Mine d'or de Bre-X Busang

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La Mine d'or de Bre-X Busang est un scandale financier caractéristique des engouements spéculatifs sur la Bourse de Vancouver, qui est en fait une extension de la Bourse de Toronto.

En 1997, la petite compagnie minière canadienne Bre-X, qui devait ouvrir une mine d'or à Busang, dans le centre de l'île de Bornéo, en Indonésie, déclencha un envol des cours tellement effréné que la société, qui n'avait pas encore extrait un gramme d'or, fut valorisée en bourse pour près de 20 milliards de dollars[1].

Son site aurifère mystérieux et interdit à la presse, enfoui au cœur de la jungle indonésienne et censé contenir, d'après les tests et échantillons, quelque 200 millions d'onces d'or (4 000 tonnes d'or), soit « le plus riche jamais découvert au XXe siècle », fut en fait une ruine pour des milliers d'investisseurs canadiens et américains qui se sont rués sur les actions de Bre-X Minerals, confondant l'éclat de la réussite de cette petite compagnie albertaine avec celui du métal précieux[1].

L'enquête montra que les forages de la future mine avaient été "salés" frauduleusement et ne contenait aucun métal précieux, ce qui fit s'effondrer le cours de Bourse et jeta le discrédit sur la Bourse de Vancouver, et ses très nombreuses sociétés minières dites "junior" (encore au stade de l'exploration). Le géologue de la société, Michael de Guzman, atteint d'une hépatite B et tombé de 200 mètres d'un hélicoptère avait été retrouvé en pleine jungle dévoré par des bêtes sauvages, mais identifié par ses vêtements. La rumeur voulant qu'il soit en fait toujours en vie avait cependant mis la puce à l'oreille des sceptiques[2].

Fondée en 1988 à Calgary, dans l'Alberta, par David Walsh, un spécialiste des penny stocks, la société Bre-X Minerals avait servi de coquille vide pour une « arnaque plaquée or », titra le quotidien français La Tribune. L'analyste Paul Carmel, de la firme de courtage Bunting Warburg avait insisté dans ses études sur « la facilité du traitement du minerai, la continuité de la structure minéralisée et le faible ratio d'extraction de la roche stérile ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bre-X disait avoir découvert l'eldorado à Bornéo, par Alain Gerbier, dans Libération du 3 mars 1997
  2. (en) « Bre-X Geologist Mike de Guzman Rumoured to be Alive », sur The canadian encyclopedia (consulté le 12 juin 2010)


Voir aussi[modifier | modifier le code]