Mitsogo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Mitsogo

Populations significatives par région
Autres
Langues

Tsogo

Les Mitsogo sont un peuple bantou d'Afrique centrale établi au centre du Gabon dans la province de la Ngounié. Traditionnellement agriculteurs (agriculture sur brûlis) et matrilinéaires, les Mitsogo sont réputés pour leurs rituels de pratique religieuse, d'initiation très élaborés, notamment le bwiti (connaissance du monde ; le connais-toi toi-même, le soi évident de l'humanité) ou le mwiri pour les hommes (connu pour la formation guerrière des hommes), et le nyembe (pour les femmes, apprendre aux jeunes filles les savoir-faire ainsi que les occupations de la femme dans la société et même sa place).

Ethnonymie[modifier | modifier le code]

Selon les sources on observe de multiples variantes : Apidji, Apiji, Apindji, Ashogo, Getsogho, Getsogo, Ghetsogho, Isogho, Isogo, Itsyogho, Mitchogo, Mitshogho, Mitshogo, Mitsoghos, Mitsogo, Mitsogos, Nitsogho, Nitsogo, Shogo, Sogo, Tshogho, Tsogho, Tsogo, TsogosSource RAMEAU, BnF [1].

Culture[modifier | modifier le code]

Masque tsogo (région de l'Ogooué)

Bwété, selon l'appellation d'origine, est une tradition qui englobe une partie initiatique religieuse, une partie de l'apprentissage des actants du monde (formes, théories, concepts) pour le développement économique et le contrôle de la stabilité de la société par le masque sous une kyrielle d'interdits.

Dans les maisons traditionnelles anciennes, les Mitsogos sculptaient des femmes comme porte-bonheur et pour chasser les mauvais esprits sur les volets, avec des pigments blancs, bleus et verts sur un fond de losanges de bois, montrant une maîtrise des couleurs et des formes tout à fait étonnante, dès la fin du 18e siècle.

Les masques mitsogo sont recouverts de pigments blancs. Ils se caractérisent par une bouche ouverte, un petit nez triangulaire et des yeux de forme allongée surmontés par des sourcils en forme de « M »[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Baptiste Bacquart, L'Art tribal d'Afrique noire, Thames & Hudson,‎ 2010 (1re éd. 1998) (ISBN 978-2878113549), p. 116-117

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Otto Gollnhofer et Roger Sillans, « Recherche sur le mysticisme des Mitsogo : peuple de montagnards du Gabon central (Afrique équatoriale) », in Réincarnation et vie mystique en Afrique noire, Paris, 1965
  • Otto Gollnhofer, Les rites de passage de la société initiatique du Bwete chez les Mitsogho : la manducation de l'Iboga, Université René Descartes, Paris V, 1974
  • Otto Gollnhoffer, « Aspects phénoménologiques et initiatiques de l'état de destruction temporaire de la conscience habituelle chez les Mitsogho du Gabon », dans Psychopathologie Africaine, XII, 1, 1976, p. 45-75
  • Otto Gollnhofer et Roger Sillans, La mémoire d'un peuple : ethno-histoire des Mitsogho, ethnie du Gabon central, Présence africaine, Paris, Dakar, 1997, 244 p. (ISBN 2708706403)
  • André Raponda-Walker, Au pays des Tsogo (titre original Au pays des Ishogo), Messager du Saint-Esprit (Belgique), 1910
  • Roger Sillans, Motombi : mythes et énigmes initiatiques des Mitsogho du Gabon central, Institut d'ethnologie,‎ 1971, d’après une thèse de 3e cycle, 1967

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Disoumba : liturgie musicale des mitsogho du Gabon central : scènes de la vie initiatique de la confrérie du Bweté, film documentaire de Pierre Sallée, CNRS Audiovisuel, Meudon, 1969, 51’

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :