Mission impossible
| Mission impossible | |
| L'équipe au complet en 1970 | |
| Titre original | Mission: Impossible |
|---|---|
| Genre | Série d'espionnage |
| Créateur(s) | Bruce Geller |
| Production | Barry Crane |
| Musique | Lalo Shifrin |
| Pays d’origine | |
| Chaîne d’origine | CBS |
| Nombre de saisons | 7 |
| Nombre d’épisodes | 171 |
| Durée | 50 minutes |
| Diffusion d’origine | 17 septembre 1966 – 30 mars 1973 |
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Mission impossible (Mission: Impossible)[1] est une série télévisée américaine en 171 épisodes de 50 minutes, créée par Bruce Geller et diffusée entre le 17 septembre 1966 et le 30 mars 1973 sur le réseau CBS.
En France, les premières saisons de la série seront diffusées à partir du 10 octobre 1967 sur la deuxième chaîne de l'ORTF. L'intégralité de la série sera diffusée par La Cinq dès septembre 1987. Rediffusée actuellement[Quand ?] sur Direct 8. Au Québec, la chaîne sur laquelle elle était diffusée variait selon l'époque (Radio-Canada, TQS, Canal D, Prise 2).
Une seconde série, intitulée Mission impossible, 20 ans après (Mission: Impossible) en 35 épisodes de 48 minutes a été diffusée entre le 23 octobre 1988 et le 24 février 1990 sur le réseau ABC.
Plusieurs films de cinéma inspirés de la série ont été produits par Tom Cruise, qui jouait le rôle principal : Mission impossible (1996), Mission impossible 2 (2000) et Mission impossible 3 (2006). La réalisation des deux premiers fut confiée à deux cinéastes importants : Brian De Palma et John Woo. Le 4e opus sort en décembre 2011 : Mission impossible : Protocole fantôme, de Brad Bird, écrit par Christopher McQuarrie, scénariste oscarisé pour Usual Suspects.
Le premier film déclencha la colère de Peter Graves, furieux que Brian De Palma ait pu faire de Jim Phelps un criminel dans le 1er film.
Sommaire |
[modifier] Synopsis
Cette série, immortalisée par la musique de Lalo Schifrin et son entrée en matière via un magnétophone (« Bonjour, Monsieur Phelps. Votre mission, si toutefois vous l'acceptez... »), met en scène une équipe d'agents secrets américains, membres de l'IMF (Impossible Mission Force) à qui l'on réserve les missions les plus délicates. Chacun de ces espions est expert dans un domaine : maquillage, déguisements, mise au point de matériel très sophistiqué, etc.
Dans la plupart des épisodes[2], l'équipe intervient dans des pays, tous fictifs, d'Amérique latine ou d'Europe de l'Est. Leurs missions sont très diverses et très dangereuses : coups d'État, déstabilisation, désinformation, manipulations, complots, substitutions, infiltrations, contre-révolutions, etc. Dans le contexte de la guerre froide, ils sauvegardent les intérêts des États-Unis et de leurs alliés.
Leurs opérations ne sont pas légales, et c'est à cet effet qu'ils sont rituellement prévenus : « Si vous ou l'un de vos agents était capturé ou tué, le Département d'État nierait avoir eu connaissance de vos agissements. Bonne chance, Jim. »
Leurs moyens sont incroyablement sophistiqués : sosies, acteurs, poupées de cire, fausse monnaie, mises en scène, électronique miniaturisée, imitation, déguisements, chirurgie esthétique,... Souvent infiltrés au cœur même de ces régimes dictatoriaux, le suspense, appuyé par des effets musicaux ritualisés, vise à faire craindre aux téléspectateurs qu'ils ne soient démasqués. Ils n'usent pas de violence mais plutôt de manipulation psychologique : ils amènent a obliger leurs cibles à se comporter comme ils le désirent.
[modifier] Fiches technique
[modifier] Distribution
- Steven Hill : (VF : Claude Joseph) : Daniel « Dan » Briggs (saison 1)
- Peter Graves (VF : Jean-Claude Michel puis Igor de Savitch parfois Jean-Pierre Duclos) : James « Jim » Phelps (saisons 2 à 7)
- Barbara Bain (VF : Françoise Fabian et Paule Emanuele) : Cinnamon Carter (saisons 1 à 3)
- Greg Morris (VF : Bachir Touré puis Med Hondo) : Barney Collier (Saisons 1 à 7)
- Leonard Nimoy (VF : Marc de Georgi puis Jean-Pierre Moulin) : Paris (saisons 4 à 5)
- Peter Lupus (VF : Serge Sauvion puis Michel Derain et Pierre Fromont) : Willy Armitage (saisons 1 à 7)
- Martin Landau (VF : Jacques Degor) : Rollin Hand (saisons 1 à 3)
- Lee Meriwether (VF : Martine Sarcey puis Anne Rochant) : Tracey (saison 4)
- Sam Elliott (VF : Jean-Claude Robbe) : Dr Doug Robert (saison 5)
- Lesley Ann Warren : Dana Lambert (saison 5)
- Lynda Day George : Lisa Casey (saisons 6 à 7)
- Barbara Anderson : Mimi Davis (saison 7)
- Bob Johnson : Voix du message (saisons 1 à 7)
Sources VF : Doublage Séries Database
[modifier] Récompenses et nominations
- Emmy Awards 1967 :
- Meilleure série
- Meilleur scénariste pour Bruce Geller
- Meilleure actrice pour Barbara Bain
- Emmy Awards 1968 :
- Meilleure série
- Meilleure actrice pour Barbara Bain
- Golden Globe Award 1968 : Meilleure série télévisée ; Meilleur acteur dans une série télévisée pour Martin Landau
- Grammy Awards 1968 : Meilleure musique de série télévisée pour Lalo Schifrin
- Emmy Awards 1969 : Meilleure actrice pour Barbara Bain
- Golden Globe Award 1971 : Meilleur acteur pour Peter Graves
[modifier] Liste des épisodes
[modifier] Commentaires
Cette série, très innovante par sa forme à l'époque, connut un succès considérable, mais fut arrêtée au terme de sa septième saison.
En 1988, Mission impossible, 20 ans après ressuscita la série. Cette série, produite durant la grève des scénaristes de l'époque, permit, avec de nouveaux acteurs et donc de nouveaux personnages, de proposer des remakes d'épisodes de la première série. Mais le succès n'étant pas au rendez-vous, elle s'arrêta après deux saisons.
Même si la série a comme « personnage » principal une équipe, il y a quand même une vedette : Peter Graves, archétype de l'Américain rassurant aux nerfs d'acier, incarnant le chef de l'équipe, Jim Phelps. C'est le seul à ne pas avoir de spécialité précise. Mais c'est le stratège de l'équipe. Il élabore tous les scénarios des missions et il choisit ses équipiers en fonction des besoins de la mission : un rituel, au moins pour les premières saisons, au cours duquel il passe en revue les fiches des membres de l'IMF pour choisir ses équipiers (toujours les mêmes, bien sûr...). Dans quelques épisodes, il s'adjoint un spécialiste dans un domaine précis (médecin, illusionniste, etc.). Il semble recevoir directement les ordres d'un lointain service supérieur dont on ne sait à peu près rien, et ne discute jamais les solutions techniques envisagées par ses acolytes, si démentes soient-elles. Pour lui, tout est normal : il a confiance en eux, car ce sont les meilleurs...
Le nom de code gouvernemental de l'équipe est : « US ALPHA 716 CHARLIE »[3]
[modifier] Adaptations
[modifier] Films
| Titre français | Année | Réalisateur | Acteur principal | Budget | Total Box-office |
|---|---|---|---|---|---|
| Mission impossible | 1996 | Brian de Palma | Tom Cruise | $ 78,000,000 | $ 456,481,886 |
| Mission impossible 2 | 2000 | John Woo | $ 125,000,000 | $ 546,209,889 | |
| Mission impossible 3 | 2006 | J.J. Abrams | $ 150,000,000 | $ 397,501,348 | |
| Mission : impossible, protocole fantôme | 2011 | Brad Bird | – | – |
[modifier] Comics
[modifier] Jeu de société
- Mission impossible (1975), édité par Berwick's Toy Co. Ltd. et Seven Towns Ltd
[modifier] Jeux vidéo
- 1990 : Mission impossible (Konami)
- 1998 : Mission impossible (Atari)
- 2003 : Mission impossible : Opération Surma (Atari)
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- 1993 : Mission impossible de Alain Carrazé et Martin Winckler aux éditions Huitième Art.
- 1995 : Mission impossible : Opérations intelligence de Didier Liardet aux éditions DLM.
[modifier] Article connexe
[modifier] Liens externes
- Mission impossible sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
- Mission impossible, 20 ans après sur l’Internet Movie Database - Version plus complète en anglais
[modifier] Notes et références
- Alors que le titre français fait d'« impossible » un adjectif qualificatif, la graphie originale le traite comme un substantif. La traduction exacte serait donc : « Mission : L'Impossible ».
- Après 1969 et le rachat de Desilu Productions par Paramount Pictures, la série s'est progressivement recentrée sur la lutte contre le crime aux États-Unis. (Buxton, David, De « Bonanza » à « Miami Vice ». Formes et idéologie dans les séries télévisées, Éditions de l'Espace Européen 1991, p. 148, ISBN 2-7388-0127-7.)
- Code utilisé par Jim Phelps à la fin de l'épisode S.O.S. planète en danger (saison 2 épisode 7 de la 2e série).