Madame de Pompadour

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Jeanne-Antoinette Poisson
marquise de Pompadour
La marquise de Pompadour par François Boucher (1756),Munich, Alte Pinakothek.
La marquise de Pompadour
par François Boucher (1756),
Munich, Alte Pinakothek.

Titre Marquise de Pompadour
Biographie
Nom de naissance Jeanne-Antoinette Poisson
Naissance
Paris
Décès (à 42 ans)
Versailles
Père François Poisson
Mère Madeleine de La Motte
Conjoint Charles-Guillaume Lenormant d'Étiolles
Enfants Charles Guillaume Louis Le Normant d'Étiolles
Alexandrine Le Normant d'Étiolles

Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, duchesse de Menars[1], née le à Paris et morte le à Versailles, est une dame de la bourgeoisie française devenue favorite de Louis XV, roi de France et de Navarre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

La future marquise de Pompadour voit le jour à Paris : « Du mercredi 30 décembre 1721, fut baptisée Jeanne-Antoinette Poisson, née d'hier, fille de François Poisson, écuyer de Son Altesse royale Monseigneur le duc d'Orléans, et de Louise-Madeleine de La Motte, son épouse, demeurant rue de Cléry… »[2]. Le baptême est célébré à l'église Saint-Eustache. Jeanne-Antoinette doit ses prénoms à son parrain, Jean Pâris de Monmartel, et à la nièce de ce dernier, Antoinette Justine Pâris, sa marraine [A]. François Poisson, fils de tisserands à Provenchères près de Montigny-le-Roi, s'est marié trois ans plus tôt, le 11 octobre 1718 à Saint-Louis des Invalides, avec Madeleine de la Motte qui appartient à une famille plus élevée. De cette union sont nés deux autres enfants : Françoise Louise Poisson, rue de Thévenot le 15 mai 1724 et baptisée à Saint-Sauveur[3], ainsi qu'Abel-François, le 18 février 1727 en la paroisse de Saint-Jean-en-Grève à Paris[4].

Son père, François Poisson, a débuté comme conducteur dans le service des vivres. Remarqué par les frères Pâris, des financiers liés à la famille de la Motte, il a rendu de grands services en Provence, au moment de la peste. Mais, chargé comme commissaire aux vivres du ravitaillement de Paris pendant la disette de 1725, il est accusé de trafics et ventes frauduleuses. François Poisson est contraint de quitter le pays, et s'exile en Allemagne. Le 23 avril 1727, une commission du Conseil le déclare débiteur pour la somme de 232 430 livres[5]. Le 12 août de la même année, une sentence du Châtelet de Paris décide la séparation de biens avec son épouse, mais leur maison rue Saint-Marc est saisie. Avant son départ, François Poisson confie sa fille Jeanne-Antoinette au couvent des Ursulines à Poissy en 1727. Ce couvent est connu pour l'éducation des jeunes filles issues notamment de la bourgeoisie. La santé de Jeanne-Antoinette est fragile. Mais elle souffre aussi moralement d'une double absence : celle de son père exilé, et celle de sa mère qui mène une vie pour le moins mouvementée. En janvier 1730, Madame Poisson reprend sa fille à Paris, rue Neuve des Bons-Enfants. Jeanne-Antoinette reçoit alors une éducation soignée et l'enseignement des arts d'agrément, tels que le dessin, la musique, la peinture, la gravure, la danse, les cours de chant donnés par Pierre de Jélyotte mais aussi de déclamation par Jean-Baptiste de La Noue. Dans ce cadre, elle découvre le salon littéraire de Madame de Tencin, une amie de sa mère. C'est dans ce cercle que la jeune fille va apprendre l'art de la conversation et les valeurs de l'esprit[6].

Pendant l'éloignement de François Poisson, sa femme Madeleine de La Motte, « belle à miracle », a entre autres amants le riche fermier général Charles François Paul Le Normant de Tournehem, célibataire et amateur d'art. L'infidélité notoire de Madeleine a fait naître l'hypothèse d'une liaison plus précoce avec Jean Pâris de Monmartel ou Le Normant, d'où la suspicion que Jeanne-Antoinette soit leur fille naturelle[7].

Une légende raconte qu'à neuf ans, elle est allée consulter avec sa mère une voyante qui se serait exclamée : « vous serez la maîtresse du roi ». Toujours est-il que lorsque le testament de la future marquise sera ouvert, on découvre qu'une dame Lebon, voyante parisienne, s'était vu allouer une pension de 600 livres par an[8].

Madame Le Normant d'Étiolles[modifier | modifier le code]

Madame de Pompadour par François Boucher (vers 1758)
(Édimbourg, National Gallery of Scotland).

Le Normant, après avoir veillé à l'éducation des deux enfants de sa maîtresse, Jeanne-Antoinette et Abel-François, dont il était le tuteur légal, fait épouser à la première dès qu'elle eut vingt ans, le 9 mars 1741 à Saint-Eustache, son neveu et héritier Charles-Guillaume Lenormant d'Étiolles, âgé de vingt-quatre ans.

Le couple a un fils, Charles Guillaume Louis, né le 26 décembre 1741, baptisé à l'ancienne paroisse Saint-Paul mais qui meurt dans sa première année. Le 10 août 1744 naît une fille, Alexandrine, baptisée à Saint-Eustache.

Le lieutenant des Chasses de Versailles considère Jeanne-Antoinette Le Normant d'Étiolles comme assez belle, « d'une taille au-dessus de l’ordinaire, svelte, aisée, souple, élégante ; son visage était d'un ovale parfait, ses cheveux plutôt châtain clair que blonds. Ses yeux avaient un charme particulier, qu'ils devaient peut-être à l'incertitude de leur couleur. Elle avait le nez parfaitement bien formé, la bouche charmante, les dents très belles, un sourire délicieux, la plus belle peau du monde »[9].

La beauté de Jeanne-Antoinette et son esprit la font connaître et elle devient l'hôtesse des salons cultivés et mondains de Paris. Elle donne des représentations intimes dans le petit théâtre qu'elle a fait construire dans son château d'Étiolles, à côté de Sénart où le couple s'installe. Cette propriété se situe dans la forêt royale et le roi vient fréquemment chasser aux abords. Madame d'Étiolles a le droit statutairement d'assister à ces chasses en calèche et se fait accompagner par un des lieutenants de la vénerie royale qui l'informe précisément sur les passages du roi pour qu'elle puisse attirer son attention[10]. C'est au cours de l'une d'elles, durant l'été 1743, que Louis XV l'a remarquée[11].

La favorite du roi[modifier | modifier le code]

Le peintre Charles-Nicolas Cochin immortalise la rencontre entre le roi Louis XV, dissimulé sous un if, et Mme d'Étiolles en Diane chasseresse, au cours du célèbre bal masqué, donné en l'honneur du mariage du dauphin,
Louis de France.

Proche du père de Jeanne-Antoinette, Joseph Pâris avait été exilé de 1726 à 1729 sous le gouvernement du cardinal de Fleury. La mort de celui-ci, en janvier 1743, donne l'occasion aux frères Pâris, au cardinal de Tencin, à sa sœur la marquise de Tencin et au maréchal de Richelieu de rentrer en grâce. Ce cercle dispose d'une occasion pour se placer auprès de Louis XV. La jeune Jeanne-Antoinette, qui est très proche des Pâris, paraît susceptible de plaire au roi. Le stratagème mis en place fonctionne et porte ses fruits en 1745.

Le 23 février 1745 est célébré le mariage religieux du fils du roi, le dauphin Louis-Ferdinand, avec l'infante Marie-Thérèse d'Espagne. Des fêtes sont organisées pendant huit jours pour cet événement. Le 25 février a lieu dans la Galerie des Glaces au château de Versailles, un bal masqué où est invitée Jeanne-Antoinette, sous l'apparence de Diane chasseresse. Le roi et ses plus proches courtisans sont costumés en ifs et la cour observe que l'un d'entre eux s'entretient longuement avec cette belle inconnue[12]. Les conversations se cristallisent autour de ce couple et l'on pense reconnaître le souverain. La scène est immortalisée par le peintre Charles-Nicolas Cochin et « ceux qui prononcent à mi-voix le nom de Mme d'Étiolles croient à un simple caprice »[12]. Trois jours plus tard, le 28 février, au cours du bal offert à l'Hôtel de ville de Paris par le corps municipal, nouvelle rencontre entre Madame d'Étiolles et le roi Louis XV[13].

Jeanne-Antoinette devient une visiteuse régulière et Louis XV l'installe au château de Versailles dans un appartement situé juste au-dessus du sien, relié par un escalier secret[14].

Le 24 juin 1745, le roi lui fait don du domaine de Pompadour, acquis le 15 juin par la Couronne auprès du prince de Conti[15], la créant ainsi marquise, tandis que Jeanne-Antoinette obtient de son mari une séparation légale. En effet, le Châtelet de Paris prononce le 15 juin 1745, un arrêt de séparation de corps et de biens. La présentation officielle de la nouvelle favorite à Versailles, le 14 septembre 1745, nécessite une princesse de sang. Pour cette cérémonie très protocolaire, la princesse de Conti accepte d'être la marraine de Jeanne-Antoinette, en échange de l'extinction de ses dettes[16]. Elle a 23 ans. Pour l'initier aux « bonnes façons » de la Cour, on lui choisit deux maîtres de conduite, Charles-Antoine de Gontaut-Biron et l'abbé de Bernis[17]. Les milieux dévots d'une part et les milieux aristocratiques conservateurs d'autre part concentrent leurs attaques sur la nouvelle maîtresse du roi, certes pécheresse mais surtout parvenue puisque issue de la haute bourgeoisie et non de l'antique noblesse comme l'étaient les précédentes favorites du roi. La veille de Noël, le 24 décembre 1745, décède sa mère Louise Madeleine de la Motte à l'âge de quarante-six ans[18].

La marquise de Pompadour par Maurice Quentin de La Tour (1748-55)
(Paris, Musée du Louvre).

Le 21 mai 1746, Louis XV achète pour la somme de 750,000 livres à Louis-Alexandre Verjus, marquis de Crécy, son château pour l'offrir à Madame de Pompadour. Elle charge l’architecte Jean Cailleteau dit « Lassurance » et le paysagiste Jean-Charles Garnier d'Isle d'embellir son domaine en remaniant le château et en redessinant tout le village. Elle commande au peintre François Boucher des trumeaux peints illustrant les arts et les sciences et fait apposer la façade en trompe l'œil du moulin de la Bellassière, ayant une vraie vision paysagère d'ensemble. Toujours en 1746, Louis XV donne aussi à la Marquise de Pompadour une parcelle d'environ 6 hectares dans le parc de Versailles. Elle y fait construire par l'architecte Gabriel une demeure pleine de charme, avec des volières, qu'elle appelle son Ermitage[19].

Son influence politique croît au point qu'elle favorise le mariage hautement diplomatique entre Marie-Josèphe de Saxe et le dauphin Louis, fils de Louis XV. Son ascension sociale lui vaut d'être critiquée par des pamphlets injurieux, appelés « poissonnades ». Dans ce contexte, Madame de Pompadour obtient la disgrâce du ministre, le comte de Maurepas, accusé de rechercher avec si peu de zèle les auteurs de ces libelles, d'autant qu'elle le soupçonne de complicité[20]. Sa famille a subi également les quolibets, tel que le grand-père maternel de Jeanne-Antoinette, Jean de la Motte, entrepreneur des provisions, surnommé le « boucher des Invalides », employé par ses ennemis pour rappeler que c'est la première fois qu'un roi de France prend pour favorite, une femme du peuple[21].

En février 1748, la marquise acquiert le château de la Celle, à quelques kilomètres de Versailles, pour la somme de 260 000 livres[22]. La reine et le Dauphin, appuyés par les milieux dévots, pressent le roi de faire cesser cette relation adultérine notoire et finissent par le faire céder après de nombreuses années de résistance. Cependant, bien qu'elle cesse de partager l'intimité du roi, sa carrière connaît une nouvelle promotion : elle obtient en 1749 le privilège royal de loger dans l'appartement du duc et de la duchesse de Penthièvre au rez-de-chaussée du corps central du château de Versailles alors que Mesdames les filles du roi le convoitent[23].

Après 1750, si les relations entre le roi et sa favorite prennent un tour platonique, voire simplement amical, Jeanne-Antoinette ne quitte pas la cour pour autant et reste dans l'entourage immédiat de la famille royale, alignant sa conduite sur celle qu'avait eue en son temps la marquise de Maintenon. Mme de Pompadour excelle en effet à distraire Louis XV, lui fait découvrir les arts, organise des fêtes, des représentations théâtrales[24], entretient le goût du souverain pour les bâtiments et les jardins, multiplie ses résidences hors de Versailles[25]. Ce qui explique qu'après avoir été pendant cinq ans sa maîtresse, elle reste la favorite en titre[26]. Forte de son pouvoir, elle obtient du roi de donner titres et faveurs à son frère, Abel-François Poisson qui devient successivement marquis de Vandières, de Marigny et de Menars. Ce dernier est enfin nommé en 1751, directeur des Bâtiments du roi[27].

Jeanne-Antoinette ne contente plus la sensualité du roi et elle craint d'être supplantée par une dame de la cour. Ce rôle dont elle ne peut s'acquitter, Madame de Pompadour le délègue obscurément à des subordonnées. Il se trouve « dans l'entourage de Louis XV, des pourvoyeurs compétents »[28], comme le duc de Richelieu ou Dominique-Guillaume Lebel, premier valet de chambre du roi[28]. Des jeunes femmes ou jeunes filles, sont donc présentées au souverain et logées dans la maison du Parc-aux-cerfs, l'actuel quartier Saint-Louis, à Versailles[29]. Les plus célèbres des maîtresses sont Charlotte Rosalie de Choiseul-Beaupré[30], nièce de la comtesse d'Estrades et lointaine alliée de la marquise de Pompadour, Anne Couppier de Romans dont le fils, Louis Aimé, est reconnu par le roi sans le légitimer, ce qui fait trembler la marquise, et Marie-Louise O'Murphy de Boisfailly, dite Morphyse, qui donne naissance à une fille, Agathe Louise[31].

En 1753, Louis XV achète l'hôtel d'Évreux (aujourd'hui, Palais de l’Élysée) et l'offre à son amie pour en faire sa résidence parisienne.

Le 15 juin 1754, la fille unique de la marquise, Alexandrine, née de son mariage, dont elle avait obtenu la garde et qu'elle élevait depuis telle une princesse royale, contracte une péritonite aiguë au couvent des Dames de l'Assomption, rue Saint-Honoré à Paris, où elle recevait son éducation. Madame de Pompadour, retenue à Versailles, n'est pas présente. Lorsque la nouvelle lui parvient, Louis XV dépêche en urgence deux de ses médecins personnels au chevet de l'enfant, mais ils arrivent trop tard. La jeune Alexandrine, âgée de neuf ans, a déjà succombé. La marquise, profondément affectée, ne se remettra jamais vraiment de ce drame. Quelques jours plus tard, le 25 juin 1754 décède son père, François Poisson [B].

Le samedi 7 février 1756, le roi annonce la nomination de Madame de Pompadour, dame du palais de la Reine et la présentation a lieu le lendemain, après les vêpres[32]. Le 30 juin 1760, la marquise de Pompadour fait l'acquisition, par acte passé devant Maîtres Alleaume et Delamanche, notaires à Paris, du château et du marquisat de Menars, de la terre de Nozieux et de toutes leurs dépendances, propriétés de Mesdames de Lastic et de Castellane. Le montant total de ce vaste domaine s’élève à 880 000 livres[33]. En 1763, le roi érige le marquisat de Menars en duché, ce qui permet à Mme de Pompadour d'accéder au titre de duchesse[1].

Pendant son « règne » de vingt ans, elle maintient des rapports cordiaux avec la reine. Mme de Pompadour entretient aussi des relations avec les ministres qu'elle invite parfois dans ses appartements.

Elle appuie la carrière du cardinal de Bernis, du duc de Choiseul et soutient le renversement des alliances de la Prusse vers l'Autriche qui se concrétise par la guerre de Sept Ans et la perte de la Nouvelle-France. La légende veut que la marquise, pour consoler le roi très affecté par la déroute de Rossbach, l'aurait exhorté à ne pas s'affliger outre mesure, concluant par ces mots : « Il ne faut point s'affliger : vous tomberiez malade. Après nous, le déluge ! »[34].

Le dernier moment[modifier | modifier le code]

Son portrait commémoratif, commencé de son vivant et terminé en 1764 après sa mort.

Épuisée par vingt années de vie, de travail et d'intrigues à la cour, sa santé chancelle, elle contracte la tuberculose. À Versailles, elle se plaint constamment de l'air froid et humide de ses grands appartements[35], regrettant le petit appartement de l'attique nord, plus facile à chauffer, qu'elle a occupé les cinq premières années de son installation. Dans la nuit du 14 au 15 avril 1764, le curé de la Madeleine de la Ville-l’Evêque confesse la marquise et lui administre l'extrême onction. La croyant endormie, le prêtre fait le mouvement de se retirer et la Marquise de Pompadour murmure : « Encore un moment, monsieur le Curé, nous nous en irons ensemble »[36]. Jeanne-Antoinette meurt d'une congestion pulmonaire, à l'âge de 42 ans, le 15 avril 1764 à Versailles, ultime privilège, puisqu'il est interdit à un courtisan de mourir dans le lieu où résident le roi et sa cour.

Madame de Pompadour est emmenée sur une civière à son Hôtel des Réservoirs, où elle est veillée deux jours et deux nuits dans sa chambre, transformée en chapelle ardente[37]. Le mardi 17 avril 1764 en fin d'après-midi, la cérémonie se déroule à l'église Notre-Dame de Versailles, où a lieu le premier service funèbre. L'acte de décès est rédigé par Jean-François Allart[38], le curé de la paroisse (se reporter au chapitre Sources)[39] :

« Madame Jeanne Antoinette Poisson
Marquise de Pompadour »

« L'an mil sept cent soixante et quatre le dix sept d'avril,très haute et très puissante dame Madame Jeanne Antoinette Poisson,
duchesse marquise de Pompadour et de Menar,
dame de St Oüen près Paris et autres lieux,
l'une des dames du palais de la Reyne,
décédée d'avant hier, âgée de quarante trois ans,
a été transportée par nous soussigné curé
aux Capucines de Paris lieu de sa sépulture,
en présence de pierre Benoist prêtre et de Sébastien Lefevre
qui ont signé. Allart curé, Benoist prêtre, S. Lefebvre »

On raconte que, considérant le mauvais temps alors que le convoi funéraire de Jeanne-Antoinette quittait Versailles pour Paris, Louis XV aurait fait cette remarque : « La marquise n'aura pas beau temps pour son voyage » et voyant le cortège s'éloigner sans avoir pu rendre officiellement hommage à celle qui avait été si longtemps sa confidente : « Voilà les seuls devoirs que j'aie pu lui rendre ! »[40].

Jeanne-Antoinette est enterrée à Paris, dans la chapelle du couvent des Capucines [C], au côté de sa mère Louise, Madeleine de La Motte (décédée le 24 décembre 1745) et sa fille Alexandrine (décédée le 15 juin 1754). L'emplacement du caveau se situerait actuellement au niveau de l'immeuble numéro 3 de la rue de la Paix[41]. L'écrivain Michel de Decker évoque le devenir de la marquise : « C'est ainsi que Jeanne-Antoinette, demeurée dans son tombeau, dort encore aujourd'hui sous le pavé de l'ancienne rue Napoléon - devenue rue de la Paix en 1814 - et sans doute devant l'immeuble portant le numéro trois »[42].

Dans ses dispositions testamentaires, faute de descendance, elle offre une partie de ses résidences au roi, lègue à ses amis et serviteurs des pensions viagères, le reste de ses biens, dont le château de Menars, est transmis à son frère Abel-François[43].

Danielle Gallet, philologue, historienne, conservateur aux Archives nationales, nous donne une appréciation juste à propos de la postérité de Louis XV et Madame de Pompadour[44] :

« La liaison royale a été considérée par des écrits parfois bienveillants, le plus souvent perfides et venimeux. La personne de Mme de Pompadour y est dépeinte à grands traits, selon l'archétype immémorial de la courtisane princière. Enveloppée dans le déclin de l'institution monarchique, elle fut chargée des erreurs et des malheurs qui précédèrent l'agonie de l'Ancien Régime. »

Descendance[modifier | modifier le code]

De son mari, Charles-Guillaume Le Normant d'Étiolles, Madame de Pompadour a eu deux enfants : un fils mort en bas âge et une fille, Alexandrine, morte à l’âge de neuf ans d’une péritonite aiguë. La marquise n’eut jamais d’autres enfants.

De sa liaison avec le roi Louis XV, elle n’eut que des fausses couches entre 1746 et 1749.

Charles-Guillaume Le Normant d'Étiolles en revanche, vécut en concubinage avec une danseuse qu’il épousa une fois devenu veuf de la marquise. La famille entière fut emprisonnée sous la Terreur. Charles-Guillaume avait alors 74 ans.

Protectrice des arts et des lettres[modifier | modifier le code]

(Tome II) Nouvelle édition revue et corrigée « De l'esprit des lois » de Montesquieu en 1749, publiée par Chatelain.

Littérature[modifier | modifier le code]

Madame de Pompadour apporte son soutien indéfectible à Voltaire. La marquise réconcilie l'écrivain et Louis XV. Ce retour en grâce auprès du roi, permet à Voltaire d'obtenir une charge d'historiographe en 1745 et un siège à l'Académie française en 1747.

Madame de Pompadour est particulièrement favorable aux philosophes et au parti intellectuel. Les écrivains ont ainsi pu avoir la relative liberté de répandre des idées contestataires en faisant l'éloge du système politique anglais et en prônant une monarchie éclairée. Elle favorise, par exemple, la publication des deux premiers volumes de l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert, pourtant condamnée par le parlement de Paris. Alors qu'un arrêté du Conseil du roi Louis XV interdit l'impression et la diffusion des deux premiers volumes de l'Encyclopédie le 7 février 1752, ce même Conseil reconnaît « l'utilité de l'Encyclopédie pour les Sciences et les Arts », Madame de Pompadour et quelques ministres pouvant solliciter d’Alembert et Diderot de se redonner au travail de l’Encyclopédie dès le mois de mai[45].

Madame de Pompadour va aussi défendre Montesquieu face aux critiques, lors de la parution de son livre « De l'esprit des lois », publié en 1748. L'un de ses adversaires, Claude Dupin[46], fermier général et propriétaire du château de Chenonceau, est l'auteur d'un ouvrage « Réflexions sur l'esprit des lois » en 1749 qui réfute les arguments développés par Montesquieu. Claude Dupin, avec l'aide de son épouse Louise de Fontaine, défend les financiers attaqués par Montesquieu tout en prenant soin de ne pas nommer le philosophe et observant pour lui-même l'anonymat en homme prudent et avisé. La réaction de Montesquieu ne s'est pas fait attendre et celui-ci demande à Madame de Pompadour d'intervenir en sa faveur[47]. Grâce à son aide, Montesquieu obtient la suppression de l'édition de Claude Dupin. Madame de Pompadour qui protégeait Montesquieu, ne s'est-elle pas fait représenter dans le tableau de Maurice Quentin de La Tour avec, placé sur une table, l'ouvrage « De l'esprit des lois » ? Mais le livre de Montesquieu est mis à l'Index en 1751 et le pape en interdit la lecture.

Madame de Pompadour possédait une bibliothèque où l'on trouvait le Grand Testament de François Villon[48].

Arts[modifier | modifier le code]

La marquise de Pompadour se faisait toujours représenter par des portraits livre en main, à côté d’un globe ou feuilletant une partition de musique… Elle fit travailler de nombreux artisans et permit le réaménagement de la manufacture de porcelaine de Sèvres pour rivaliser avec la porcelaines du Japon, de Chine ou de Saxe. Elle promut des artistes de Sèvres, tels Jean-Jacques Bachelier ou Étienne Maurice Falconet, qui mirent au point des couleurs originales (le jaune jonquille, le bleu de Sèvres ou le rose « lilas » appelé « rose Pompadour » et inventé par Philippe Xhrouet), des motifs en « fleurs en naturel » ou le « biscuit de Sèvres »[49]. Elle fut favorable à la construction de monuments comme la place Louis XV (actuelle place de la Concorde) et le Petit Trianon. Elle participa aussi au projet de financement pour la réalisation de l’école militaire aux côtés de son ami Joseph Paris Duverney. Personnellement, elle apprit à danser, graver et jouer de la guitare. Son frère, le marquis de Marigny, fut Surintendant des bâtiments du roi et, à ce titre, l’un des promoteurs du style « à l’antique ».

Femme de goût, elle n’a peut-être pas eu sur les arts l’influence qu’on lui a quelquefois attribuée. Le « style Pompadour » était en plein épanouissement avant qu’elle ne devînt la maitresse du Roi. Mais elle exerce un véritable mécénat par de nombreuses commandes aux peintres Boucher, La Tour et van Loo. Elle encourage un grand nombre d’artistes comme le peintre Nattier, le graveur Cochin, l’ébéniste Oeben, le sculpteur Pigalle, le gainier Jean-Claude Galluchat ou encore l’écrivain La Place.

Châteaux[modifier | modifier le code]

Madame de Pompadour par François Boucher (1759)
(Londres, Wallace Collection).

La marquise de Pompadour réside dans les châteaux suivants :

En 1762, sous l’impulsion de la marquise, Louis XV ordonne la construction d’un nouveau Trianon dans le parc de Versailles. Madame de Pompadour supervise elle-même les plans et la construction de ce qui allait devenir le Petit Trianon et devait être sa future résidence à la cour. Mais son décès en 1764 ne lui permet pas d’assister à l’achèvement de son œuvre et ce fut la nouvelle favorite du roi, Madame du Barry, qui l’inaugura aux côtés du roi et s’y installa.

Gastronomie[modifier | modifier le code]

  • La légende veut que la marquise de Pompadour eut une passion pour la soupe de truffes et de céleri, arrosée de tasses de chocolat ambré. Ces aliments avaient la réputation d'être aphrodisiaques, « échauffant les esprits et les passions ».
  • Grande amatrice de champagne, dont Madame de Pompadour aurait dit, selon la légende, qu’il est « le seul vin qui laisse la femme belle après boire »[50], elle favorisa sa consommation à Versailles (il avait été introduit à la cour sous la Régence). Une légende veut que la première coupe à champagne fût moulée sur son sein[51].

Mémoire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Mode[modifier | modifier le code]

Le créateur britannique de chaussures de luxe Rupert Sanderson, s'inspire des souliers de Madame de Pompadour et imagine une ligne d'escarpins, pour sa collection automne-hiver 2012-2013.

Numismatique[modifier | modifier le code]

La marquise de Pompadour est l'effigie d'une pièce de 10 € en argent éditée en 2012 par la Monnaie de Paris, pour la collection « Les Euros des Régions » afin de représenter la région Limousin où elle était propriétaire d'un domaine.

Botanique[modifier | modifier le code]

La rose Madame de Pompadour (obtenteur Gaujard).

Sources[modifier | modifier le code]

Acte de décès de Madame de Pompadour en date du 17 avril 1764.
Paroisse Notre-Dame à Versailles.
Archives départementales des Yvelines et de l'ancienne Seine-et-Oise.
  • Département des Yvelines :
    Archives départementales des Yvelines - 2 Avenue de Lunca 78180 Montigny-le-Bretonneux
  • Archives numérisées des registres paroissiaux et de l'État civil : « Site officiel des Archives départementales des Yvelines et de l'ancienne Seine-et-Oise »
    Décès de Madame de Pompadour, pour la recherche : commune actuelle Versailles, autre institution Notre-Dame, acte sépultures et décès, année 1764.
    Collection départementale, cote du document 1112503, image 27, page de droite.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

A L'acte de baptême original a été détruit dans l'incendie de l'Hôtel de Ville de Paris en mai 1871, sous la Commune de Paris. On estime à huit millions, le nombre d'actes paroissiaux et d'État-Civil disparus lors des incendies qui ont ravagé les Archives de la Seine et le Palais de Justice de Paris, où les doubles des actes de naissances, mariages et décès, étaient déposés. L'historien Auguste Jal (1795-1873) avait recopié avant l'incendie, l'acte de baptême de Madame de Pompadour à partir des registres de l'église Saint-Eustache, pour l'année 1721 :

« Du mercredi 30 décembre 1721, fut baptisée Jeanne-Antoinette Poisson, née d'hier, fille de François Poisson, écuyer de S.A.R. monseigneur le duc d'Orléans, et de Louise-Madeleine de Lamotte, son épouse, demeurant rue de Cléry.
Le parrain Jean Pâris de Montmartel, écuyer, conseiller secrétaire du Roy, maison couronne de France et de ses finances. La marraine Demoiselle Antoinette-Justine Pâris, fille d'Antoine Pâris, écuyer, trésorier, receveur général de la province de Dauphiné.
(signatures) Pâris de Montmartel, Antoinette-Justine Pâris, Poisson, Secousse
 »

B François Poisson revient à Paris en 1736, après versement d'une provision de 400 000 livres. Un arrêt du conseil le décharge d'une partie de sa dette en 1739. Enfin, la sentence de 1727 est cassée et François Poisson est rétabli dans ses droits en 1741.

C Cette chapelle a été détruite sous le Premier Empire, en 1806. Elle serait aujourd'hui située à l'intersection de la rue de la Paix et de la place Vendôme (anciennement place Louis-le-Grand). Pour plus d'informations, se reporter à l'histoire du couvent des Capucines et plus particulièrement, le chapitre consacré à sa disparition[54].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b L'acte de décès de Madame de Pompadour en date du 17 avril 1764 à Versailles, mentionne ses titres sans toutefois respecter l'ordre d'accession : « très haute et très puissante dame madame Jeanne Antoinette Poisson, duchesse marquise de Pompadour et de Menar ».
  2. Michel de Decker, La Marquise des plaisirs - Madame de Pompadour, Pygmalion,‎ .
  3. Auguste Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire : Errata et supplément pour tous les dictionnaires historiques, Paris, Éditions Henri Plon,‎ (1re éd. 1867), 1382 p. (lire en ligne), « Pompadour Jeanne Antoinette Poisson, marquise de », p. 985.
  4. Les registres paroissiaux originaux de Paris sont détruits lors de la Commune de Paris en 1871, mais la date et lieu de naissance du marquis de Marigny figurent dans son acte de mariage, le 11 janvier 1767 à Menars avec Marie, Françoise Julie Constance Filleul. Celle-ci est née le 15 juillet 1751 en la paroisse de la Sainte-Trinité à Falaise, fille de Charles François Filleul et d'Irène du Buisson de Longpré, maîtresse de Louis XV. Source : registres paroissiaux de Menars-le-Château aux Archives départementales du Loir-et-Cher.
  5. Danielle Gallet, Madame de Pompadour ou le pouvoir féminin, éditions Fayard,‎ (1re éd. 1985).
  6. Alfred Leroy, Madame de Pompadour et son temps, Albin Michel,‎ 1949, p. 24
  7. Xavier Salmon, Madame de Pompadour et les arts, Réunion des Musées Nationaux,‎ 2002, p. 64-65
  8. Ludovic Michel, Prestigieuse Marquise de Pompadour, Société Continentale d'Éditions Modernes Illustrés,‎ 1972, p. 13
  9. Pierre de Nolhac, Louis XV et Madame de Pompadour, Paris, Éditions Calmann-Lévy,‎ , 292 p. (lire en ligne), chap. 1er (« Madame Le Normant d'Étioles »), p. 41
  10. Henri Carré, La marquise de Pompadour. Le règne d'une favorite, Hachette,‎ 1937, p. 16.
  11. Alfred Leroy, op. cité, p. 42.
  12. a et b Évelyne Lever, Madame de Pompadour, Paris, Éditions Perrin, coll. « Biographies historiques »,‎ (réimpr. 14 mai 2009) (1re éd. 16 mars 2000), 408 p. (ISBN 978-2-26202-583-0, présentation en ligne), « Madame d'Étiolles », p. 26 à 27.
  13. Jean Nicolle, Madame de Pompadour et la société de son temps, Paris, Éditions Albatros,‎ , 367 p. (notice BnF no FRBNF34654574), p. 104
  14. Société des Amis de Versailles – Château de Versailles Appartement Madame de Pompadour.
  15. Danielle Gallet, Madame de Pompadour ou le pouvoir féminin, Fayard,‎ 1985, p. 103
  16. Danielle Gallet, Madame de Pompadour ou le pouvoir féminin, Fayard,‎ 1985, p. 41.
  17. Nancy Mitford, Madame de Pompadour, Random House,‎ , p. 42.
  18. Alfred Leroy, Madame de Pompadour et son temps, Albin Michel,‎ 1949, p. 70
  19. Madame de Pompadour est propriétaire de différents ermitages :
    « Ermitage de Versailles »
    « Ermitage de Fontainebleau »
    « Ermitage de Compiègne »
  20. Pierre de Nolhac, Madame de Pompadour et la politique, Paris, Éditions Louis Conard, coll. « Versailles et la cour de France » (no 7),‎ , 340 p., p. 47
  21. Jean Nicolle, Madame de Pompadour et la société de son temps, Paris, Éditions Albatros,‎ , 367 p. (notice BnF no FRBNF34654574), p. 77
  22. Xavier Salmon, Madame de Pompadour et les arts, Réunion des Musées Nationaux,‎ 2002, p. 120.
  23. Xavier Salmon, Madame de Pompadour et les arts, Réunion des Musées Nationaux,‎ 2002, p. 78.
  24. Elle crée sa propre troupe de théâtre composées d'amateurs aristocrates et fait construire en 1748 sur l'escalier des Ambassadeurs de Versailles le théâtre des Petits Cabinets, destiné à des représentations privées. Source : Adolphe Jullien, Histoire du théâtre de Madame de Pompadour dit théâtre des Petits Cabinets, Paris, Éditions J.Baur,‎ , 84 p. (lire en ligne)
  25. Benedetta Craveri, Reines et favorites : Le pouvoir des femmes, Paris, Éditions Gallimard,‎ , p. 296
  26. Aurélien Fayet, Michelle Fayet, L'histoire de France. Des origines à nos jours, Éditions Eyrolles,‎ 2009, p. 178
  27. Xavier Salmon, Madame de Pompadour et les arts, Réunion des Musées Nationaux,‎ 2002, p. 134
  28. a et b Danielle Gallet, Madame de Pompadour ou le pouvoir féminin, Paris, Éditions Fayard, coll. « Histoire »,‎ (réimpr. juin 2002), 306 p. (ISBN 978-2-21301-516-3, présentation en ligne), « L'amour platonique », p. 154 à 155
  29. Bernard Hours, Louis XV : un portrait, Toulouse, Éditions Privat, coll. « Histoire »,‎ , 732 p. (ISBN 978-2-70896-898-1), p. 316
  30. Henri Pigaillem, Dictionnaire des favorites, Éditions Pygmalion,‎ , 493 p. (ISBN 978-2-75640-254-3), p. 41
  31. Jean Meyer, Louis XV ou le scepticisme politique, Paris, Éditions Sicre,‎ , 176 p. (ISBN 978-2-91435-258-1), p. 88
  32. Danielle Gallet, Madame de Pompadour ou le pouvoir féminin, Paris, Éditions Fayard,‎ (1re éd. 10 janvier 1985), 306 p. (ISBN 978-2-21301-516-3), « La treizième dame du palais », p. 212.
  33. Frédéric Lesueur, Mémoires de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher, Blois, Éditions de la Société des sciences et lettres de Loir-et-Cher,‎ , 268 p., « Menars, le château, les jardins et les collections de Mme de Pompadour et du marquis de Marigny ».
  34. (en) Colin Jones, The Great Nation : France from Louis XV to Napoleon, 1715–99, Columbia Univ.,‎ 2002, p. 236.
  35. Au rez-de-chaussée du corps central du bâtiment, au Nord.
  36. Évelyne Lever, Madame de Pompadour, Paris, Éditions Perrin, coll. « Biographies historiques »,‎ (réimpr. 14 mai 2009) (1re éd. 16 mars 2000), 408 p. (ISBN 978-2-26202-583-0, présentation en ligne), « Un instant, monsieur le curé », p. 340 à 341
  37. Jacques Levron, Secrète Madame de Pompadour, Arthaud,‎ 1961, p. 278.
  38. Jean-François Allart (1712-1775), né le 30 mars 1712 à Nuncq, dans le diocèse de Boulogne-sur-Mer. Il est reçu au séminaire de Paris le 2 août 1729 et prononce ses vœux le 3 août 1731. Nommé curé de Notre-Dame de Versailles en 1760. Décédé le 17 décembre 1775 à Versailles.
  39. Archives paroissiales Notre-Dame de Versailles : Archives départementales des Yvelines - 2 Avenue de Lunca 78180 Montigny-le-Bretonneux
    Cote du registre : 1112503. L'acte de décès transcrit ne tient pas compte des ratures, des renvois et mentions marginales avec signature.
  40. Jean-Nicolas Dufort de Cheverny, Mémoires, éd. par J.-P. Guicciardi, Paris, Perrin, 1990, p. 335.
  41. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, vol. 1 et 2, Éditions de Minuit,‎ (1re éd. 1960), 1600 p. (ISBN 978-2-70731-054-5)
    Site Jean-François Parot : Le couvent des Capucines
    Site Tombes et sépultures : Le couvent des Capucines de la place Vendôme.
  42. Michel de Decker, La Marquise des plaisirs : Madame de Pompadour, Paris, Éditions Pygmalion,‎ , 216 p. (ISBN 978-2-85704-948-7), chap. XVIII (« Sous le pavé de la rue de la Paix »), p. 206.
  43. Edmond de Goncourt et Jules de Goncourt, Madame de Pompadour, Paris, Éditions Firmin Didot,‎ (1re éd. 1881), 402 p. (lire en ligne), chap. 17, p. 306 à 313
  44. Danielle Gallet, Madame de Pompadour ou le pouvoir féminin, Paris, Éditions Fayard, coll. « Histoire »,‎ (réimpr. juin 2002), 306 p. (ISBN 978-2-21301-516-3, présentation en ligne), p. 251
  45. Hans Christoph Hobohm (de), « Le progrès de l'Encyclopédie. La censure face au discours encyclopédique», in E. Mass et P-E. Knabe (éd.), L'Encyclopédie et Diderot, dme-Verlag, 1985 ,p.80.
  46. Son arrière petite-fille sera Aurore Dupin, plus connue sous le nom de George Sand.
  47. Consulter les ouvrages suivants : Francine Markovits, Montesquieu : Le droit et l'histoire, Librairie philosophique J. Vrin, coll. « Bibliothèque des philosophies »,‎ , 232 p. (ISBN 978-2-71162-155-2, lire en ligne), p. 131
    Antoine-Alexandre Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, vol. 2, Imprimerie Bibliographique (Paris),‎ , 678 p. (lire en ligne), p. 136. L'édition que Claude Dupin a détruit est celle des « Réflexions sur l'esprit des lois ». L'auteur publie en 1752, une nouvelle version plus modérée : « Observations sur l'Esprit des lois », et cette critique n'a pas fait l'objet d'un sort identique.
    Robert Ranjard, Le secret de Chenonceau, Tours, Éditions Gibert-Clarey,‎ (1re éd. 1950), 256 p., « Monsieur et madame Dupin », p. 185.
  48. Aujourd'hui à la Bibliothèque de l'Arsenal.
  49. Janine Terrasson, Madame de Pompadour et la création de la "Porcelaine de France", Bibliothèque des arts,‎ 1969, 144 p.
  50. XVIIIe siècle : Succès et consommation - 2.
  51. Jean-Noël Kapferer, Vincent Bastien, Luxe oblige, Éditions Eyrolles,‎ 2012, p. 112.
  52. (en) Charles Ranhofer, The Epicurean, Hotel monthly Press,‎ 1920, p. 313.
  53. Nous retrouvons ces deux acteurs dans le téléfilm Jeanne Poisson, marquise de Pompadour, où Hélène de Fougerolles conserve le personnage de la marquise.
  54. Voir également le site du musée Carnavalet : La place Louis-le-Grand et le couvent des Capucines.