 qui instaure une république islamique, il entame une carrière de scientifique et d'universitaire, devenant finalement professeur d'électronique à la prestigieuse Université de technologie de Sharif[2],[1]. Il mène également une carrière politique, vice-ministre des télécommunications peu après la révolution[2], puis vice-Président de la république sous Mohammad Khatami de 2001 à 2005[3].

« Réformateur au profil bas », il est jugé suffisamment conservateur et loyal envers le Guide suprême l'Ayatollah Ali Khamenei pour que le Conseil des gardiens de la Constitution l'autorise à se présenter à l'élection présidentielle de juin 2013[1]. Parmi les huit candidats autorisés, il est le seul à être considéré plutôt réformateur, et n'est pas perçu comme l'un des principaux candidats. Pour Azedeh Khian-Thiébaut, spécialiste de l’Iran (Université Paris VIII), sa candidature a été permise « pour faire de la figuration, pour donner l’illusion que les candidats ne sont pas tous issus du même rang ». Peu connu, n'ayant « aucun charisme », il ne serait pas apte à mobiliser les électeurs réformateurs[3]. Il est le candidat du Front de participation à l'Iran islamique[4]. Cependant, quatre jours avant le premier tour de l'élection présidentielle, il retire sa candidature à la demande de Mohammad Khatami, afin de ne pas diviser le camp des modérés[5].

Références[modifier | modifier le code]