Misophonie

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Le terme misophonie (« haine des sons ») a été inventé en 2000 par Pawel et Margaret Jastreboff, de l'université Emery d'Atlanta[1], quand ils ont découvert que certaines personnes avaient des réactions fortes et négatives à certains sons sans pour autant souffrir de phonophobie, d'hyperacousie ou d'acouphène. Le son est associé à quelque chose de désagréable et s'ensuivent des réactions négatives lorsque le son se reproduit[2],[3].

Pawel Jastreboff prétend qu'il s'agit d'une mauvaise connexion entre différentes composantes du système nerveux, et il propose comme traitement la création d'associations positives avec les sons qui posent problème. Le traitement prend au moins neuf mois, mais M. Jastreboff prétend qu'il fonctionne dans 90 pour cent des cas[2].

En plus des sons produits par les humains, différents sons produits par des équipements, une horloge ou d'autres machines peuvent déclencher les réactions. Une fois engagée dans le trouble de misophonie, un cercle vicieux s'enclenche et la personne devient plus attentive et par le fait même plus affectée.

Les personnes atteintes de misophonie sont souvent agacées, voire enragées, par le bruit émis par d'autres personnes qui mangent, respirent et toussent, ainsi que par des bruits dits normaux. Les misophones ne sont pas agacés par les bruits qu'ils produisent eux-mêmes. Ils sont agacés par toutes sortes de bruits. Leurs réactions sont involontaires et le stress et la fatigue peuvent exacerber leur irritation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Pawel J. Jastreboff et Margaret M. Jastreboff : « Tinnitus retraining therapy for patients with tinnitus and decreased sound tolerance » in Otolaryngol Clin North Am., avril 2003 ;36 (2):321-36 12856300
  2. a et b article de Amy Fuller, La Presse Canadienne, Toronto.
  3. (en) Collectif : « Selective sound intolerance and emotional distress: what every clinician should hear » (Description clinique de deux cas), Psychosomatic Medicine 70:739-740 (2008).