Mix-marketing
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Le marketing mix (parfois traduit plan de marchéage ou politique de marchéage) désigne l'ensemble cohérent de décisions relatives aux politiques de produit, de prix, de distribution et de communication des produits d'une entreprise ou d'une marque.
Sommaire |
[modifier] Etapes du marketing mix
[modifier] Les démarches préalables
Les démarches préalables à la définition du marketing mix (la stratégie marketing) sont le diagnostic interne, externe de l'entreprise qui aboutit à la définition d'objectifs en termes de segmentation du marché qui permettra à l'entreprise d'envisager certaines sources de volume de vente et d'un positionnement au sein de la segmentation qui nourrit l'image de marque de l'entreprise.
[modifier] Les domaines d'une politique de marchéage
Le plan de marchéage se fondait essentiellement selon Jerome McCarthy (1960) mais largement vulgarisé par Philip Kotler sur la règle dite des 4 P, ces quatre politiques définissent le produit au sens large et ses implications commerciales au plan :
- Product : la politique de produit (choix de la gamme de produits: profondeur de gamme, largeur de gamme, etc..). Le mot produit est employé au sens générique et comprend donc aussi les services qui, dans la société post-industrielle, représentent une part de plus en plus grande des offres marketing.
- Price : la politique de prix (ex: écrémage, pénétration, prix d'acceptabilité, rentabilité etc..)
- Place : la politique de distribution (choix du réseau et des canaux de distribution, force de vente, etc..). La distribution inclus également le Commerce électronique.
- Promotion : la politique de communication (choix du type publicité, promotion, marketing direct,Relations publiques, etc..)
[modifier] Aboutissement opérationnel : le plan marketing
Lorsque les actions concernant ces quatre domaines sont:
- programmées pour une durée donnée (par exemple une année),
- chiffrées (budgets, objectifs de résultats)
- avec leur détail par produit, segments de clientèle et unités de l'entreprise,
- et une explicitation des moyens affectés et des actions de terrain correspondantes,
On aboutit au plan marketing de la période considérée.
[modifier] Développements récents
Si ce modèle reste l'un des fondement du marketing, certains auteurs ajoutent d'autres dimensions comme le Client ou encore plus récemment le "P" de participation issus des techniques du Web 2.0 et plus particulièrement du Marketing 2.0. Des critiques sont aussi émises par d'autres experts qui considèrent que certains points de ce modèle ne concernent que les produits et services pour particuliers.
[modifier] Le cas particulier des services
Le marketing mix doit être appréhendé globalement par la stratégie marketing (même si cela pourrait ne pas être appliqué dans la pratique). Si c'est le cas, le marketing mix ne peut pas à priori subir de biais cognitif (c'est la stratégie qui les subit). Il utilise donc une segmentation sans impact à priori sur la qualité de l'analyse. Plus simplement, cette segmentation est arbitraire et a pour simple objectif de simplifier la prise de décision au niveau marketing. Chaque segment du marketing mix n'est pas défini de manière stricte et peut donc à priori couvrir tous les domaines concernant le marketing.
La légitimité du modèle des 4P est néanmoins remise en cause concernant les services car elle parait insuffisante. C'est pourquoi des auteurs, notamment Berry (1985), Eiglier et Langeard (1987) ou encore C. Lovelock (1996) ont mis au point un nouveau modèle. Celui-ci tient compte des spécificités de la servuction (création d'un service) qui sont l'intangibilité, mais aussi l'hétérogénéité et le caractère parfaitement périssable de ceux-ci. Le modèle des 7P ajoute, en plus des quatre catégories habituelles (product, price, place et promotion), les suivantes :
- Process : caractérisée par l'interaction avec le client (ex: accueil, conseil, horaires d'ouverture etc).
- People : capacités de la force de vente (ex: présentation, formation, etc).
- Physical evidence ou « Physical support » (support physique) : composantes matérielles du magasin (ex: vitrine, organisation des rayons etc), du service (ex: Rapport Annuel pour un expert-comptable; relevé de compte, carnet de chèque, ou carte bancaire pour une banque), ou identifiant le personnel, qui fait partie intégrante de la production pour un service (ex: uniforme ou tenue du personnel)
Certains ont critiqué l'apport conceptuel de ces 3 P dans la mesure où les idées qu'il représentent peuvent être incluses dans les 4 P originaux: le « Process » serait essentiellement un problème lié au produit, tandis que « People » serait essentiellement lié à la production, donc au produit, ou parfois à la promotion, et « Physical evidence » serait plus ou moins assimilé à la promotion.
[modifier] Bibliographie
- Mercator, Dunod, 2006.
- Marcel Saucet, Innovator, La tour des vents, 2009.
- Saverio Tomasella, Vers une psychanalyse de la marque et de ses expressions (thèse de doctorat), IAE de Nice, UNSA, 2002.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
- distribution (management), marketing-mix de la distribution (retailing mix)
- Stratégie de communication
- Marketing 2.0

