Mirleft

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29° 34′ 42″ N 10° 02′ 02″ O / 29.578234, -10.033965

Le marché de Mirleft

Mirleft est une commune rurale marocaine de la province de Sidi Ifni, dans la région administrative Souss-Massa-Draa. Elle a pour chef-lieu un village amazigh du même nom.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Mirleft est située dans le sud du Maroc à 130 km d'Agadir[1], entre les villes de Tiznit et de Sidi Ifni. Elle a pour coordonnées géographiques : 29° 30′ 54″ N 10° 03′ 55″ O / 29.515, -10.06528[2]

Relief, géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

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Mirleft se trouve à la rencontre de la chaîne montagneuse de l'Anti-Atlas et de l'océan Atlantique. Ce phénomène géologique a créé de hautes falaises plongeant dans l'océan, une multitudes d'oueds qui forment à chaque embouchure des petites plages, et un arrière-pays formé de grandes collines peuplées de cactus, de palmiers et d'arganiers.

Climat[modifier | modifier le code]

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Contrairement à son voisin Tiznit, l'océan Atlantique adoucit, à Mirleft, les écarts de température entre le jour et la nuit, entre l'hiver et l'été. Les jours les plus chauds, on y dépasse rarement les 35° alors que la température atteint les 45°-50° à Tiznit. En fait, sa situation entre Atlas et océan lui confère un climat doux, tempéré et constant (moyenne de 25°C et 360 jours de soleil les mauvaises années).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La rue principale de Mirleft

Le village de Mirleft est devenu une petite « cité » balnéaire pittoresque. Sa rue principale, qui comporte des arcades sous lesquelles se répartissent des hôtels, épiceries, etc., a été construite après le protectorat français au Maroc[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

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Il y a plusieurs hypothèses ; pour l’une d’entre elles, le nom de Mirleft tire ses origines du latin en définissant le village à gauche de la mer ou bien du portugais comme mer dangereuse. L'origine linguistique amazigh verrait le nom dériver de la sensation d’extase éprouvée par les voyageurs : myour (ou amyour) signifie « s’habituer » et left (ou itelf) « devenir fou de joie ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Mirleft est une commune rurale de la province de Sidi Ifni depuis 2009[4], suite au démembrement de la province de Tiznit — dans le cadre de la création de neuf nouvelles provinces — dont elle faisait partie[5].

En 1964, le musicien américain Jimi Hendrix y a séjourné quelques semaines, avant d'aller se poser à Essaouira[6].

Démographie[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 2004, la commune de Mirleft comportait 1 303 ménages et 7 026 habitants, dont 7 012 Marocains et 14 étrangers[5].

En 1994, sa population se découpait en 6 803 habitants et 1 129 ménages[5].

Administration et politique[modifier | modifier le code]

En février 2014, l'absence de décharge contrôlée et la mauvaise gestion des eaux usées, via des fosses septiques privées se multipliant, pouvaient être constatées[7].

Économie[modifier | modifier le code]

Plage de Lagzira.

La commune de Mirleft est attractive sur le plan touristique — sans qu'il soit question de tourisme de masse — grâce à son climat tempéré, ses plages (dont la « plage rouge » de Lagzira[8]), des activités telles que la pêche, le surf (que les surfeurs soient aguerris ou non), la plongée, les ballades ou randonnées à pied et en VTT, ainsi que plusieurs restaurants et hôtels[9].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le fort de Tidli

Un ancien fort militaire, dit fort de Tidli, construit en 1935 par les Espagnols[1], surplombe le village.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fassi Fihri 2010
  2. « Mirleft », sur Geonames (consulté le 24 novembre 2014)
  3. Chaïdi Bahraoui 2014, p. 75
  4. [PDF] « Décret no 2-09-319 du 17 joumada II 1430 (11 juin 2009) modifiant et complétant le dahir no 1-59-351 du 1er joumada II 1379 (2 décembre 1959) relatif à la division administrative du Royaume », Bulletin officiel du Royaume du Maroc, no 5744,‎ 18 juin 2009, p. 1020 (ISSN 0851-1217, lire en ligne)
  5. a, b et c [PDF] Haut-commissariat au Plan, Recensement général de la population et de l'habitat de 2004 : Population légale du Maroc, La Vie éco, 68 p. (lire en ligne), p. 66
  6. Chaïdi Bahraoui 2014, p. 74
  7. Malika Alami, « Mirleft : L'envers du paradis touristique », L'Économiste, Casablanca, no 4222,‎ 27 février 2014 (lire en ligne)
  8. « Les 12 plus belles plages du Maroc ! », La Nouvelle Tribune, Casablanca,‎ 25 mars 2014 (lire en ligne)
  9. Chaïdi Bahraoui 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Hafid Fassi Fihri, « Les trésors cachés du Sud marocain : Mirleft, la magie d’un paisible village berbère », L'Opinion, Rabat,‎ 20 février 2010 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Asmaa Chaïdi Bahraoui, « Loin des sentiers battus », Telquel, Casablanca, no 617,‎ du 25 avril au 1er mai 2014, p. 74-75 Document utilisé pour la rédaction de l’article