Minorquin

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Minorquin / Pure race minorquine
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Cheval de spectacle minorquin cabré
Cheval de spectacle minorquin cabré

Espèce Cheval (Equus caballus)
Région d’origine
Région Minorque, Espagne
Caractéristiques
Morphologie Cheval de selle
Taille 1,50 m à plus d'1,70 m
Robe Toujours noire
Tête Allongée, fine et harmonieuse
Pieds Petits, arrondis et durs
Caractère Stable, gai et joyeux
Autre
Utilisation Spectacle, dressage, attelage, randonnée, etc.

Le Cheval Minorquin ou Cheval de pure race minorquine (PRMe) ou est une race chevaline espagnole à la robe noire, issue du croisement de chevaux de pure race espagnole et de diverses autres races. Il est populaire lors des fêtes et des joutes traditionnelles à Minorque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une étude génétique a montré clairement le regroupement des deux races méditerranéennes des îles baléares que sont le Minorquin et le Mallorquin, et une séparation nette avec les cinq races espagnoles d'origine celtiques de l'Atlantique : l'Asturcón, le poney galicien, le Jaca Navarra, le Losino et le Pottok[1].

L'origine du minorquin remonterait à près de 7 siècles. Au XIVe siècle, le roi catalan Jaime II de Minorque voulut constituer une cavalerie de guerre montée sur des chevaux agiles, maniables, rapides et souples. Ils devaient avoir un excellent mental pour affronter l'ennemi au combat. Le roi croisa les petits chevaux noirs autochtones de l'île avec le genet d'Espagne (l'ancêtre du pure race espagnole) ainsi que des pur-sang arabes et des barbes récupérés des invasions. Plus tard, l'île fut occupée par des anglais qui vinrent avec leurs chevaux Pur-sang anglais, influer le patrimoine génétique des Minorquins. Le roi Jaume II serait aussi à l'origine des fêtes et des joutes dont la tradition perdure toujours sur l'île. Elles attirent un public nombreux et cheval minorquin en est l'acteur central. Avec la révolution industrielle, ce cheval a connu une période de déclin.

Description[modifier | modifier le code]

Cheval minorquin en spectacle

Ce cheval toise de 1,50 m (la taille minimale du standard ouvrant droit à la reproduction étant 1,54m pour les mâles et 1,51m pour les femelles) à plus de 1,70 m. C'est un cheval noble, de sang chaud, sobre, rustique, résistant et énergique. Il est souple, agile et fait preuve d'un grand équilibre naturel.

Tête[modifier | modifier le code]

La tête est de taille moyenne, allongée, fine et harmonieuse. Le chanfrein droit montre parfois une légère convexité. Les oreilles sont petites et recourbées. Les yeux sont ronds dans des orbites saillantes, le regard est vif. Les naseaux sont étroits.

Avant-main, corps et arrière-main[modifier | modifier le code]

L'encolure est forte, moyennement longue et arrondie, puissante. L'épaule est oblique et musclée, le poitrail bien éclaté. Le garrot est peu sorti. Le dos est assez long, droit et musclé. La croupe est légèrement inclinée, puissante. La queue est attachée bas, fournie.

Membres et crins[modifier | modifier le code]

Les crins sont longs et abondants. Les membres sont longs, bien équilibrés et fins. Articulations larges. Les pieds sont petits, arrondis, durs. Les allures, légèrement relevées, sont aisées avec beaucoup de rebond, il fait preuve d'un équilibre remarquable et d'une grande souplesse. Les allures sont aériennes. C'est un cheval en général très confortable aux trois allures.

Tempérament et entretien[modifier | modifier le code]

Gai et joyeux sous la selle, il a bon caractère et un mental très stable. C'est un cheval rustique. Sur l'île, il vit toute l'année au pré dans un environnement rocailleux, il se nourrit d'une herbe qui est rare en été. Il est courageux, agile et maniable. Lors de la fête traditionnelle de la St Jean à Minorque, les étalons fendent au galop la foule agglutinée dans les rues très étroites puis se lèvent pour exécuter des Bôts (prononcer « bott »), Cette figure typique et si particulière voit le cheval se dresser sur ses postérieurs et se tenir ainsi en équilibre pour se déplacer sur plusieurs mètres, voire dizaines de mètres. Ils exécutent le bôt pendant que les spectateurs les touchent et les maintiennent en l'air le plus longtemps possible, sans craindre les sabots au-dessus de leurs têtes.

Robe[modifier | modifier le code]

La robe doit obligatoirement être noire, toutes les nuances de noirs sont admises, du noir pangaré au noir de jais. Ne sont autorisées que les petites marques blanches (en-tête et balzanes) à conditions que celles-ci soient de taille réduite.

Sélection[modifier | modifier le code]

Pour pouvoir prétendre à un enregistrement dans le Registre d'Immatriculation de la Race Minorquine, tout poulain ou pouliche doit avoir la robe noire, et des parents inscrits au Registre Officiel d'Immatriculation et reconnus aptes à la reproduction. Le père doit être étalon approuvé au moins depuis l'année précédant la naissance. L'insémination artificielle est interdite. Le cheval doit avoir été déclaré, identifié et pucé par le personnel compétent, recevoir un nom commençant par la lettre de l'année (A en 2010, B en 2011, etc, le stud-book minorquin utilisant les lettres X et Z), et répondre aux exigences morphologiques de la race.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Ce cheval était utilisé pour toutes sortes de tâches : les travaux des champs, porter des charges ou tirer des attelages, mais surtout pour les grandes fêtes.Aujourd'hui, c'est un cheval polyvalent dans toutes les disciplines équestres y compris l'attelage (qui est très pratiqué sur l'île de Minorque), mais il est prédisposé en dressage. Il est aussi très apprécié pour le spectacle, la randonnée et le saut d'obstacle.

Diffusion de l'élevage[modifier | modifier le code]

En 2007, le stud-book de la race recense environ 1900 chevaux, dont 116 étalons (autorisés à reproduire en 2007), 612 juments « aptes » à la reproduction, pour 169 naissances enregistrées en 2006. La race a été reconnue par les Haras nationaux français en août 2008. Il n'y a toujours pas de stud-book en France pour le pure race minorquine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) J. Cañon, M.L. Checa, C. Carleos, J.L. Vega-Pla, M. Vallejo et S. Dunner, « The genetic structure of Spanish Celtic horse breeds inferred from microsatellite data », Animal Genetics, vol. 31, no 1,‎ février 2000, p. 39–48 (PMID 10690360, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]