Miyagawa Chōshun

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Miyagawa Chōshun : Ménage à trois - Sous le kimono fleuri

Miyagawa Chōshun (宮川長春?, 1683-1753) fut un artiste d'estampes et de peintures ukiyo-e.

Il naquit à Miyagawa, dans la province d'Owari, mais vécut ensuite l'essentiel de sa vie à Edo, où il mourut.

Malgré son talent, il est peu connu, et on ne connait de lui aucune estampe.

Sommaire

[modifier] Formation et carrière

Fondateur de l'école Michigawa, il avait appris son art sous la direction de maîtres des écoles Kanō et Tosa, ainsi que sous la direction de celui que l'on considère comme le fondateur de l'ukiyo-e, Hishikawa Moronobu. Ces influences sont évidentes dans son art, de même que celle de l'École Kaigetsudō.

[modifier] Son style

Mais au bout du compte, Chōshun, en tant que fondateur d'une nouvelle école de peinture, a un style qui n'appartient réellement qu'à lui. Les silhouettes qu'il dessine sont toutes auréolées d'une douce féminité, et les coloris qu'il utilise sont parmi les plus beaux de l'ukiyo-e.

Ses peintures ne mettent pratiquement en scène que des courtisanes, qui apparaissent chez lui plus voluptueuses que celles de la plupart des autres artistes, tout particulièrement chez un artiste plus tardif comme Harunobu. Outre ces portraits de courtisanes, Chōshun et ses élèves ont également produit de nombreuses œuvres érotiques (shunga).

[modifier] Ses élèves

Miyagawa Chōshun avait un certain nombre d'élèves, y compris son fils Shunsui, ainsi que Miyagawa Chōki (qui était peut-être aussi son fils), et Isshō.

[modifier] Anecdote

En 1751, peu d'années avant sa mort, Chōshun se vit commander, par un artiste de l'École Kanō, un travail de restauration au sanctuaire Shinto Nikkō Tōshō-gū. Quand finalement Chōshun ne fut pas payé pour son travail, une altercation prit naissance qui se termina par la mort de l'artiste Kanō des propres mains du fils de Chōshun. Ceci valu à Chōshun d'être banni d'Edo pendant toute une année.

[modifier] Bibliographie

  • Richard Lane : "L'estampe japonaise", pages 138 à 143 - Editions Aimery Somogy - Paris. Dépôt légal : 4° trimestre 1962

[modifier] Articles connexes

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