Millérite

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Millerite
Catégorie II : sulfures et sulfosels[1]
Millerite - mine Sterling, New York, États-Unis

Millerite - mine Sterling, New York, États-Unis
Général
Classe de Strunz
Classe de Dana
Formule brute NiSNiS
Identification
Masse formulaire[2] 90,758 ± 0,005 uma
Ni 64,67 %, S 35,33 %,
Couleur Jaune laiton à bronze; irisé
Classe cristalline et groupe d'espace ditrigonale-scalénoédrique - R 3m
Système cristallin drigonal
Réseau de Bravais rhomboédrique
Macle possible
Clivage Parfait sur [1011]et[0112]
Cassure irrégulière
Habitus massif, cristaux aciculaires à fibreux; prismatiques
Échelle de Mohs de 3,00 à 3,50
Trait noir verdâtre
Éclat métallique
Propriétés optiques
Transparence Opaque
Propriétés chimiques
Densité 5,3 à 5,6
Propriétés physiques
Magnétisme oui après chauffage
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La millerite est une espèce minérale composée de sulfure de nickel de formule NiS, pouvant contenir des traces de fer, de cobalt, ou de cuivre.

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

La millérite a été décrite par Wilhelm Karl Ritter von Haidinger en 1845 et nommé en hommage au minéralogiste anglais William Hallowes Miller (1801-1880).

Topotype[modifier | modifier le code]

Joachimsthal, Bohème, Tchéquie.

Synonymie[3][modifier | modifier le code]

Le terme international est millerite sans accent, selon l’IMA.

Cristallographie[modifier | modifier le code]

Structure cristalline de la millérite
  • Elle cristallise dans le système rhomboédrique.
  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 9.62, c = 3.149, Z = 9; V = 252.38
  • Densité calculée = 5.37

Propriétés physiques[modifier | modifier le code]

  • Les cristaux se présentent généralement en aiguilles groupées en touffes. Elle peut aussi se trouver sous forme de masses compactes, fibroradiées.
  • Ce minéral est d'une couleur allant du jaune laiton au jaune bronze

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie 
Minéral de basse température dans les cavités des dolomites et dans les dépôts de sulfures. Elle se trouve dans des veines d'hématite et de sidérite, dans des roches calcaires, dolomitiques, serpentineuses, ou même dans des dépôts de charbon ou dans des géodes de quartz.
Minéraux associés 
Elle est fréquemment associée aux norites et peut être accompagnée d'autres sulfures, pyrrhotite, chalcopyrite et d'arséniures de nickel[4].

Gisements producteurs de spécimens remarquables[modifier | modifier le code]

  • Allemagne
Siegen, Hesse
  • Autriche
Breitenau, Hochlantsch, St. Jakob-Breitenau, Fischbacher Alpen, Steiermark[5],
  • Canada
Poudrette, Mont St Hillaire, Québec
Timagami, Ontario
Manitoba
  • États-Unis
Keokuk, Iowa
Gap Mine (Gap Nickel Mine), Gap, Bart Township, Lancaster Co., Pennsylvanie[6]
  • France
Mine de Ceilhes, Hérault
Mine de Pyrite à Chabannes, Dordogne
Mine de Coustou, Vielle-Aure dans la vallée d'Aure, Hautes-Pyrénées[7]
Carrière de Canari (Albo), Bastia, Haute-Corse[8].
Carrière de Bergenbach, Fellering dans la vallée de Thann, Haut-Rhin[9]
  • Tchèquie
Jakimov, Bohême[10]

Exploitation des gisements[modifier | modifier le code]

Utilisations 
Minerai de nickel.

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. « Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
  4. Encyclopédie des minéraux sous la direction d'Alan Woolley, éditions Bordas, 1981 (ISBN 2-04-012907-3)
  5. collection du Landesmuseum Joanneum (Graz, Styria)
  6. Min.Rec.:21:103; Dana 6:1069; Dana 7:I:235,241 & II:490.
  7. DE ASCENCAO GUEDES R., TIXADOR Y., CASTERET A. & GOUJOU JC. (2002) La mine de Coustou, Vielle-Aure, Hautes-Pyrénées. Le Règne Minéral, 47, 23-3
  8. Goujou J-C. (1998), Minéralogie des rodingites de la mine de Canari, Corse, France. Le Règne Minéral 20, 11-24.
  9. J.-L. Hohl: "Minéraux et Mines du Massif Vosgien", Éditions du Rhin (Mulhouse), 1994
  10. Ondruš, P., Veselovský, F., Gabašová, A., Hloušek, J., and Šrein, V. (2003) Supplement to secondary and rock-forming minerals of the Jachymov ore district. Journal of the Czech Geological Society: 48: 149-155.