Minamoto no Shunrai

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Minamoto no Toyiyori représenté dans le Ogura Hyakunin Isshu.
Minamoto no Shunrai est un nom japonais traditionnel ; le nom de famille (ou le nom d'école), Minamoto no, précède donc le prénom (ou le nom d'artiste).

Minamoto no Shunrai aussi appelé Minamoto Toshiyori (源 俊頼?) (105529 janvier 1129) est un important et novateur poète japonais de la fin de l'époque de Heian qui compile le Gosen Wakashū.

Biographie[modifier | modifier le code]

Troisième fils de Minamoto no Tsunenobu (1016–1097), Toshiyori passe les quarante premières années de sa vie dans sa ville natale dans de Kyūshū où son père est gouverneur. C'est alors seulement qu'il vient à la cour de l'empereur Horikawa où il est considéré comme excentrique. Il est titulaire du deuxième rang de cour et du poste de grand conseiller.

Shunrai est favorisé par l'empereur Go-Sanjo et à un moindre degré par l'empereur Shirakawa, en grande partie pour des raisons politiques. À cette époque, la famille Fujiwara domine le pays et sa branche, la famille Rokujō, domine de semblable façon les cercles poétiques de la cour. En favorisant leurs rivaux, les empereurs ont ainsi la possibilité de riposter. Mais Shunrai n'est cependant pas retenu pour compiler le Goshūi Wakashū. Sa polémique coléreuse intitulée Nan Goshūi (« erreurs dans le Goshūishū ») semble avoir d'une certaine façon convaincu l'empereur Shirakawa de le choisir en 1124 pour compiler l'anthologie impériale suivante, le Kin'yō Wakashū. Cette anthologie, quand elle est complétée vers 1127, entraîne Shunrai dans un litige et son Gosen Wakashū est particulièrement critiqué avec des surnoms peu flatteurs. Brower et Miner mentionne qu'un critique, Fujiwara no Akinaka (fl. 1100-1125) écrit un ouvrage maintenant perdu en dix parties, Ryōgyokushū (« Collection de véritables joyaux ») dont l'objet n'est autre que de moquer et critiquer le Kin'yō Wakashū.

En 1113, Toshiyori rédige le traité poétique connu sous le nom de « Toshiyori zuinō (俊頼髄脳) Zuinō » que l'on retrouve dans le titre du traité poétique « Shinsen zuinō » de Fujiwara no Kintō et qui peut être traduit littéralement par « myelencephalon ». Ce terme renvoie aux livres qui contiennent des essais sur la poésie et signifie au figuré qu'il connaît l'« esprit » de la poésie.

Quand il est âgé, il est professeur et mentor du poète Fujiwara no Toshinari, qui lui témoigne toujours le plus grand respect. Son fils Shun'e Hoshi est aussi connu comme poète.

Quelques-uns de ses poèmes sont inclus dans l'anthologie Kin'yō Wakashū, un autre dans le Ogura Hyakunin Isshu et un autre dans l'anthologie Hyakunin Shūka.

Source[modifier | modifier le code]

  • p. 237, 242-243 du Japanese Court Poetry, Earl Miner, Robert H. Brower. 1961, Stanford University Press, LCCN 61-10925
  • Peter McMillan (2008) One hundred poets, one poem each: a translation of the Ogura Hyakunin Isshu. New York: Columbia University Press. (ISBN 9780231143981)

Notes et références[modifier | modifier le code]