Mirabaï

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Mira Bai est une adepte de la dévotion envers Krishna.

Mirabaï appelée aussi Sant ("sainte") Mirabai ou Mira Bai, (1498 - 1546), fut une poétesse de l'hindouisme, auteur de centaines de bhajans: des chants d'amour mystique dédiés par elle au dieu Krishna; ils s'inscrivent pleinement dans le mouvement Bhakti: la prière, et ils sont restés très populaires en Inde[1].

Noble originaire du Rajasthan, Mirabaï aurait vécu jusqu'à ses dix ans dans son royaume avant d'être mariée au fils du maharaja du pays voisin. Mirabaï, ne vivant que pour son dieu, Krishna, ne lui donna jamais d'enfant, mais l'aida à devenir un souverain vénéré, jusqu'au jour où l'un des fils d'une des autres épouses du roi assassina son père pour accéder au trône. Mirabaï refusa de suivre son époux sur le bucher funéraire où les épouses de maharaja doivent s'immoler vivantes, selon la tradition du Sati.

L'usurpateur enferma Mirabaï dans un palais, d'où elle s'échappa, accompagnée d'une servante, pour parcourir les routes en une sorte de pèlerinage. Des foules de plus en plus nombreuses vinrent suivre la princesse mendiante qui chantait son dieu, et la renommée de Mirabaï parvint ainsi aux oreilles de l'empereur Akbar. Celui-ci tint à tout prix à la rencontrer. Akbar parvint donc jusqu'à Mirabaï, qui refusa de devenir l'une de ses épouses, un symbole, comme l'aurait voulu l'empereur. Il rentra à son palais et apprit peu après que Mirabaï avait disparu.

On dit qu'elle est partie rejoindre son dieu, car tout ce qu'on a retrouvé d'elle a été son voile, posé sur la statue de Krishna devant laquelle elle priait. Mais on dit aussi qu'un yogi l'a aidée à partir et a fait croire à sa disparition pour que Mirabaï puisse continuer son pèlerinage loin des foules. "Libre, ainsi va Mirabaï."

Références[modifier | modifier le code]

  1. The A to Z of Hinduism par B.M. Sullivan publié par Vision Books, page 136, ISBN 8170945216


Bibliographie[modifier | modifier le code]