Moacir Barbosa Nascimento

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Barbosa

Biographie
Nom Moacir Barbosa Nascimento
Nationalité Drapeau du Brésil Brésil
Naissance 27 mars 1921
Lieu Campinas (État de São Paulo)
Décès 31 mars 2000 (à 79 ans)
Lieu Santos (État de São Paulo)
Taille 1,74 m
Période pro. 19421962
Poste Gardien de but
Parcours professionnel 1
Saisons Club M. (B.)
1942-1944 Drapeau : États-Unis du Brésil Ypiranga-SP
1945-1955 Drapeau : États-Unis du Brésil Vasco da Gama
1956 Drapeau : États-Unis du Brésil Bonsucesso
1957 Drapeau : États-Unis du Brésil Santa Cruz
1958-1960 Drapeau : États-Unis du Brésil Vasco da Gama
1962 Drapeau : États-Unis du Brésil Campo Grande
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe M. (B.)
1945-1953 Drapeau : États-Unis du Brésil Brésil 20 (0)[1],[2],[3]
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.

Moacir Barbosa Nascimento dit Barbosa et surnommé L’Express de la victoire[4], né le 27 mars 1921 à Campinas et mort le 8 avril 2000 à Santos, est un footballeur brésilien. Évoluant au poste de gardien de but et il est principalement connu pour avoir perdu la finale de la Coupe du monde de football de 1950 avec le Brésil contre l'Uruguay et pour laquelle il a été « jugé » principal coupable[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Après avoir évolué dans des petits clubs, Moacir Barbosa Nascimento rejoint le Club de Regatas Vasco da Gama. Il s'affirme comme l'un des meilleurs gardiens de but au monde. Il remporte le championnat carioca à six reprises ainsi que le championnat sud-américain des clubs champions de football en 1948. Il fait ses débuts en équipe du Brésil en 1945, remportant quatre ans plus tard la Copa América.

Il est notamment reconnaissable car il est l'un des premiers gardiens noirs de l'équipe du Brésil et parce qu'il ne porte pas de gants de protection.

Coupe du monde de 1950[modifier | modifier le code]

Il est considéré comme le principal artisan de la défaite brésilienne lors de la finale de la Coupe du monde de football de 1950. Le Brésil n'a besoin que d'un match nul pour être sacré champion du monde. À la 79e minute, alors que le score est d'un but partout, l'Uruguayen Alcides Ghiggia déborde. Barbosa, pensant que Ghiggia va centrer, quitte sa ligne de but[4]. Ghiggia fait alors un centre-tir qui trompe Barbosa. Le Brésil est ainsi battu sur sa pelouse et perd la Coupe du monde.

Vie de paria[modifier | modifier le code]

En 1963, Barbosa parvient a obtenir les anciens poteaux carrés en bois du stade. À la manière d'un exorcisme, il les brûle[4].

En 1994, on lui refuse l'accès du camp d'entrainement de la Seleçao à Teresopolis puis le président de la confédération brésilienne Ricardo Teixeira refuse qu'il commente un match à cause de cette finale perdue[4]. Barbosa déclare : « Au Brésil, la peine maximale pour un crime est de 30 ans. Moi, je paie depuis plus de 43 ans pour un crime que je n'ai pas commis »[4].

Plusieurs personnalités demanderont publiquement sa réhabilitation, dont Dida[4]. Un journaliste, Darwin Pastorin, a proposé de renommer le stade Maracanã en « stade Moacir Barbosa »[4].

Carrière[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Film[modifier | modifier le code]

L'histoire du drame de Moacyr Barbosa a fait l'oeuvre d'un court-métrage de 13 minutes tourné par Jorge Furtado et Ana Luiza Azevedo en 1988 : Barbosa (NGM productions, sous-titré en français).

Il raconte l'histoire du traumatisme d'un petit Brésilien qui n'a pu, toute sa vie, se relever de la défaite de son équipe face à l'Uruguay en match final de la Coupe du monde de football de 1950 disputé dans son pays. Mettant au point une machine à explorer le temps à la fin des années 1980, il retourne au stade Maracanã de Rio de Janeiro le 16 juillet 1950 pour changer le cours du match et lever l'injustice qui a pesé sur l'existence du gardien auriverde, Barbosa. Mêlant images d'archives en noir et blanc (de la fièvre d'avant-match et de cette finale) et images couleur, ce court-métrage a tenté de redresser la réputation de Barbosa au Brésil.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Darwin Pastorin, L'ultima parata di Moacyr Barbosa (« L’ultime parade de Moacir Barbosa »), Arnoldo Mondadori Editore, Italie, 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (pt) (en) Marcelo Leme de Arruda, « Seleção Brasileira (Brazilian National Team) 1939-1946 », sur RSSSF Brasil,‎ 28 mai 2010 (consulté le 13 avril 2011)
  2. (pt) (en) Marcelo Leme de Arruda, « Seleção Brasileira (Brazilian National Team) 1947-1952 », sur RSSSF Brasil,‎ 3 avril 2011 (consulté le 13 avril 2011)
  3. (pt) (en) Marcelo Leme de Arruda, « Seleção Brasileira (Brazilian National Team) 1953-1956 », sur RSSSF Brasil,‎ 20 février 2011 (consulté le 13 avril 2011)
  4. a, b, c, d, e, f, g et h Laurent Vergne, « Pour le Maracanazo, Moacir Barbosa a pris perpétuité », Eurosport,‎ 10 juin 2014 (consulté le 11 juin 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]