Miradoux

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Miradoux
Mairie
Mairie
Blason de Miradoux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Gers
Arrondissement Condom
Canton Miradoux
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Lomagne Gersoise
Maire
Mandat
Suzanne Macabiau
2014-2020
Code postal 32340
Code commune 32253
Démographie
Gentilé Miradouzains
Population
municipale
543 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 56″ N 0° 45′ 24″ E / 43.9988888889, 0.75666666666743° 59′ 56″ Nord 0° 45′ 24″ Est / 43.9988888889, 0.756666666667  
Altitude Min. 79 m – Max. 227 m
Superficie 34,58 km2
Localisation

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Miradoux

Miradoux (Miradors en gascon) est une commune française située dans le département du Gers en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants se nomment les Miradouzains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Miradoux est le chef-lieu du canton du même nom. C'est le moins peuplé du Gers et le plus agricole.

Pèlerinage de Compostelle[modifier | modifier le code]

Sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On vient de Flamarens, la prochaine commune est Lectoure, et la cathédrale Saint-Gervais-Saint-Protais.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'ancienne bastide, fondée en 1253, est la plus ancienne du département. Au XVIIe siècle un épisode important de la Fronde s'y déroula : en février-mars 1652, une rude bataille opposa les soldats du prince de Condé, frondeur, aux troupes loyalistes commandées par le comte d'Harcourt. Après plusieurs jours de siège, Miradoux est prise par les troupes de Condé. Refusant de renseigner l'occupant, les habitants sont malmenés et enfermés dans l'église. Leurs maisons sont pillées. Toutefois, profitant de ce répit, les troupes du comte d'Harcourt contre-attaquent et délogent les frondeurs qui se replient sur l'Agenais. Cet épisode est rappelé par des boulets de canon conservés dans l'église et par une procession qui a lieu chaque année.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier et au quatrième de gueules à la croix cléchée et pommetée de douze pièces d'or remplie de sable, au deuxième et au troisième d'azur à la cloche d'or[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Suzanne Macabiau[2] PS
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 543 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 582 1 678 1 729 1 756 1 778 1 692 1 736 1 688 1 586
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 562 1 566 1 487 1 434 1 390 1 316 1 249 1 184 1 154
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 133 1 092 943 935 937 978 943 901 837
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
728 654 647 594 497 519 515 533 543
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Orens-et-Saint-Louis de Miradoux du XVIe siècle et XIXe siècle fut construite à l'emplacement du château fort détruit probablement au XIVe siècle et avec ses matériaux. De l'édifice militaire ne subsiste que le donjon avec son escalier en colimaçon et ses meurtrières, qui a été transformé en clocher, inachevé. Le pouillé de l'archevêché d'Auch mentionne l'église de Miradoux en 1381-1382.
L'église a dû être reconstruite vers 1530 sur les ruines d'une église romane. Pour sa construction, on a repris le plan des églises méridionales avec une nef à trois travées avec des voûtes en ogives et de chapelles latérales romanes contrebutant le vaisseau central et se terminant par un chœur à larges verrières. Le portail est de style Renaissance. En 1599, le parlement de Toulouse a ordonné la réparation de la toiture et de la voûte qui était partiellement effondrée.
Dans une châsse d'argent du XVIIIe siècle, les reliques de saint Orens. Autre relique, profane : un boulet de canon de la bataille de février-mars 1652, que commémore aussi une procession à la Saint-Joseph. L'église a été classée au titre des monuments historiques en 1978[5].

L'hôpital Sainte-Marie-Madeleine était tenu par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem et, sur une hauteur, le lieu-dit « le Temple » atteste le souvenir des Templiers.

Le château de Fieux est situé non loin de Miradoux.

Une centrale photovoltaïque est en cours de construction. Commencée en 2007, sa mise en service est prévue pour juin 2011[6].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean III d’Estresse (1582-1646) : prélat mort à Miradoux ;
  • André Semeilhon (1888-1924) : poète gascon né à Miradoux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Banque du blason.
  2. Site de la préfecture - Fiche de Miradoux
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  5. « Église », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. Centrale solaire de Miradoux

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]