Miribel (Ain)
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| Miribel | |
|---|---|
Détail |
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| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Rhône-Alpes |
| Département | Ain |
| Arrondissement | Bourg-en-Bresse |
| Canton | Miribel |
| Code Insee abr. | 01249 |
| Code postal | 01700 |
| Maire Mandat en cours |
Jacques Berthou 2008-2014 |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Miribel et du Plateau |
| Site internet | http://www.miribel.fr |
| Démographie | |
| Population | 8 847 hab. (2006) |
| Densité | 361 hab./km² |
| Gentilé | Miribelans |
| Géographie | |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | mini. 167 m — maxi. 313 m |
| Superficie | 24,49 km² |
Miribel est une commune française, chef-lieu de canton de l'Ain. Elle fait partie l'agglomération lyonnaise.
Les habitants de Miribel s'appellent les Miribelans.
Le canton, qui fait partie de l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, comporte 5 communes et 19 195 habitants.
Sommaire |
[modifier] Géographie
[modifier] Histoire
Site occupé en tant que place forte par les romains. Première mention écrite au XIe siècle.
[modifier] Héraldique
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Les armes de Miribel se blasonnent ainsi[1] : Écartelé au premier de gueules à une gerbe de blé d'or, au deuxième d'azur à un huchet d'argent virolé et lié dor, au troisième d'azur à un poisson d'argent posé en bande, au quatrième de gueules à une grappe de raisin d'or. |
[modifier] Faits historiques
- Les îles et le creusement du canal[2]
En 1307, Guichard, Sire de Beaujeu, octroya aux habitants de Miribel nés et à naître, contre la somme de 320 livres viennois, les bois et pacages des Brotteaux[3] des Iles du Rhône et du bois de Malbuet du port de la Riorte jusqu’à Crépieux.[4] Dès cette époque médiévale, les îles ont fait l’objet de nombreux conflits entre les seigneurs ou habitants des communes riveraines. L’assassinat de monsieur Berlie en 1787 d’un coup de feu parti du Dauphiné pendant qu’il coupait du bois avec plusieurs de ses concitoyens miribelans sur des terrains communaux, en est une illustration.[5] C’est à la suite de la crue de 1754 que le premier ouvrage de protection a été réalisé sur ce qui allait devenir le canal de Miribel. Il s’agissait de créer une digue en éperon « à la pointe de Neyron sur Vaux, en Dauphiné » pour orienter le fleuve sous le château de la Pape. Elle sera réalisée entre 1755 et 1760. Dans un premier temps, il s’agissait de maîtriser les divagations du fleuve en crue. De nombreux ingénieurs apportèrent leur participation à ces travaux. L’ingénieur en chef O’Brien créa le service de la navigation en 1840 et préconisa la mise en place de digues. En 1841, il décrit dans un rapport les difficultés rencontrées par la navigation sur le Rhône entre Loyette et Lyon, en raison d’un grand nombre d’îles : « Parmi celles-ci, les plus considérables sont celles de Miribel, qui se trouvent en face de cette ville. Dans cette partie, le fleuve au niveau des eaux ordinaires s’étend sur une largeur moyenne de plus de trois kilomètres et envahit à la moindre crue un immense espace de terrain. » L’ingénieur Goux étudia plus précisément la section du confluent de la rivière d’Ain jusqu’à Lyon. L’un des principaux efforts de l’administration à cette époque porta sur les voies navigables. Le 22 avril 1846, une somme de 30 000 francs avait été votée pour l’amélioration du passage des « îles de Miribel ». La somme totale prévue pour améliorer le passage était de 1 800 000 francs en mai 1847.[6] Le 13 décembre 1848, 22 000 francs étaient alloués par décision du Ministère des Travaux Publics. Bien que l’étude technique ait été lancée dès la création du Service spécial du Rhône en 1840, il fallut attendre plus de sept ans après la fin de cette étude avant le démarrage des premiers travaux en 1848, dans le contexte des Ateliers Nationaux.[7] Ils faisaient suite à la demande inquiète et pressante du préfet du Rhône qui cherchait à occuper les ouvriers. La mairie de Miribel faisait également pression car, comme le disait son maire Antoine Louis Larue[8] : « La commune a bien des ouvriers de la soie au chômage. » À la demande de la municipalité de Miribel, il fut envoyé à Lyon la 53ème Section des ateliers nationaux pour tenter d’endiguer le Rhône, défricher les îlots et planter des arbres. Parallèlement aux travaux de creusement du Canal de Miribel, le 53ème atelier planta en deux ans : 3035 poucettes d’acacias, 1600 de mûriers, 9284 de peupliers et 200 de platanes pour un coût total de 236,36 francs. Cette somme fut payée par la vente du bois de défrichement. À cette époque, le conseil municipal estimait la valeur de ses îles à 3000 francs l’hectare. Elles nourrissaient 1200 vaches, chevaux et mulets. Les travaux de creusement durèrent dix ans avec au moins 500 personnes qui allaient être occupées par la réalisation de ce chantier qui coûtera finalement 845 700 francs.[9] Jean-Louis Burnier[10] décrivait ainsi ces ouvriers des Ateliers Nationaux : « On ne peut passer sous silence les méfaits de ces hommes venus du Nord de la France et désignés pour venir travailler sur le Rhône. Sans scrupules et aux moeurs bizarres, ils se permettaient en cette période de disette de voler chez l’habitant des produits de la basse cour entre autre. Ils se déplaçaient par groupes et semaient la peur dans toute la région. Les gens les appelaient les “voraces”. » Sur la rive droite de cet ouvrage, il sera réalisé un chemin de halage.[11] Lorsque le creusement fut terminé sous la direction de l’ingénieur O’Brien, et afin de permettre la traversée du canal, des trailles ont été installées à Crépieux, Neyron, Miribel et Thil.
- Miribel les Bains, station thermale[12]
Miribel : station thermale telle Vichy, La Bourboule, Evian… Cela aurait pu être possible si l’histoire avait été différente. Saviez-vous qu’au milieu du XIXème siècle on a trouvé à Miribel une source ferrugineuse et naturellement gazeuse ? Elle aurait pu conférer à cette commune une place équivalente à celle de Charbonnières-les-Bains.
La source du ‘‘joli bois des Boulées’’ À la suite de longs travaux au pied de la colline, dans “'le joli bois des Boulées”, comme on disait alors, Messieurs Chabannat et Pierron ont découvert une source ferrugineuse et naturellement gazeuse. Ils décidèrent de l’exploiter. L’eau et les limons furent analysés par le docteur Viricel, célèbre médecin de l’époque. Les docteurs Chavanne, Ferrand et Rioux établirent un rapport sur les propriétés médicales de ces eaux des Boulées. Un établissement thermal fut créé et inauguré solennellement le 31 juillet 1864, en présence du maire de l’époque, François Favrot dit Maurice et de nombreuses personnalités lyonnaises. Un quotidien lyonnais a relaté cet événement. Nous publions ci-dessous le texte de l’époque. Une autre source… d’informations est connue. Il s’agit des récits du baron de Raverat, publiés en 1865. On peut lire dans l’un d’eux : « … la découverte à peu de distance du village, d’une source d’eau minérale ferrugineuse dont les vertus curatives, la beauté du site et la fraîcheur des bosquets dépassent tout ce qu’on a vu jusqu’à présent, d’après les réclames des journaux et les affiches jaunes illustrées d’une mauvaise lithographie placardées à Lyon ».
Texte de l’article paru dans le journal « Le Progrès » du 11 août 1864. “La petite ville de Miribel, située près des rives du Rhône, au pied du riant coteau qui s’adosse en contrefort à l’immense plateau de la Bresse, possède maintenant un établissement d’eaux minérales. La source, perdue depuis quelques années, vient d’être retrouvée par les soins intelligents de MM. Chabanat et Pierron, dans des tranchées exécutées dans le bois des Boulées. MM. Chavanne, Ferrand et Rioux préparent actuellement un rapport spécial qui édifiera le public sur les propriétés médicales des eaux ferrugineuses des Boulées. On a donc lieu de croire que rien se s’opposera bientôt à l’exploitation de cette précieuse découverte qui aura le double avantage d’enrichir ses propriétaires, tout en répandant le mouvement et la vie dans la petite ville de Miribel, et lui donnant un nouvel élément de prospérité. La fête d’inauguration a eu lieu le 31 juillet dans l’enceinte de l’établissement thermal, situé sur le versant de la colline, à trois cent mètres de Miribel. Les nombreux invités de Lyon ont été émerveillés du splendide panorama qui se déroule du haut de ce site pittoresque dans la direction du bassin du Rhône et qui s’étend jusqu’aux cimes lointaines des Alpes. Cette magnifique perspective contribuera au succès de cette gracieuse station balnéaire.”
La fin d’une belle histoire Mais les espérances des découvreurs de la source furent de courte durée. Ils avaient projeté la construction d’un casino ; on leur refusa l’acquisition des terrains. Ils suscitèrent également l’envie et la jalousie. Certains trouvaient inadmissible que la source restât privée. Après le départ du dévoué maire François Favrot dit Maurice, son successeur Henri Grobon, commis par le préfet en 1865, estima que l’avenir de Miribel était dans l’expansion industrielle plutôt que dans l’exploitation de la source des Boulées.
En 1867, on s’aperçut que l’eau, toujours ferrugineuse, n’était plus gazeuse. Et ce fut la guerre de 1870. On cessa alors de parler de cette station thermale. Les anciens prétendirent que cet abandon permit à Charbonnières de se développer.
On ne connaît plus cette source du “joli bois des Boulées”. Etait-ce la même que celle qui figurait sur un plan de 1748 exécuté pour le compte de Louis Chapuis, seigneur de Miribel et de Margnolas, et appelée “fontaine de Néchat” ? Quant aux terrains et bâtiments de la station, ils ont été achetés par un personnage qui avait fait fortune lors de l’Exposition Universelle de Paris en 1900 en vendant des petits pains dans son kiosque à l’enseigne de “la Lune” : la demande étant importante, le dit personnage fit construire plusieurs kiosques et embaucha des mitrons pour l’aider. À la fin de l’exposition, il pris alors une petite retraite et rejoignit la région lyonnaise. Après des pérégrinations, il trouva magnifique l’emplacement de l’ancienne station thermale et s’y installa. Il fit reconstruire, avec les pierres d’origine, son premier kiosque visible encore aujourd’hui. Il restaura alors les bâtiments de l’ancienne station et les baptisa “la Lune” en souvenir de son enseigne parisienne. Cette propriété vendue plusieurs fois porta successivement les noms de “Aux chants des sources” et “Au doux nid”.
[modifier] Traditions
- Les brandons ou Ka Volets
Une très ancienne coutume se perpétue encore de nos jours au Mas Rillier : les brandons. Les feux des brandons sont également appelés les “ka volets” ou “ko volets” (gros feux) par les Marillans ; en patois régional “lou chautta foi”, “le feu qu’on saute”. De son origine celte liée à l'adoration du feu, rien n'est moins sûr. En revanche, cette coutume est attestée au XVIIème siècle dans le lyonnais[13]. Le premier dimanche de carême, dit dimanche des brandons ou des bordes, la dernière mariée du village allume un bûcher. La fête est marquée par des rites agraires. Les “paysans vont la nuit de ce jour-là avec des torches, de paille ou de bois de sapin, allumées, parcourir les arbres de leurs jardins et de leurs vergers, et les apostrophant les uns après les autres avec ces torches allumées, ils les menacent, s’ils ne portent du fruit cette années de les couper par le pied et de les brûler”[14]. Mais c’est aussi une fête au cours de laquelle d’étranges épreuves sont imposées aux jeunes mariés. L’exemple de Régny nous est connu par les textes[15] : le mardi gras, les “garçons de paroisse” de Régny et du plat pays proche, âgés de plus de dix-huit ans, se réunissent au son du tambour et se rendent dans les bois. Ils chargent une charette de fagots et contraignent les mariés de l’année à la traîner jusqu'en ville et à faire un grand feu. Cet exemple illustre bien ce qu’était le fête des brandons dans le lyonnais et donc indirectement au Mas Rillier. Les rites agraires ont laissé place aux festivités, et les garçons de paroisse aux conscrits, mais des pratiques subsistent. De nos jours, cette fête est organisée par les conscrits du Mas Rillier. Elle se déroule chaque année le second samedi de février et consiste, avec l’aide de tracteurs et de remorques, à ramasser dans le village tout ce qui peut être combustible : bois, palettes, branchages, caisses, déchets ... de quoi faire un bon brasier, et on amoncelle le tout dans une ancienne carrière de la Montée Neuve. Le feu est allumé à 20 heures par les derniers mariés de l’année précédente et on danse la farandole tout autour. Lorsque l’intensité du feu faiblie, les premiers mariés de l’année ont le devoir de sauter au dessus des braises. Alors tous les participants terminent la nuit à la salle des fêtes et dansent au bal des brandons.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| juin 1995 | réélu mars 2008 | Jacques Berthou[16] | divers gauche | Conseiller général, Senateur |
| 1983 | juin 1995 | Jean Beaufort | UDF | Conseiller général |
| 1971 | 1983 | Charles Billandon | ||
| 1959 | 1971 | Jean Meiffre | ||
| 1953 | 1959 | Léon Drivot | ||
| 1934 | 1953 | Petrus Besson | ||
| 1928 | 1934 | Louis Berthet | ||
| 1919 | 1928 | Pierre Coqui | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
[modifier] Économie
[modifier] Lieux et monuments
| Un calvaire-fontaine, place Henri Grobon fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques[18] depuis le 25 juin 1929. |
| L'ancienne église Saint-Martin fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques[19] depuis le 24 novembre 1928. |
| La maison dite château de Miribel fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques[20] depuis le 29 mars 2005. |
| L'église (avec son cimetière) fait l'objet d'une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques[21] depuis le 13 juillet 1926. |
- Le carillon du Mas Rillier et son beffroi.
- La Vierge du Mas Rillier, statue monumentale de 32 mètres de haut, inaugurée en 1941. Elle est visible de fort loin car elle est située sur la Cotière (Côteau allant de la Croix-Rousse, à Lyon jusqu'à Meximieux), elle est surnommée "la Madone". Une plate-forme à la tête est accessible par un escalier de 152 marches. Il s'agit de la plus haute statue religieuse de France.
- le Grand parc de Miribel-Jonage est situé en partie sur la Commune
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Jacques Dumesnil (1904-1998), comédien, enterré dans la commune.
- Kallagan (1984-), Humoriste de son vrais nom “Arnaud Benjamin” qui fut scolarisé au collège Anne-Frank et à l'institution Saint Joseph.
- Sophie Favier
[modifier] Sports
La ville dispose d'un club de football Ain Sud Foot évoluant en Honneur Régional de la Ligue Rhône-Alpes.
[modifier] Notes et références
- ↑ Banque de blason, sur newgaso.fr (section “communes de France” puis “01” puis “Miribel”)
- ↑ Extrait de la conférence « Histoire des bacs à traille de Miribel, Neyron et Thil » par L. Tronche - septembre 2008
- ↑ On parle de « brotteaux » pour désigner les îlots (inondables, en constante évolution) formés par les « lônes » et de « vorgine » pour désigner le lieu où pousse la « vorge » (saule), végétation caractéristiques des lônes et brotteaux. Une lône est un bras mort d'un fleuve qui reste en retrait du lit de ce fleuve et se trouve alimenté en eau par infiltration ou en période de crue, au cours desquelles son tracé peut alors être modifié. Le terme lône était utilisé à l'origine pour le Rhône, mais il est aussi étendu à d'autres cours d'eau notamment l’Isère.
- ↑ ADA SE 463
- ↑ Cette partie des Iles prendra le nom de « Berlie » en souvenir de ce meurtre.
- ↑ ADA S 847-1
- ↑ À la suite de la révolution de 1848, il y eut une crise économique et de nombreux chômeurs. La IIème République créa alors les « ateliers nationaux » pour occuper les chômeurs et leur permettre un petit gain. Il y avait des ateliers nationaux urbains et ruraux.
- ↑ Antoine Louis Larue fut maire de 1847 à 1852
- ↑ Archives de la Société de Navigation Rhône-Saône (régularisation du Rhône).
- ↑ Jean-Louis BURNIER – « Histoire de Miribel » 1885 – Manuscrit – Archives TRONCHE
- ↑ Au cours des décennies, le chemin de Halage connaîtra de nombreux travaux d’aménagement et d’exhaussement. Nous évoquons dans ce texte ceux de 1861 et de 1927.
- ↑ Dombes n°28 - revue de l'Académie de la Dombes - 2008 - auteur Laurent TRONCHE
- ↑ J.-P. GUTTON, La fête au village, p. 178
- ↑ Cl. F. MENESTRIER, Histoire civile ou consulaire de la ville de Lyon, Lyon, 1696, p. 379.
- ↑ A.D. Loire, B 158
- ↑ [pdf] Liste des maires de l'Ain au 16 avril 2008 sur le site internet de la préfecture de l'Ain
- ↑ Miribel sur le site de Cassini
- ↑ Notice no PA00116426, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- ↑ Notice no PA00116427, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- ↑ Notice no PA26000012, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
- ↑ Notice no PA00116978, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- BEAUFORT Jean - Miribel de 1900 à l'an 2000 - 2000
- COQUARD Marie-France - Il était une fois Saint Martin, quartier de Miribel - 2000
- TRONCHE Laurent - Miribel en images - coll. Allan Sutton - 2000
[modifier] Articles connexes
- Liste des communes de l'Ain
- Le grand parc de Miribel-Jonage

