Ministre d'État

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Ministre d'État est un titre gouvernemental utilisé dans divers pays. Dans certains cas, il indique une prééminence protocolaire de son titulaire au sein d'un gouvernement (France, Portugal, Côte d'Ivoire, Mali, République démocratique du Congo, États-Unis, etc.).

Dans d'autres cas, tous les ministres portent ce titre (Brésil). En Belgique, c'est un titre accordé par le Roi à des personnalités politiques particulièrement méritantes.

Enfin, dans la principauté de Monaco et dans les pays nordiques c'est le titre donné au chef du gouvernement (même si, en français, on traduit normalement le mot scandinave statsminister par « Premier ministre »).

Algérie[modifier | modifier le code]

Ministre d'État est un titre protocolaire honorifique qui marque l'importance du ministre. En pratique il est donné à des personnalités politiques importantes par leur poids en tant que chefs de partis membres de coalitions, membre de la révolution

Allemagne[modifier | modifier le code]

Ministre d’État (Staatsminister) est un titre donné à certains secrétaires d’État parlementaires, pour des raisons de prestige.

Voir la section Gouvernement fédéral (Allemagne) : Postes de rang inférieur.

Ce titre est aussi utilisé par des membres des gouvernements des Länder Bavière et Saxe.

Belgique[modifier | modifier le code]

Le titre de ministre d'État (en néerlandais Minister van Staat) est un titre honorifique et est conféré à des personnalités (souvent politiques) qui se sont montrées très méritantes dans la vie publique. L'attribution du titre de ministre d'État est la prérogative du roi ; il est octroyé par arrêté royal contresigné par le Premier ministre. Il s'agit d'un titre honorifique qui a seulement un effet protocolaire mais qui reste sans conséquences constitutionnelles et ne donne en aucun cas lieu à un avantage financier, ni à une rémunération quelconque.

Les ministres d'État ne sont pas, en tant que tels, membres du gouvernement et, par conséquent, non plus du Conseil des ministres mais ils forment sous la présidence du roi le Conseil de la Couronne. Lorsqu'ils siègent au sein de ce Conseil, les ministres d'État ont seulement une compétence consultative.

Jusqu'à présent le Conseil de la Couronne s'est réuni cinq fois :

Sous le règne d'Albert II, le roi a fait plusieurs fois appel aux ministres d'État en 2007 et 2008. Lors de la crise politique qui suivit les élections législatives du 10 juin 2007, le roi Albert II ne réunit pas le Conseil de la Couronne, mais reçoit pendant trois jours au château du Belvédère une quinzaine de ministres d'État ayant de l'expérience dans les crises communautaires. C'était la première fois de son règne qu'il sollicitait officiellement leurs conseils. Lors de la démission d'Yves Leterme en juillet 2008, le Roi demande aux ministres d'État Raymond Langendries et François-Xavier de Donnea de faire un travail de médiation afin qu'un dialogue institutionnel puisse commencer. Accusé de pression sur la justice lors du rachat de Fortis, le gouvernement Leterme I démissionne en décembre 2008 et les partis de la majorité ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la suite des événements. Albert II décide de demander un travail de médiation au ministre d'État Wilfried Martens.

Cliquez ici pour une liste des ministres d'État (ou sur le site officiel du Royaume de Belgique).

Brésil[modifier | modifier le code]

Dans l'actuel gouvernement fédéral du Brésil nommé par le président Luís Inácio da Silva dit Lula, les 24 ministres de plein exercice portent le titre de ministre d'État : ministro de Estado da Justiça, ministro de Estado das Relaçoes Exteriores, etc.

République démocratique du Congo[modifier | modifier le code]

En République démocratique du Congo, la fonction de ministre d'État, utilisée sous le gouvernement Gizenga I et Gizenga II, s'apparente au poste de vice-Premier ministre tel que notamment envisagé en France et au Portugal.

Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]

Espagne[modifier | modifier le code]

Durant l'Ancien Régime, le titre de ministre d'État (« ministro de Estado » en espagnol) était parfois donné au secrétaire d'État (chef du gouvernement).

À partir de 1834, le titre correspond à celui de ministre des Affaires étrangères.

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ministre d'État (France).

En France, le titre de ministre d'État a été utilisé sous différents régimes jusqu'à nos jours, mais il a correspondu à des situations très différentes.

Grèce[modifier | modifier le code]

En Grèce, le titre de ministre d'État est réservé au porte-parole du gouvernement. Il ne dispose d'aucun autre portefeuille et ne porte aucun autre titre (à moins que le Premier ministre en dispose autrement).

Japon[modifier | modifier le code]

Ministre d'État (国務大臣, Kokumu daijin?) est le titre officiel porté par tous les membres du Cabinet, ou gouvernement, au Japon.

Monaco[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ministre d'État (Monaco).

Ministre d’État est le titre du chef du gouvernement de la principauté de Monaco.

Népal[modifier | modifier le code]

Le titre de ministre d'État - (en) Minister of State, dans les médias anglophones – désigne un membre du Cabinet qui ne participe pas, de façon ordinaire, aux réunions du Cabinet (Conseil des ministres), comme dans d'autres pays anglophones. Titre à peu près équivalent à celui de « secrétaire d'État » en France.

Pologne[modifier | modifier le code]

En Pologne, le titre de ministre d'État ((pl) Minister Stanu) n'est pas employé ; il a été utilisé exceptionnellement pour certains collaborateurs du président de la République, non membres du gouvernement (notamment à l'époque de la présidence de Lech Wałęsa) : on emploie actuellement le titre de secrétaire d'État (sekretarz stanu) ou de sous-secrétaire d'État (podsekretarz stanu).

Portugal[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, au Portugal, le titre de ministre d'État (ministro de Estado) est utilisée d'une manière comparable à l'usage français actuel, pour ajouter une prééminence protocolaire à son (ou ses) détenteur(s). Il y a ainsi deux ministres d'État dans le gouvernement de José Socrates qui a pris ses fonctions le 14 mars 2005. Ce titre s'est substitué à celui de vice-Premier ministre prévu par la Constitution.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ministre d'État (Royaume-Uni).

Le titre de ministre d'État – (en) Minister of State, dans les médias anglophones – désigne un membre du Cabinet qui ne participe pas, de façon ordinaire, aux réunions du Cabinet (Conseil des ministres), comme dans d'autres pays anglophones. Titre à peu près équivalent à celui de « secrétaire d'État » en France.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, le titre de ministre d'État est réservé au ministre d'État chargé des Affaires étrangères, appelé Secretary of State, chef de la diplomatie, dont le titre est parfois confondu avec celui de « secrétaire d'État », les deux titres étant de faux amis[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. F. Allinne Les faux amis de l'anglais, p281, éditions Belin, 1998