Mission Terre

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Mission Terre
Auteur L. Ron Hubbard
Genre Science-fiction
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution New York
Éditeur Bridge Publications
Date de parution 1985 à 1987

Mission Terre, en version originale : Mission Earth, est une « décalogie » écrite par L. Ron Hubbard et publiée au cours de la seconde moitié des années 1980.

Le nombre d'ouvrage paru (dix) en un temps relativement court (entre 1985 et 1987), et à un moment où Ron Hubbard était gravement malade, a pu laisser penser qu'il n'avait pas rédigé lui-même les dix tomes de la série, se contentant d'en avoir fixé les « grandes lignes ». Au demeurant, huit des dix tomes ont été publiés après la mort de Ron Hubbard, survenue en janvier 1986.

En livre de poche, l'ensemble de la suite romanesque comprend environ 3 500 pages.

Romans de la série[modifier | modifier le code]

La série romanesque comprend 92 parties, réparties en dix tomes :

Thème de la série[modifier | modifier le code]

Sur la planète Voltar, le sinistre Lombar Hisst a décidé d'envoyer sur la planète Blitho P-3 (la Terre) un agent secret sans états d'âme, Soltan Gris, chargé de le ravitailler en drogue. Il charge aussi Soltan Gris de neutraliser Jettero Heller, un capitaine de la Flotte envoyé sur la planète pour voir si elle est apte à intégrer la Fédération Voltarienne et si l'on peut empêcher les habitants de s'autodétruire : en effet, pour garantir l'approvisionnement en drogue, il ne faut surtout pas que le gouvernement de Voltar apprenne que les humains ont acquis les aptitudes à intégrer la Fédération.

Arrivé sur Terre, Soltan Gris, être cupide et sans scrupules, va peu à peu complètement rater sa mission...

Les romans de la série ne sont pas dénués d'un certain humour.

L'Appareil de Coordination de l'Information[modifier | modifier le code]

Soltan Gris fait partie d'un organisme gouvernemental très secret dénommé « Appareil de Coordination de l'Information » (dit « l'Appareil »), placé sous les ordres du sinistre Lombard Hisst.

Les membres de l'Appareil sont souvent qualifiés d'« ivrognes » par les autres services publics de l'État voltarien (Flotte, Police intérieure, Militaires).

On observe que ce terme en trois mots évoque la célèbre Central Intelligence Agency (CIA) américaine, dont il reprend le sigle légèrement dans le désordre.

Quelques années auparavant, Ron Hubbard, dans son roman Terre champ de bataille (1982), faisait état du Bureau Impérial d'Enquête (Imperial Bureau of Investigations), dont le nom semblait calqué sur celui du Federal Bureau of Investigation, appelé couramment le FBI.

Distinctions et prix[modifier | modifier le code]

La suite romanesque et la Scientologie[modifier | modifier le code]

On sait que Ron Hubbard est le créateur de l'Église de Scientologie. Lorsque les dix volumes ont été publiés, cette Église existait depuis une trentaine d'années. Il est donc permis de s'interroger sur le point de savoir si Ron Hubbard a voulu, soit explicitement, soit implicitement de manière subliminale, « faire passer » certains messages issus de la scientologie dans ces romans.

Le roman insiste à divers endroits (par le récit de Soltan Gris) sur les comportements néfastes des psychiatres et psychologues qui utilisent la psychiatrie et la psychologie sur la planète Terre. Ce point avait été relevé quelques années auparavant dans sa précédente saga, Terre champ de bataille, dans lequel le lecteur pouvait voir les méchants Psychlos, venus de la planète Psychlo, lutter contre les gentils humains. À cette occasion, on pouvait s'interroger si les Psychlos ne faisaient pas référence à la psychologie : fallait-il voir une lutte entre les « méchants Psychlos (psychologues) » et les « bons humains », bref une lutte opposant les « Psycho(logue)s » aux « Sciento(logue)s » ?

Concernant l'actuelle suite romanesque, il est difficile de noter l'affichage explicite d'idées issues de la doctrine scientologue ; néanmoins il demeure certain que les lecteurs, et notamment les adolescents, doivent être avertis[non neutre] que la dénonciation récurrente par Ron Hubbard, même sur un ton badin ou humoristique, des prétendus « méfaits » de la psychologie et de la psychiatrie n'est neutre, ni sur un plan littéraire, ni sur un plan social, ni un plan médical, ni sur un plan politique, et qu'il paraît évident que sur ce point, l'auteur n'a pas hésité à indiquer le fond de sa pensée.

De même, il doit être relevé que Ron Hubbard décrit de manière particulièrement péjorative les homosexuels, qui sont assimilés à des personnes efféminées et lâches, ce qui pourrait permettre à certaines personnes de voir en lui un auteur homophobe. Cependant les prises de position homophobes de Ron Hubbard sur le sujet n'engagent pas l'Église de scientologie, étant rappelé que d'autres religions monothéistes pourraient se révéler, sur le plan doctrinal, tout aussi homophobes qu'Hubbard sur ce point.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

  • Terre champ de bataille, roman de science-fiction du même auteur, paru en 1982, mettant en scène l'action des humains contre des extraterrestres

Liens externes[modifier | modifier le code]