Minimes (Toulouse)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Minimes.

43° 37′ 04.62″ N 1° 26′ 11.88″ E / 43.61795, 1.4366333

L'avenue des Minimes en direction du Canal du Midi

Les Minimes ou Les Minims en occitan, quartier de Toulouse situé au nord du centre-ville, entre le Canal du Midi et le quartier de la Barrière de Paris, où le chanteur Claude Nougaro et l'écrivain Raymond Abellio ont passé leurs enfances.

Histoire[modifier | modifier le code]

Durant le Moyen Âge, l'endroit reste désert car le secteur est loin des remparts protecteurs du centre historique et la terre impropre à la culture.

Le quartier doit son nom à l'installation des religieux "Les Minimes" qui furent les premiers à s'installer sur les lieux. Depuis 1493 ils y entretiennent une chapelle appartenant à l'église de Saint Sernin, qui leur est officiellement remise par lettre patente du roi Louis XII le 11 avril 1502. Le 11 mai 1503 les moines prennent officiellement possession du lieu pour y construire leur couvent, en présence de l'abbé de Saint-Sernin[1].

Autrefois, la rue du Caillou Gris, qui part du Marché aux Cochons, se situait à la limite des terres de la confrérie des Minimes. Le nom de la rue vient de l'habitude qu'avait les moines de jeter les cailloux les gênant dans leurs terres par delà la limite du couvent.

L'Ordre est dissout en 1790; à ce moment il comptait encore 21 moines, précédemment ils y étaient jusqu'à quarante[2].

Ce quartier n'était qu'une vaste prairie inhospitalière au XIIe siècle, avant de devenir des terrains en location pour les bouchers qui venaient faire paître leur bétail.

Puis selon les ordres du Parlement, les plus démunis ainsi que les mendiants doivent défricher ce que l'on appelle la terre des landes.

Au XIXe siècle, des maraîchers s'y installent. Ils resteront nombreux jusque dans les années 1960. Le quartier est fait de petites rues, de maisons basses faites en briques et de galets que l'on appelle « les Toulousaines ». L'artère principale est l'avenue des Minimes qui dans un axe Nord/Sud relie le quartier au nord du centre ville au Quartier Arnaud-Bernard.

L'église[modifier | modifier le code]

L'église fut construite entre 1503 et 1546, appuyée à la chapelle Saint-Roch. Elle est de style gothique. Pendant la Révolution Française le clocher fut détruit et pendant des décennies le bâtiment servait comme minoterie[3]. À la demande de la population, le conseil municipal rachète le bâtiment en 1851 pour qu'il redevienne un lieu de culte, et le clocher est reconstruit en 1892[4].

Transports[modifier | modifier le code]

La porte et le pont des Minimes au XIXe siècle. Les colonnes existaient entre 1832 et 1940.
Les colonnes des Minimes le pont, où passe une rame de l'ancien tramway de Toulouse, à traction hippomobile.

Dès la construction du Canal du Midi on construisit un pont pour relier le quartier au quartier Arnaud-Bernard où les maraîchers portaient quotidiennement leur production de légumes.

Dans les années 1860 une ligne de transport en commun desservit le quartier, d'abord des omnibus tirés par des chevaux et, depuis 1906, une des lignes du tramway électrique de Toulouse, qui sera remplacée en 1950 par la ligne de bus 10 puis en 2007 par la Ligne B du métro de Toulouse[5].

Photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voix du Midi-Weekend, no 13 du 11 septembre 2009, p. 11
  2. Marc Miguet: Les Minimes, un quartier de Toulouse. Pages d'histoire jadis et naguère. Toulouse, Les Amis des Archives de la Haute-Garonne, 2003, p.45
  3. Marc Miguet, p.72
  4. Marc Miguet, p.79-80
  5. Miguet, p. 105-109

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :