Mirko Beljanski

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Mirko Beljanski

Mirko Beljanski (27 mars 1923 - 28 octobre 1998) est un biologiste français d'origine serbe. Il se présentait comme un découvreur incompris de « médicaments » contre le cancer et le sida, mais a été condamné par la justice pour exercice illégal de la médecine et de pharmacie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Yougoslave, d'origine modeste, Mirko Beljanski acquit la nationalité française le 17 mai 1966[1].

À l'Institut Pasteur (1948-1978)[modifier | modifier le code]

Il obtient une bourse de l'OMS et entre dans le service du Pr Machebœuf à l'Institut Pasteur en 1948. En 1951, il devient Docteur ès sciences et épouse Monique, fille du Pr René Lucas. La même année il entre au CNRS où il sera successivement attaché, maître, directeur de recherches, et enfin directeur de recherches honoraire à sa retraite en 1988[2].

Le Pr Machebœuf étant décédé en 1952, la direction de son service à l'institut Pasteur est reprise par Jacques Monod[3].

De 1956 à 1958, Beljanski travaille également en association avec S. Ochoa (prix Nobel) ; ils publient conjointement plusieurs articles sur la synthèse de protéines in vitro grâce à des fractions de cellules bactériennes[4],[5],[6]. Il obtient en 1960 le premier Prix Charles-Léopold Mayer[7], partagé avec Roger Monier, pour son travail sur le rôle de l’ARN dans le processus de synthèse des protéines.

En 1965, Beljanski est le premier à démontrer qu’un ARN extrait d’un virus de plante (le TYMV - Turnip Yellow Mosaic Virus, ou Virus de la mosaïque du navet) forme un complexe avec les acides aminés[8].[9][réf. incomplète]. Beljanski présente ses travaux sur la transcriptase inverse au 6e Symposium de Biologie Moléculaire de Baltimore en 1972[10] et publie dans les Comptes-rendus de l'Académie des sciences en 1973[11], ainsi que plusieurs articles dans le même sens[12],[13],[14].

Ces travaux diffèrent de la découverte et l’isolement en 1970 par Howard Temin[15] et David Baltimore[16] de la transcriptase inverse (enzyme capable de fabriquer un brin d'ADN complémentaire à un brin d'ARN, c'est-à-dire dans le sens inverse ARN→ADN ) chez des virus infectieux également impliqués dans l'oncogenèse, du poulet pour Tremin et de la souris pour Baltimore. Tous deux recevront le prix Nobel en 1975 pour cette découverte[17]. Il est fréquemment cité dans des livres et articles sur l’affaire Beljanski que H. Temin aurait reconnu la priorité de Beljanski pour la découverte de la transcriptase inverse chez les bactéries dans une « retrocitation » publiée le 7-12-1989 dans la revue « Nature » volume 342, p. 624. Temin précise que son attention a été attirée par les publications de Beljanski sur la transcriptase inverse chez les bactéries, que ce travail a été confirmé dans plusieurs publications soviétiques avant 1989 et qu’il serait intéressant de voir si les activités décrites sont liées aux « retrons » (famille de rétroéléments découvert chez les bactéries) [18].

Quelques années plus tard Beljanski met en évidence la transcriptase inverse chez les champignons[19] (1977) et les poissons[20] (1988).

En 1974, Mirko Beljanski adresse à J. Monod et à L. Chambon, sous-directeur de l’Institut Pasteur, des projets de recherche afin d'étendre les résultats de ses expériences sur les galles des plantes à la lutte contre les cancers des mammifères. En 1976 (publié en 1979), il met au point l'oncotest, qu'il présente comme une méthode rapide, économique et efficace permettant de détecter des tissus carcinogènes en observant la différence dans la structure secondaire d'ADN entre les tissus sains et les tissus cancéreux[21]. L’oncotest est présenté comme un outil fiable à 100 % pour cibler les agents cancérigènes, capable de distinguer les ADN des cellules cancéreuses de celui des cellules saines et permettant ainsi de tester des molécules susceptibles de détruire un ADN cancéreux. L'oncoteste n'a pas été reconnu par la communauté scientifique comme une méthode fiable capable de mettre en évidence l'action d'un cancérogène ou les propriétés anti-cancérigènes d’une molécule.

Il est licencié en 1978 de l’Institut Pasteur : « M. Beljanski est un chercheur travailleur et enthousiaste, mais il a trop tendance à prendre ses rêves pour des réalités. Il manque totalement d'esprit critique, pour ce qui concerne ses propres travaux » écrit un directeur de cet Institut[22].

Chercheur indépendant[modifier | modifier le code]

Il trouve un poste de recherche à la faculté de Pharmacie de Châtenay-Malabry (Université de Paris XI) jusqu'à sa retraite en 1988. Le facteur d'impact des publications à cette époque de Beljanski est peu substantiel par rapport à celles de Temin et Baltimore.

Mirko Beljanski prétend que les propriétés malignes ne sont pas conditionnées par des modifications de la séquence de la chaîne des nucléotides, mais par une rupture sur une certaine distance des liaisons hydrogène reliant les bases azotées complémentaires (appelé structure secondaire par Mirko Beljanski). Cette disparition des « barreaux de l’échelle » bien connue reliant les brins de l’ADN modifierait les propriétés biochimiques de l’ADN ayant pour conséquence d'activer les gènes impliqués dans l’oncogenèse. Mirko Beljanski appelle ce mécanisme de changement de conformation de l’ADN : « la déstabilisation progressive et cumulative de l’ADN cellulaire » et la cellule qui en est victime : « cellule déstabilisée ». Les molécules d'ADN sont effectivement appariées via des liaisons hydrogène entre leurs bases azotées pour former la double hélice d'ADN. Mais la déstabilisation progressive de l’ADN dans l’origine des cancers n’a été retrouvée par aucun chercheur depuis qu’elle a été émise par Beljanski, et son rôle dans l’activation ou la répression de certains gènes reste obscure.

Mirko Beljanski étudie des galles végétales qu’il considère comme des cancers végétaux ayant la même origine que les cancers animaux, c'est-à-dire une déstabilisation de l’ADN. À cet effet, il étudie la bactérie agrobacterium tumefaciens qui a la particularité de produire sur des dicotylédones des tumeurs appelées crown Gall (galle du collet) à la faveur d’une blessure. Or, ces tumeurs ne sont pas produites par une rupture des liaisons hydrogènes reliant les bases azotées de l’ADN, mais par le transfert d’un fragment de l’ADN de la bactérie vers la cellule blessée. L’élément génétique (plasmide Ti) responsable de cette infection avait été identifié par un consortium de chercheurs en 1974 sous la direction de J. Schell et M. van Montagu, puis le fragment génétique dénommé ADN-T, fut isolé du plasmide en 1977 par une équipe américaine dirigée par E. Nester. Ce fragment d’ADN est exprimé dans le végétal et conduit à une surproduction d’hormones de croissance (auxine, cytokinine) entrainant une multiplication anarchique des cellules végétales.

Après 1988, il continue ses recherches dans un laboratoire installé dans un garage rue Gaston Picard à Ivry-sur-Seine, le CERBIOL (Centre de recherches biologiques) où il va produire et diffuser ses premiers médicaments sans avoir déposé un AMM. Une association de soutien dénommée COBRA (Centre Oncologique et Biologique de Recherche Appliquée) est fondée par Pierre SILVESTRI. COBRA sera par la suite remplacé par le CIRIS (centre d’innovation, de recherches et d’informations scientifiques). Il travaille toujours, entre autres, sur le Pao pereira dont l'alcaloïde bloque la transcription de la transcriptase inverse ainsi que la duplication de l'ADN viral via l'ADN sain en s'attachant à l'ADN polymérase, c'est-à-dire à l'enzyme qui est responsable de la duplication [23],[24]. Ainsi, non seulement le virus du SIDA mais également de nombreux autres virus seraient bloqués par l'extrait d'écorce de Pao pereira sans effets secondaires toxiques. Beljanski utilise donc des extraits de Pao pereira pour traiter des plants de tabac atteints du virus de la mosaïque du tabac (TMV – Tobacco Mosaïc virus). Puis de 1990 à 1993 des études auraient été réalisées sur des malades humains à l'hôpital Lapeyronie de Montpellier[25] (référence insuffisante - non connue dans pubmed et inaccessible sur le site de la revue). Les résultats montreraient que le virus ne développerait pas de résistance au traitement, et que tous les indicateurs de sa présence diminueraient de 50 %[26].

Il met au point le RLB (Remonte Leucocytes Beljanski), à base de fragments particuliers d'ARN et à propos duquel l'avocat général au procès de 2002 note que « beaucoup de gens ont noté un effet particulièrement bienfaiteur puisqu'il luttait contre les effets secondaires des radiothérapies et des chimiothérapies »[27] en protégeant et régénérant les plaquettes sanguines, et en faisant remonter le taux des leucocytes. Ce stimulant leucocytaire breveté par Beljanski (FR 2385399 (A2) "Polyribonucleotides ayant une activié dans la Genèse des leucocytes et des plaquettes sanguines", 1978-10-27) montre l'effet strictement sélectif du RLB et permettrait de poursuivre la chimiothérapie sans interruption[25]. Plusieurs expertises toxicologiques ont démontré son innocuité et ont fait l'objet d'un essai clinique réalisé aux États-Unis confirmant l'intérêt de cette préparation : «Dose escalation study of anti-thrombocytopenic agent in patients with chemotherapy induced thrombocytopenia» BMC Cancer 10 : 565 (2010).

Mirko Beljanski est mort d'un cancer en octobre 1998[28].

L'accueil de ces travaux[modifier | modifier le code]

Beljanski a écrit 133 publications scientifiques et deux livres. Son premier ouvrage The Regulation of DNA Replication and Transcription a été republié chez Demos Medical.

Un livre collectif, Cancers: guide pratique d'évaluation de traitement et de surveillance, écrit en 1997 par Jean-Marie Andrieu, Pierre Colonna et Raphaël Lévy, résume l’opinion de la grande majorité des cancérologues sur les travaux de Beljanski. Les auteurs ont écrit dans ce livre : « Les théories de Beljanski et ses applications thérapeutiques restent totalement discutables et la documentation présentée comporte de nombreux points obscurs et non convaincants ». Par exemple, ces théories ne cadrent pas avec l'aneuploïdie très fréquente dans l'oncogénèse, le rôle des facteurs de croissance et la surexpression d'oncogènes suite à des mutations. En outre, ces ruptures des ponts hydrogène décrites par M. Beljanski ont peu de chance d’être conservées quand l’ADN est répliqué en supposant que ces anomalies ne bloquent pas le cycle cellulaire. Les cellules cancéreuses, comme les cellules saines, utilisent les mêmes processus de réplication de l'ADN sous le contrôle du réplisome. La réplication commence toujours par l’action de l’ADN topoisomérase, puis d’hélicases qui ont pour fonction de briser les ponts hydrogènes afin de séparer les deux brins d’ADN et former un œil de réplication. Cette séparation des brins d’ADN ferait donc disparaître par la même occasion les ruptures accidentelles des ponts hydrogène décrites par M Beljanski avant la synthèse des brins complémentaires par les ADN-polymérases.

À l'inverse, en 2008, son collègue à l'Institut Pasteur, Luc Montagnier, spécialiste du sida et prix Nobel de physiologie ou médecine, mentionne dans son livre Les Combats de la Vie son estime pour Beljanski, les gros tracas juridiques que celui-ci a subis en France, et l'action thérapeutique du Pao pereira, qu'il attribue à un pouvoir immunostimulant et antioxydant[29].

Plusieurs livres ont été écrits sur les travaux de Mirko Beljanski par sa femme, ou par ses admirateurs, par exemple en 2012 Cancer's Cause, Cancer's Cure: The Truth about Cancer, Its Causes, Cures, and Prevention par Dr Morton Walker[26].

Les produits, les controverses sur ces produits, les condamnations[modifier | modifier le code]

Beljanski a déposé 11 brevets entre 1976 et 1992 ; après 1991 il cédera 5 d'entre eux à la FERM (Suisse) et à Abraxas Biolab[27] dont il est le principal actionnaire par l’intermédiaire de la société Rosera Ltd ayant son siège social dans un paradis fiscal, l’ile de Jersey. En 1988 il dépose un brevet[30] pour le Bioparyl, une préparation à partir de Gingko biloba[31]. En plus du RLB mentionné plus haut, Beljanski a produit également le BG-8, qui bloquerait la croissance des cellules cancéreuses et tumorales [27] et serait particulièrement actif en synergie avec la chimiothérapie ou la radiothérapie.

Il a commercialisé des produits dont le PB100, à base d'extraits de plantes notamment le Pao pereira, mis au point pour la lutte contre le cancer et le SIDA[32]. En réalité, les premiers travaux sur le Pao Pereira remontent à 1959[33]. Les extraits de Pao pereira sont connus en pharmacologie pour leur utilisation ancienne comme un substitut de la quinine qui, elle-même, était prescrite en Afrique Centrale et Occidentale pour ses propriétés antipaludiques et antipyrétiques[34]. Le principe actif de la quinine appartient à la famille des intercalants qui ont la propriété d’interférer avec la double hélice d’ADN au niveau de deux bases complémentaires : la cytosine et la guanine, provoquant l’arrêt du cycle cellulaire[35]. Ces alcaloïdes font partie des centaines de milliers de substances provenant du monde végétal connues pour leurs propriétés antinéoplasiques et abandonnées en cancérologie en raison de leur trop grande toxicité et/ou de leur efficacité insuffisante... Un dérivé de la flavopéréine du pao pereira (dihydroflavopereirine) et la sempervirine (expérimentée par Mirko Beljanski) ont fait l’objet en 1986 d’un contrôle expérimental publié dans les annales pharmaceutiques Françaises montrant que dans certaines conditions expérimentales, un certain degré antimitotique a été démontré lié à la structure moléculaire ; donc, rien d'extraordinaire pour ces alcaloïdes qui ne se sont pas montrés supérieurs aux traitements anticancéreux conventionnels[36],[37]

L'absence d'AMM des produits Beljanski quand ils étaient fabriqués en France, a suscité plusieurs procès pour exercice illégal de la pharmacie[38]. La demande d’AMM a été rejetée par les autorités sanitaires françaises en 1995, le dossier étant incomplet faute de présentation d'essai clinique dans les normes précisant les bénéfices/risques.

Selon un rapport de l'agence nationale de recherche sur le SIDA du 26 juin 1994, celui-ci serait même inefficace et dangereux[39]. L'AMM n'est toujours pas accordée.

Les produits de Mirko Beljanski sont désormais commercialisés par la société Natural Source International implantée à New York et dirigée par sa fille, Sylvie Beljanski. Ils sont présentés comme des compléments alimentaires et ils n'ont pas été évalués par la FDA n'étant pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une maladie quelconque (tel que c'est précisé sur le site web de cette société).

Le jugement de la Cour d'Appel de Paris, rendu le 27 septembre 2002, a condamné plusieurs prévenus, notamment Monique Beljanski, à des amendes pour exercice illégal de la pharmacie[40]. En revanche, la Cour européenne des droits de l'homme à Strasbourg a rendu un arrêt en février 2002 confirmé définitivement en mai 2002, condamnant l’État français pour la durée excessive de la procédure judiciaire, mais ne se prononçant pas sur le fond du dossier[41][42].

Enfin, l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé de la Belgique, a rappelé, dans une note du 31 janvier 2013, les raisons d’un « arrêté royal portant interdiction de la délivrance des médicaments à base de certaines plantes y compris le « Pau Pereira » [43]. Il est précisé dans ce document qu’il existe différentes espèces de plantes dénommées Pau Pereira ou Pao Pereira dont certaines apocynacées, et parmi eux le Gerssospermum laeve utilisé par Mirko Beljanski dans ses préparations pharmaceutiques. Or les apocynacées sont des plantes susceptibles de contenir des alcaloïdes pyrrolizidiniques connus pour leur propriétés génotoxiques et mutagènes ; ils sont surtout inducteurs reconnus de tumeurs hépatiques.

Cette note précise également :

  • « D’autre part, certaines des plantes précitées contiennent des alcaloïdes qui, par insertion au niveau de l’ADN des cellules, peuvent avoir des effets tératogènes ou mutagènes;
  • Il s’ensuit que l’utilisation de «Pau pereira» présente un risque pour les patients, en particulier pour les femmes en âge de procréer;
  • Il n’existe en outre pas d’extraits de plantes, dénommées «Pau pereira», qui soient suffisamment caractérisés en ce qui concerne la préparation et la composition;
  • Vu le risque de confusion entre les différentes plantes précitées, il est actuellement impossible de garantir la qualité et la sécurité des matières premières et préparations qui contiennent des extraits de plantes dénommées «Pau pereira»
  • La délivrance de «Pau pereira» sous forme de matière première ou de préparation magistrale ou officinale contenant du « Pau pereira », est interdite. » (en gras dans la note)

Plusieurs publications américaines (par exemple :«Anti-prostate cancer activity of B-carboline alkaloid enriched extract for Rauwolfia vomitoria» (International Journal of Oncology 29:1065-1073 2006) ou «B-Carboline Alkaloid-Enriched Extract from the Amazonian Rain Forest Tree Pao Pereira suppresses Prostate Cancer Cells» ( Journal of Society Integrative Oncology 7 (2) 59-65 2009), confirment l'effet anti-cancer du Pao pereira et du Rauwolfia vomitoria préparés selon la méthode Beljanski. Toutefois, ces publications sont relatives à des essais in vitro et in vivo. Ils ne sont donc pas suffisamment probants faute d’avoir été confirmés par des essais cliniques destinés à établir les bénéfices/risques. Ces contrôles sont indispensables pour déterminer la dose d’efficacité optimale chez l’homme, l’inventaire des risques toxicologiques[44], et si l’effet synergique constaté lors de ces essais où ont été introduits d’autres antinéoplasiques comme le gemcitabine, sont supérieurs aux protocoles déjà utilisés en pratique clinique courante. Ces résultats ne sauraient justifier pour les mêmes raisons, leur emploi dans certaines préparations en vente libre et dont le risque de toxicité est rappelé, le 31 janvier 2013, dans la note de l’Agence fédérale belge des médicaments et des produits de santé.

Les produits Beljanski et François Mitterrand[modifier | modifier le code]

La notoriété de Mirko Beljanski a été alimentée également par l'utilisation par François Mitterrand, président de la République française, de ses produits, pendant 12 à 18 mois, pour tenter de soigner le cancer qui a provoqué son décès[45],[46].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mirko Beljanski – Chercheur “maudit”.
  2. Les apprentis sorciers du sida, L'Express.
  3. Beljanski, la reconnaissance.
  4. (en) Beljanski M, Ochoa S, « Protein biosynthesis by a cell-free bacterial system » Proc. Nat. Acad. Sci. USA 1958;44(6):494-501. PMID 16590228
  5. (en) Beljanski M, Ochoa S. « Protein biosynthesis by a cell-free bacterial system » IVe Congrès Intern. Biochim. Vienne, 1958, p. 49 - Résumés des communications.
  6. (en) Beljanski M, Ochoa S. « Protein bio-synthesis by a cell-free bacterial system. II-Further studies on the amino acid incorporation enzyme » Proc. Nat. Acad. Sci. USA 1958;44(12):1157-61. PMID 16590327
  7. Claudy-G Norddau et Monique Beljanski, Beljanski un novateur en biomédecine, éd. Marco Pietteur, p. 174.
  8. M. Beljanski « L'ARN isolé du virus de la mosaïque jaune du Navet, accepteur des L-acides aminés en présence d'enzymes bactériennes » Bull. Soc. Chim. Biol. 1965, 47, p. 1645-1652.
  9. -INFECTED CELLS - Proc Natl Acad Sci U S A. aug 1964
  10. (en) Beljanski M, Manigault P.« Genetic transformation of bacteria by RNA and loss of oncogenic power properties of Agrobacterium tumefaciens. Transforming RNA as template for DNA synthesis » Sixth International Symposium on Molecular Biology Ed.F.Beers and R.C.Tilghman. The Johns Hopkins University Press, Baltimore, 1972, p. 81-97.
  11. M. Beljanski « Séparation de la transcriptase inverse de l'ADN polymérase ADN dépendante. Analyse de l'ADN synthétisé sur le modèle de l'ARN transformant » C.R. Acad. Sci. 1973, 276, p. 1625-1628 (série D).
  12. M. Plawecki, M. Beljanski « Transcription par la polynucleotide phosphorylase de l'ARN associé à l'ADN d'Escherichia coli » C.R. Acad. Sci. 1971, 273, p. 827-830 (série D).
  13. M. Beljanski, M.S. Beljanski, P. Bourgarel « ARN transformants porteurs de caractères héréditaires chez Escherichia coli showdomycino-résistant » C.R. Acad. Sci. 1971, 272, p. 2107-2110 (série D).
  14. Beljanski M. « Synthèse in vitro de l'ADN sur une matrice d'ARN par une transcriptase d'Escherichia coli » C.R. hebd Seances Acad. Sci. 15 mai 1972, 274 (20), p. 2801-2804 (série D : Sciences Naturelles).
  15. Temin HM, Mizutani S. Related Articles, Links RNA-dependent DNA polymerase in virions of Rous sarcoma virus. Nature. 1970 Jun 27;226(5252):1211-3. No abstract available. PMID: 4316301 [PubMed - indexed for MEDLINE]
  16. http://www.garfield.library.upenn.edu/classics1988/A1988R224200002.pdf
  17. (en) The Nobel Prize in Physiology or Medicine 1975 : David Baltimore, Renato Dulbecco, Howard M. Temin.
  18. Howard Temin, dans Nature vol 342, 7 December 1989 : «  Sir, in my news and views article "Reverse Transcriptases. Retrons in Bacteria" (ref 1.) i stated "no such reverse transcriptase seemed to exist in bacteria". M. Beljanski has since called my attention to his publications on reverse transcriptase in bacteria". This work was confirmed in several Soviet publications. It will be of interest to see if these activities are related to retrons. »
  19. (en) Dutta S.K. Beljanski M. Bourgarel P. « Endogenous RNA-bound RNA dependent DNA polymerase activity in Neurospora crassa » Exp Mycology 1977, 1:173-182. DOI:10.1016/S0147-5975(77)80016-9
  20. (en) Beljanski M. Niu L.C. Beljanski M.S. Yan S. Niu M.C. « Iron stimulated RNA-dependent DNA polymerase activity from goldfish eggs » Cell Mol Biol. 1988; 34 (1) : 17-25.
  21. (en) [PDF] Mirko Beljanski « Oncotest : a DNA assay system for the screening of carcinogenic substances » IRCS Medical science 1979, 7, p. 476.
  22. Kouchner 1993.
  23. (en) Beljanski M, Le Goff L, Aaron-Da-Cunha Y « Special short dual-action RNA fragments can both induce and inhibit crown-gall tumors » Proc. 4th Conf. Plant Path. Bacteria Angers, 1978, p. 207-220.
  24. (en)[PDF] Beljanski M. « Reverse transcriptase in bacteria : small RNAs as genetic vectors and biological modulators » Rev. Brazil Gen. 14, 4, 873-896. 1991.
  25. a et b (en)[PDF] Donadio D, Lorho R, Causse JE, Nawrocki T, Beljanski M. « RNA fragments (RLB) and tolerance of cytostatic treatments in hematology : a preliminary study about two non-Hodgkin malignant lymphoma cases » Deutsche Zeitschrift für Onkologie 1991;23(2):33-5.
  26. a et b Cancer's Cause, Cancer's Cure : The Truth about Cancer, Its Causes, Cures, and Prevention, par Dr Morton Walker. 27 février 2012.
  27. a, b et c Minutes du procès Beljanski en appel en mai 2002 à Paris (trois derniers jours et jugement) - Avocat général, 23 mai 2002.
  28. Abgrall 2000.
  29. Luc Montagnier, Les Combats de la Vie, Jean-Claude Lattès, 2008, p. 232-233. Citation sur http://lucadeparis.free.fr/index/montagnier_combats.htm
  30. Bioparyl : brevet français no 88 09738 du 19 juillet 88.
  31. Anti-virus composition and its uses, brevet publié en 1993.
  32. (en) Bemis DL, Capodice JL, Desai M, Katz AE, Buttyan R. « Beta-carboline alkaloid-enriched extract from the amazonian rain forest tree pao pereira suppresses prostate cancer cells » J Soc Integr Oncol. 2009 Spring;7(2):59-65.
  33. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/14435279
  34. Pharm.an alkaloid, C19H24ON2, obtained from pereira bark and formerly used as a quinine substitute
  35. http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11731803
  36. http://hdl.handle.net/2268/41371
  37. dihydroflavopereirine and sempervirine (β-carbolinium alkaloid) on cancer cells in culture. Ann Pharm Fr. 1985;43:83–8
  38. Un premier procès aura lieu en 2001. Entre temps, la France sera condamnée par la Cour européenne des droits de l'Homme (Requête no 44070/98) pour la durée excessive de la procédure judiciaire, mais ne se prononcera pas sur le reste du dossier.
  39. Beljanski c/ France, Cour européenne des droits de l'homme, Requête no 44070/98, 7 février 2002
  40. Le Monde 2001.
  41. « AFFAIRE BELJANSKI c. FRANCE », sur le site de la Cour européenne des droits de l'homme
  42. Le Monde 2002.
  43. « AVIS RELATIF À : l’ «Arrêté royal portant interdiction de la délivrance des médicaments à base de certaines plantes, y inclus le Pau pereira» »
  44. http://www.leem.org/essais-cliniques-pourquoi-ils-sont-indispensables
  45. Guichard et Coignard 1996.
  46. Pégard et Meeus 2000.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]