Minzier

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Minzier
Fruitière et château de Novéry.
Fruitière et château de Novéry.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Arrondissement arrondissement de Saint-Julien-en-Genevois
Canton Canton de Frangy
Intercommunalité Communauté de communes du Val des Usses
Maire
Mandat
Bernard Chassot
2014-2020
Code postal 74270
Code commune 74184
Démographie
Gentilé Minziérois / Minziéroises
Population
municipale
890 hab. (2011)
Densité 101 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 03′ 12″ N 5° 59′ 22″ E / 46.0533333333, 5.9894444444446° 03′ 12″ Nord 5° 59′ 22″ Est / 46.0533333333, 5.98944444444  
Altitude Min. 456 m – Max. 750 m
Superficie 8,79 km2
Localisation

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Minzier est un village du département de Haute-Savoie dans la région Rhône-Alpes en France. Les habitants se nomment, les Minziérois ou Minzinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Situé à l'extrême sud-ouest du bassin Genevois, le village de Minzier est situé au pied de la montagne du Vuache, qui s'étend au nord-ouest ; la commune est tournée vers le bassin de Genève et Saint-Julien-en-Genevois. Néanmoins, son relatif éloignement des voies de circulation ne lui a pas permis de connaître le même essor démographique lié aux frontaliers que ses voisines.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est située à 27 km au nord-ouest d'Annecy et à 8 km au nord-est de Frangy. Elle est desservie par :

  • La RN 508 section Annecy - Bellegarde-sur-Valserine, par la RD 123 (Annecy) et par la RD 992 (Frangy).
  • L'autoroute A40, sortie « Saint-Julien-en-Genevois » (12 km).
  • TGV ou TER dans les gares de Genève (22 km), Bellegarde-sur-Valserine (24 km) et Annecy (27 km)
  • Aéroport international de Genève-Cointrin (22 km) ou aéroport régional d'Annecy (26 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune de Minzier est composée d'un village principal et de plusieurs hameaux. Les hameaux de la commune sont Le Chatelard, Les Baraques, Chamoux, Épanezet, Le Crêt, Verney, Les Rippes, le Pont Fornant et Prévy.

Histoire[modifier | modifier le code]

De ses origines à la seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, le territoire de la commune relevait de la seigneurie de Novéry. En son centre se dressait la maison forte de Novéry. Sa prise par le comte de Genève au XIIIe siècle est la première mention du village éponyme.

Très faiblement peuplée (environ 120 personnes en 1605, 330 en 1783 et 643 en 1872[1]) la commune est essentiellement agricole. Minzier fut jadis proche d'un pèlerinage qui tomba en désuétude.

Comme les treize communes du canton de Saint-Julien, Minzier fut favorable à l'annexion à la Suisse en 1860, suivant l'idée d'un traité soutenu par l'Angleterre. Cette solution récusée, un vote favorable au "oui" a lieu en 1860 mais en incluant l'idée de zone franche permettant des échanges commerciaux avec la Suisse toute proche.

Cette franchise de douane pour les produits des environs français de Genève permet le développement de l'agriculture, avec la création en 1887 de la fruitière de Minzier-Novery aujourd'hui devenue la Société coopérative agricole laitière du Vuache, qui fabrique de l'emmental. La zone fiscale douanière fut révoquée en I923 puis reconduite "à minima" en I932.

L'église est reconstruite en 1894-1896[2]. Par contre la mairie séparant l'école laïque (la classe de filles et une classe de garçons séparée par le bureau du maire) fut longtemps laissée en état d'insalubrité. Mais le cas était fréquent dans le secteur, même parfois dans les maisons de gendarmes.

Architecture utopique ou visionnaire[modifier | modifier le code]

Plus récemment, les architectes Claude Costy et Pascal Haüsermann construisent une maison ronde ou maison bulle. (lien).

La maison, réalisée en 1968, est construite sans coffrage selon la technique du « voile de béton armé  ». Projection de béton sur une armature en fer et grillage.

Maison bulle de Minzier Voir la vidéo

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Raymond Courlet ... ...
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 890 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
339 376 384 438 494 569 486 541 587
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
643 639 616 602 622 509 512 436 444
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
396 424 386 384 335 342 295 289 263
1982 1990 1999 2006 2011 - - - -
312 371 497 702 890 - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Coopérative Laitière du Vuache (fruitière).
  • Auberge du Bar à Thym
  • La Ruine - Poterie

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Plus tard Pascal Hauserman vécu au château des Avenières devenu un hôtel (avec un plafond ésotérique sur tarot).

  • Ancienne école publique laïque transformée en mairie, et bibliothèque municipale.
  • Monument aux morts avec statue de Jeanne d'Arc.
  • Monument en reconnaissance des soldats victorieux avec statue de la Vierge à l'enfant.
  • Traces "discrètes" des sentiers permettant de traverser la frontière suisse (utilisés par les protestants puis pendant la seconde guerre mondiale).
  • Maison forte de Novéry.
  • Traces archéologiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, de Michel Germain, Jean-Louis Hébrard et Gilbert Jond. Éditions Horvath, 1996, page 230.
  2. * Henri Baud, Jean-Yves Mariotte, Jean-Bernard Challamel et Alain Guerrier, Histoire des communes savoyardes : Le Genevois et Lac d'Annecy, t. 3, Éditions Horvath,‎ 1978, 672 p..
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Minzier d'hier... et d'aujourd'hui, de Bernard Baudet, 143 pages, juin 2003, ISBN 2951602286.
  • Dictionnaire des communes de Haute-Savoie, de Michel Germain, Jean-Louis Hébrard et Gilbert Jond. Éditions Horvath, 1996.
  • Nos fruitières, nos fruitiers, Louis Vuichard, 1991.

Articles connexes[modifier | modifier le code]