Millau

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Millau
Vue générale du chef-lieu de la commune
Vue générale du chef-lieu de la commune
Blason de Millau
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron (sous-préfecture)
Arrondissement Millau (chef-lieu)
Canton Millau, chef-lieu de deux cantons :
Millau-Est
Millau-Ouest
Intercommunalité Communauté de communes de Millau Grands Causses
Maire
Mandat
Christophe Saint-Pierre (UMP)
2014-2020
Code postal 12100
Code commune 12145
Démographie
Gentilé Millavois, Millavoises
Population
municipale
21 626 hab. (2011)
Densité 129 hab./km2
Population
aire urbaine
28 005 hab.
Géographie
Coordonnées 44° 05′ 55″ N 3° 04′ 42″ E / 44.0986111111, 3.0783333333344° 05′ 55″ Nord 3° 04′ 42″ Est / 44.0986111111, 3.07833333333  
Altitude Min. 340 m – Max. 888 m
Superficie 168,23 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Millau (Milhau en occitan rouergat) est une commune française de la région Midi-Pyrénées. Située dans le département de l'Aveyron, dont elle est sous-préfecture, elle est à 70 km de Rodez, la préfecture de l'Aveyron. Elle fait partie de l'ancienne province du Rouergue où l'on communique aussi grâce à une forme d'occitan: le dialecte rouergat.

Ses habitants s'appellent les Millavois et Millavoises.
Le territoire de cette commune constitue une partie du parc naturel régional des Grands Causses.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de Millau

Le territoire de cette commune matérialise une fraction sud du Massif central. De grande superficie (16 823 hectares, 25e commune de France métropolitaine la plus étendue), le territoire communal s'étend au cœur des Grands Causses, sur une partie du Causse Rouge (à l'est du plateau du Lévézou), une partie du Larzac et une partie du Causse Noir. La ville chef-lieu se situe dans la partie basse de la commune, dans une vaste dépression au confluent du Tarn et de la Dourbie à environ 340 m d'altitude.

Rose des vents plateau du Lévézou
Causse Rouge
causse de Sévérac causse Noir
gorges du Tarn
Rose des vents
Raspes N gorges de la Dourbie
O    Millau    E
S
Rougier de Camarès Larzac Hérault (département)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Trois influences climatiques se font sentir :

  • Au printemps et en automne, les vents d'ouest et du sud-ouest déterminent un climat de type océanique.
  • En été, les vents du sud-est font prédominer un climat de type méditerranéen mais ces vents peuvent aussi perturber le cours normal des saisons à toute époque de l'année.
  • En hiver, les vents du nord soumettent ce pays aux rigueurs du climat continental.
Relevé météorologique de Millau
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,2 0,4 2,6 4,7 8,6 11,9 14,3 14,1 11,1 8,3 3,6 1,1 6,8
Température moyenne (°C) 3,1 3,9 6,7 9,1 13,1 16,9 19,9 19,6 15,9 11,9 6,6 4 10,9
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,3 10,8 13,5 17,7 21,9 25,5 25,1 20,7 15,5 9,7 6,9 15,1
Record de froid (°C) −17,5 −15 −12,9 −5,5 −1,3 3 6,3 4,9 1,6 −4,1 −8,1 −13 −17,5
Record de chaleur (°C) 17,6 21,8 23,9 27 29,2 35,1 37,5 38 34,1 28,9 23,9 19,1 38
Ensoleillement (h) 100 127 173 183 218 262 296 261 208 132 100 98 2 158
Précipitations (mm) 55 47 43 70 73 61 40 55 78 80 69 62 733
Nombre de jours avec précipitations 9 8 8 10 9 7 5 6 7 9 9 9 96
Source : Météo France, Météo France
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6,1
0,2
55
 
 
 
7,3
0,4
47
 
 
 
10,8
2,6
43
 
 
 
13,5
4,7
70
 
 
 
17,7
8,6
73
 
 
 
21,9
11,9
61
 
 
 
25,5
14,3
40
 
 
 
25,1
14,1
55
 
 
 
20,7
11,1
78
 
 
 
15,5
8,3
80
 
 
 
9,7
3,6
69
 
 
 
6,9
1,1
62
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm
Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Millau[1] 2201 757 31 26 60
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Flore, faune et biodiversité[modifier | modifier le code]

La territoire de la commune de Millau est marqué par l'élevage du bétail entretenant des pelouses naturelles d'un grand intérêt écologique, de champs, de prairies temporaires… Il se compose également d'une multitude de gorges, ravins et défilés qui font l'originalité de ce pays. Ces territoires ruraux à dominance agricole comme le reste de cette région fragile, sont protégés par le parc naturel régional des Grands Causses.

La flore contient plus de 2 000 espèces. Présence d'asperge à feuilles aigües, d'aphyllanthe de Montpellier, de chèvrefeuille d'Étrurie, de silène d’Italie… Durant la saison estivale, les terres les plus élevées de la commune ne conservent pas l'eau des précipitations et se comportent de façon aride. La faune protégée et régulée, pour certains gibiers, par les missions de chasse, rassemble caille des blés, faucon hobereau, éperviers, lézards, cerfs, sangliers, chevreuils, mouflons

Gorges de la Dourbie

Du fait de l'étalement de la ville de Millau vers les gorges du Tarn, la vallée de la Dourbie, les hauteurs en direction du plateau du Lévezou, la biodiversité est en régression sur la partie urbanisée de la commune mais aussi aux alentours par la simple présence des promeneurs venant de cette ville.
L'agrandissement du lit de la rivière Tarn au niveau de la ville et la création d'un bras de décharge de crue[2] lié à son agrandissement a fortement ralenti et abaissé le niveau de ce cours d'eau qui voit dorénavant proliférer la renoncule aquatique qui se plaît dans cette eau stagnante. Cela a également entraîné une régression des populations sauvages de truites fario sur ce secteur. Également l'imperméabilisation par bétonnage et goudronnage de vastes surfaces a considérablement augmenté l'eau des précipitations rejetée directement à la rivière induisant des phénomènes dits « chasse d'eau  » assez destructeurs pour la faune aquatique et les berges.

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mio (Bus urbains).
Article détaillé : Gare de Millau.
Article détaillé : Aérodrome de Millau-Larzac.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pour Millau, les formes anciennes sont: Millavensis en 874, Amiliavense en 912, Amilianensi et les formes occitanes Amilhau, Amiliau en 1061, Ameliano en 1079, in Amiliavo en 1079, Amiliano en 1204, Amiliani en 1249.

Histoire[modifier | modifier le code]

Collier de l’âge du bronze - Dolmens de Peyrolevado, Saint-Germain – Muséum de Toulouse
Poterie sigilée de la Graufesenque

Chronologie[modifier | modifier le code]

Préhistoire et histoire antique[modifier | modifier le code]

La ville est née, il y a près de 3000 ans, sur les hauteurs de la Granède, avant de descendre, vers le IIe ou le Ie siècle av. J.-C., sur la rive gauche du Tarn dans la plaine alluviale du confluent qui va lui donner son nom gaulois : Condatomagus (condato signifie confluent et magos, le marché). La cité devient un centre important de fabrication de céramique de luxe sigilée dit de la Graufesenque qui était exportée dans tout l'Empire romain[3]. Et puis, vers le milieu du IIe siècle, le commerce s'effondre à cause de la concurrence de nouveaux centres de production et Condatomagos périclite. Avec les invasions barbares des IVe ‑ Ve siècle, la ville s’installe définitivement sur l’autre rive du Tarn, à l’intérieur d’une boucle de la rivière. Elle changera de nom à cette occasion pour devenir Amiliavum, qui deviendra Amilhau, puis Milhau en Rouergat ou Millau en Français.

Histoire médiévale[modifier | modifier le code]

Au IXe siècle, la ville est un gros bourg qui devient le siège d’une viguerie et déjà le centre du gant d'agneau. Elle s’entoure alors de remparts. Au Xe ‑ XIe siècle c'est la naissance de la vicomté de Millau. Dès le XIe siècle la cité passe successivement sous domination des comtes de Provence, de Barcelone puis des rois d'Aragon avec en 1112 le mariage de la fille du vicomte de Millau et de Béranger III, futur Roi d’Aragon. En 1187, le Roi d’Aragon lui concède le sceau et la liberté communale par charte consulaire. Le consulat ainsi créé, est chargé d’administrer la ville, de lever l’impôt et d’appliquer la justice. En 1271, Millau passe à la couronne des rois de France.

En 1361, au cours de la guerre de Cent Ans, la ville passe sous domination anglaise. Le retour à la paix au XVe siècle donne à la ville un nouvel élan. C'est Louis XI qui rattache Millau à la couronne en 1476 par ses lettres patentes[4].

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Ville de foires et drapante, Millau se développe au XVIe siècle avec la croissance économique. Elle passe de 3500 habitants en 1515 à 5500 habitants en 1547[5]. Les prémisses de la Réforme atteignent Millau dès le milieu du XVIe siècle, faisant rapidement de la ville une place forte protestante. La ville accueillit notamment plusieurs assemblées politiques de huguenots notamment en 1573 et 1574, qui marquèrent la création des Provinces de l'Union. Durant, un siècle les protestants vont dominer politiquement et économiquement Millau. La révocation de l'Édit de Nantes en 1685 contraint les notables protestants à l'exil, ce qui désorganisa l'industrie gantière.

Au XVIIIe siècle, l’industrie drapière laisse la place à l’industrie du cuir et de la peau qui se développe après 1750.

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XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit le développement de l'industrie du gant, la modernisation et l'expansion de la ville. Entre 1835 et 1837, de nombreux travaux d'embellissement de la ville sont lancés : construction d'une fontaine et d'une halle au blé, place Maréchal-Foch, d'un palais de justice, boulevard de l'Ayrolle. Le mouvement républicain se développe parmi les ouvriers tanneurs, mégissiers et gantiers. Il est illustré par la tentative de résistance au coup d'État de Louis Napoléon Bonarparte, le 2 décembre 1851. D'importants travaux d'urbanisme sont également réalisés pendant le second Empire, sous l'impulsion du maire, le banquier Achille Villa.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, près de 12 000 personnes sur les 18 000 que compte la ville, vivent de l'industrie des cuirs et peaux. Mais la prospérité est parfois marquée par des conflits sociaux. Ainsi, la crise économique de 1929 a des répercussions à Millau avec la faillite de la banque Villa en 1934. La ville est paralysée par une grève générale de six mois pendant l'hiver 1934-1935, à la suite de la décision des patrons gantiers de baisser de 25 à 30 % les salaires des ouvriers. Les ouvriers cèdent finalement car la famine gagne peu à peu la ville[6].

L'industrie gantière commence à décliner dans les années 1960, et Millau devient une ville de services.

De nos jours, Millau conserve une activité de cuir et de peau, spécialisée dans le luxe, et les entreprises fabriquent plus de 800 000 gants par an, ce qui représente le tiers de la production française.

À la fin du XXe siècle, en 1999, une action militante, très médiatisée, du syndicat agricole Confédération paysanne, a fait parler de cette commune. Cette action fut organisée en réaction aux surtaxes douanières des États-Unis d'Amérique sur divers productions agroalimentaires dont le fromage au lait cru de brebis de Roquefort-sur-Soulzon. Les États-Unis avait trouvé ce moyen de pression pour chercher à imposer aux Européens l'importation de viande de vache élevée aux hormones de croissance. Cette action fut menée à bien par un groupe de paysans militants avec, parmi eux, l'éleveur de brebis, député européen depuis 2009, José Bové sur le chantier d'assemblage d'une sandwicherie franchisée McDonald's.

Diverses manifestations liées aux poursuites judiciaires engagées contre les « démonteurs » du chantier ont suivi. Parmi ces manifestations, la plus notable est celle des 8, 9 et 10 août 2003 (appelé Larzac 2003). À l'initiative de la Confédération paysanne un rassemblement de centaines de milliers de personnes sympathisants de la cause altermondialiste sur le causse du Larzac mêlant débats, ateliers de travail et concerts.

Article détaillé : Larzac 2003.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Christophe Saint-Pierre UMP  
2008 2014 Guy Durand PS Conseiller général de Millau-Est
1995 2008 Jacques Godfrain RPR puis UMP Conseiller régional de Midi-Pyrénées (1992-1998)
Ministre de la Coopération (1995-1997)
Député de l'Aveyron (1997-2007)
1983 1995 Gérard Deruy PS -
1977 1983 Manuel Diaz MRG -
1976 1977 Jean-Louis Esperce UDR Avocat
1971 1976 Jean Gabriac UDR Médecin
1965 1971 André Maury   Employé de banque
1947 1965 Charles Dutheil MRP Employé de banque
1947 1947 Louis Bernad MRP Avocat
1945 1947 Pierre Bousquet    
1935 1945 René Caussignac   Receveur de l'Enregistrement
1933 1935 François Barsalou Radical Médecin
1930 1933 Maurice Baud Radical  
1925 1930 François Barsalou Radical Médecin
1912 1925 Paul Guibert-Gaillard Radical Fabriquant de gants
1905 1912 André Balitrand Radical Député
1904 1905 Frédéric Bompaire Radical Avocat
1900 1904 Sully Chaliès Rép. modéré Avocat
1894 1900 Etienne Delmas Rép. modéré Avocat
1888 1894 Sully Chaliès Rép. modéré Avocat
1884 1888 Emile Viguier   Colonel retraité
1880 1884 Ernest Abric Radical Notaire
1878 1880 Sully Chaliès Rép. modéré Avocat
1877 1878 Eugène Lacroix   Avoué
1875 1877 Sully Chaliès Rép. modéré Avocat
1871 1875 Clément Monestier   Notaire
1865 1871 Jules Rouvelet Bonapartiste  
1855 1865 Achille Villa Bonapartiste Banquier
1848 1855 Aristide Rouvelet Républicain modéré puis bonapartiste Rentier, ancien sous-préfet
1830 1848 Philippe de Gaujal Orléaniste Officier de cavalerie
1816 1830 Claude de Bourzes Légitimiste  
1813 1816 Dalbis Bonapartiste  
         
Les données manquantes sont à compléter.
Mairie

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville de Millau fait partie de la communauté de communes de Millau Grands Causses, créée le 22 juin 1989 sous la forme d'un district avec Aguessac, Compeyre, Creissels et Paulhe. Devenue communauté de communes en 2000, elle compte aujourd'hui 14 communes avec Comprégnac, Saint-Georges-de-Luzençon, la Roque-Sainte-Marguerite, Saint-André-de-Vézines, Mostuéjouls, Peyreleau, Rivière-sur-Tarn et Veyreau.

Ses projets et réalisations :

  • Aménagement de l'espace : Atelier relais Causse Gantier
  • Développement économique : l’immeuble T.G.M. pépinière d’entreprises
  • Développement touristique: Encouragement à l'installation de nombreux commerces de restauration rapide.
  • Protection de l'environnement: _
  • Aménagement de l'environnement : Travaux d’aménagements des berges de la rivières Tarn et Dourbie (recalibrage des cours d'eau, stabilisation maçonnée des berges, curage des lits de rivière). Puissant éclairage permanent des falaises environnantes.
  • Politique du logement et du cadre de vie: Canisite (petit lieu dévolu aux déjections des chiens)
  • Voirie, Transport et Sécurité: Mise en place d'une police municipale. Réalisation de nombreux giratoires

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau : Sénégal Louga (Sénégal) Le 9 juin 1962, est signé à Millau, par Charles Dutheil, député-maire de Millau, et André Guillabert, Maire de Louga, l'acte de jumelage. En 1989, les deux villes décident de redéfinir les relations Millau-Louga et mettent l'accent sur des actions de coopération dans les domaines de la médecine, de l'éducation et du développement économique.
  • Drapeau de l'Allemagne Bad Salzuflen (Allemagne) est jumelée avec Millau depuis 1975, grâce à l'initiative de Louis Laurens (1922-2012), professeur d'allemand.
  • Drapeau du Royaume-Uni Bridlington (Royaume-Uni) est jumelée avec Millau depuis 1992.
  • Drapeau de l'Espagne Sagunto (Espagne) est jumelée avec Millau depuis 2006.
  • Drapeau du Portugal Mealhada (Portugal) jumelage signé en 2010. Président : Patrick Aigouy, Vice-Présidente : Marie-José Mendès, Secrétaire : Manuela Calpena-Alibert, Secrétaires-adjoints : Roselyne Gineste et Bernard Obin, Trésorière : Anne-Marie Tichet, Trésorière-ajointe : Irène Rodriguez.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 21 626 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6 070 6 077 6 523 8 070 9 806 10 450 9 014 9 556 10 041
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
10 150 12 636 13 663 15 095 15 695 16 628 16 139 17 429 18 754
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
18 701 18 482 17 673 15 528 15 936 16 190 16 437 17 678 19 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
21 229 22 595 21 907 21 695 21 788 21 339 22 133 21 626 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville de Millau relève de l'Académie de Toulouse.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Millau en Jazz se déroule au mois de juillet depuis 1992. Festival 100 % associatif qui a l'ambition d'offrir un programme haut de gamme invitant à la découverte de nouveaux horizons musicaux.
  • Bourse aux minéraux: (Juillet) depuis 1973, le club de géologie de Millau organise cette manifestation internationale de minéraux et fossiles qui accueille des exposants de tous les continents. Sa renommée dépasse aujourd'hui nos frontières et cette bourse d'échanges de minéraux est considérée comme l'une des plus importantes en Europe avec plus de 300 amateurs[9].

Sports[modifier | modifier le code]

Le sport loisir familier de Millau est le Quilles de huit. Le quillodrome de Millau accueille les événements liés à cette pratique.

La commune de Millau est un lieu privilégié pour la pratique des activités sportives de pleine nature : dans l'eau, en l'air, sous terre ou encore sur la roche.

Durant toute l'année de nombreuses manifestations sont organisées :

  • Les 100 km de Millau (course à pied). Elle a lieu tous les derniers samedis du mois de septembre. Depuis 1972, les 100 km de Millau attirent près de 1 500 concurrents. Une première boucle qui correspond à un marathon, ensuite un aller-retour entre la commune de Millau et celle de Saint-Affrique.
  • Le Festival des Templiers communément appelé Course des Templiers (crée en 1995 à Nant et exportée récemment, depuis 2010, sur le territoire de la commune de Millau) est une course nature réunissant chaque année les meilleurs coureurs mondiaux de la discipline[10]. Elle compte près de 7 500 participants chaque année.
  • Natural Games (en juin) : évènenement maintenant phare qui met à l'honneur les sports d'extérieur. Ce festival tourne autour de cinq disciplines : l'escalade, le vélo tout terrain, le canoë-kayak, le parapente et le slackline. Cette manifestation accueille une bonne partie de l'élite mondiale des sports extrêmes mais elle offre aussi l'occasion au grand public de s'initier à ces différents sports loisirs.
  • La Caussenarde : randonnée de V.T.T (fin mai, début juin): cinq circuits (de 25 à 105 km) et un parcours pédestre de 15 km sont proposés aux sportifs afin de découvrir les chemins du Larzac et du Causse Noir.
  • Le Rallye des cardabelles: championnat de France des rallyes sur terre.
  • Mondial de pétanque (au mois d'août).

Depuis 1982 le mondial de Millau attire des milliers de pétanqueurs du monde entier. Organisé autour du 15 août, le mondial de Millau est la volonté de Damien Mas, qui a imaginé cette compétition dans le Parc de la Victoire. Millau est devenu aujourd'hui un lieu de pèlerinage pour tous les amoureux de la pétanque mais aussi des plus grands champions.[réf. nécessaire]

  • National d'hiver de pétanque.

La commune offre aux sportifs des structures et terrains aménagés de qualité, qui ont permis d'accueillir d'importantes manifestations sportives :

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

  • Le journal de Millau : hebdomadaire d'informations du pays.
  • Midi libre : journal quotidien régional français.
  • Radio Larzac : radio associative rurale locale (87,8 MHz)

La ville de Millau accueille aussi une maison d'édition : les Éditions du Beffroi. Éditeur d'Édouard-Alfred Martel en 1936, cette maison a pour ambition de soutenir la culture régionale : attachée aux racines de l'Occitanie, elle a publié de nombreux reprints de textes fondamentaux et d'ouvrages-clés régionaux tels que Les Causses majeurs d'Édouard-Alfred Martel, Les Rutènes d'Alexandre Albenque et Histoire de la Bûche de Jean-Henri Fabre[11].

Économie[modifier | modifier le code]

Répartition de l'emploi selon le secteur d'activité en 2010[12]
Agriculture Industrie Tertiaire Construction
Millau 2,6 % 6,1 % 65.8 % 8,2 %
France métropolitaine 11,3 % 5,7 % 59,6 % 9,5 %
Les chiffres du chômage[13]
Taux de chômage
Millau 12,1 %
Midi-Pyrénées 9,3 %
France métropolitaine 9,7 %

La ville est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Millau Sud-Aveyron. La commune gère l’aérodrome de Millau-Larzac.

Après avoir été reconnue pendant plus d'un siècle comme « capitale du cuir et de la ganterie », Millau reste réputée pour son activité de mégisserie (gants de cuir) dont Fabre est un représentant. Elle obtient le label Ville et Métiers d’art en 2000.

La production agricole, dont le fromage au lait cru de brebis de Roquefort, est essentielle à l'activité économique de la région : les exploitations agricoles sont nombreuses sur cette commune et leurs activités modèlent fortement le paysage. Elles sont au nombre de 43.

Logotype de l'association d'agriculteurs Fermiers de l'Aveyron.
Marché nocturne des producteurs Fermiers de l'Aveyron sur la place du Mandarous.

Depuis 1993, une succession de quatre marchés nocturnes importants, organisés par des agriculteurs-producteurs associés au sein de Fermiers de l'Aveyron, se tiennent le soir courant juillet-août sur la place du Mandarous, la place principale du centre-ville. Des produits agricoles vivriers, préparés ou non, sont proposés pour la consommation sur place sous forme de grandes tablées animées. Depuis la même époque, en novembre, la Foire d'Automne aux Produits Fermiers est organisée par la même association d'agriculteurs et se déroule pendant deux journées au parc de la Victoire à Millau.

Depuis 2012, également, des commerçants revendeurs de produits alimentaires animent de petites manifestations baptisées La Bodega des Commerçants liées à leurs activités et se déroulant place des Consuls ou autour des halles.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

11 édifices classés Monuments historiques se trouvent sur la commune de Millau :

  • Le site archéologique la Graufesenque, à deux kilomètres de Millau, est un vestige de la cité Gallo-romaine de Condatomagus qui était un grand centre de production de céramique à l'époque gallo-romaine.
  • Église Notre-Dame de l’Espinasse du XIIe siècle. Elle doit son nom à une relique de la couronne d'épines du Christ conservée jadis dans son trésor. Détruite au XVIe siècle, elle fut reconstruite un siècle plus tard grâce au prélèvement d'un droit de péage sur la rivière Tarn. Son clocher est de style toulousain.
  • Beffroi de Millau est composé de deux parties correspondant à deux époques différentes. La Tour carrée fut construite au XIIe siècle à l'emplacement du château primitif des comtes de Millau. Il assurait la sécurité de l'enceinte fortifiée dans son angle sud-ouest. Au début du XVIIe siècle les consuls de Millau firent construire au-dessus la tour octogonale. La Tour carrée servira de prison du XVIIe au XIXe siècle et notamment pendant la période révolutionnaire. L'édifice est aujourd'hui privé de sa flèche, incendiée par la foudre le 29 juillet 1811. Après avoir monté les 210 marches, on dispose d'une vue à 360°.
  • Lavoir de l’Ayrolle. Le toit date du XVIIIe siècle.
  • Vieux moulin et le Pont-Vieux (sur le Tarn).
  • Hôtel de Sambucy de Sorgues appelé aussi château de Sambucy et ses jardins. Construit entre 1672 et 1674 pour Jacques Duschene, conseiller du roi, maître particulier des eaux et forêts du Rouergue et receveur des tailles de l'élection de Millau. Devient par mariage la demeure de Marc-Antoine de Sambucy, capitoul de Toulouse en 1745.
  • Hôtel de Sambucy de Miers, acquis au XVIIe siècle par Antoine de Sambucy.
  • Les Halles (1899): construction métallique de la Belle Époque.
  • La rue Droite : ancienne voie romaine.
  • L'hôtel de Pégayrolles construit en 1738, qui faisait office d'Hôtel de Ville au début du XXe siècle, abrite désormais le musée. Le Musée de Millau possède une riche collection de poteries dites sigillées de l'époque gallo-romaine ainsi que des collections de mégisserie et de ganterie retraçant l'histoire du gant.
  • L'église du Sacré-Cœur (la plus grande église de la ville) date du XIXe siècle, de style néo-byzantin. L'église est dotée d'un carillon de 21 cloches.

Autres lieux remarquables[modifier | modifier le code]

  • La place du Maréchal-Foch est la partie du vieux Millau. Elle comporte des arcades du Moyen Âge.
  • Les 7 Portes de Millau sont d'anciennes portes fortifiées de la ville.

Lieux touristiques autour de la commune[modifier | modifier le code]

La puncho d'agast et les toits de la ville

Espaces verts[modifier | modifier le code]

La commune s'est vu attribuer trois « fleurs » par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[14].

Situé dans le parc de la Victoire, le jardin des Causses, créé en 1996, est un jardin botanique de 6 000 m² qui rassemble la flore des Grands Causses avec 130 espèces indigènes.

Langues[modifier | modifier le code]

Blason del Roergue

La langue du pays est le sous-dialecte rouergat. C'est une variante du dialecte languedocien qui est lui-même une déclinaison de la langue occitane. Quelques mots communément utilisés :

  • Bartás : buisson
  • Clapás : tas de d'épierrement des champs retournés par les paysans
  • Jássa : bergerie
  • Estápla: étable
  • Cabord : fou, falourdeur (initialement quand les vaches, les brebis sont importunées par les mouches innombrables)
  • Pecaìre! : hélas! (sentiment de compassion)
  • Quichar : presser

Dans le vieux Millau, des plaques avec les anciens noms de rues en occitan sont placées en dessous des noms actuels.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Emma Calvé

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Les trenèls
La flauna

La commune, qui fait partie d'un Aveyron très rural, a une cuisine où les plats à l'exécution bien maitrisée par sa population sont généralement très reconstituants:

  • Les trenèls ou tripous trenèls (tripettes tressées), plat de ménage aveyronnais à base de ventrèche et de panse de brebis élevés dans les nombreuses fermes de ce territoire.
  • Le vin des Côtes de Millau AOP.

Et plus largement:

  • Le roquefort : fromage à l'appellation d'origine protégée de laiterie ou d'industrie. C'est une fourme veinée de bleu faite exclusivement avec des laits crus de brebis collectés chez les agriculteurs et mélangés entre eux. C'est une spécialité de la commune de Roquefort-sur-Soulzon où il est affiné dans des caves spécifiques.
  • Le pérail ou perál ou encore peralh: exclusivement fermier il y a peu, les familles paysannes le font avec le lait cru de leur brebis. Il est dorénavant aussi élaboré en laiterie et industrie avec des laits de brebis collectés et mélangés et souvent stérilisés. Les fermiers-fromagers, les laitiers et les industriels n'arrivant pas à s'entendre sur, entre autres, l'emploi de lait cru ou de lait thermisé voir de lait pasteurisé. Pour cette raison, entre autres, le cahier des charges de ce futur AOC n'est toujours pas arrêté après plusieurs années.
  • Le bleu des causses (bleu de l'Aveyron) : fromage à l'appellation d'origine protégée de laiterie ou d'industrie. C'est une fourme veinée de bleu de lait cru de vache longtemps affiliée au roquefort.
  • La flauna ou flaune : tarte de ménage garnie d'une préparation à base de recuite de petit lait de brebis parfumée à l'eau de fleur d'oranger.
  • Cuisson au flambadou (flamboir): accessoire de cuisson en fer préalablement chauffé dans la braise permettant de fondre du lard sur un gibier ou une pièce de viande en évitant son dessèchement. (Ex lièvre, faisan)
  • La fouasse ou fouace : brioche de ménage à la pâte dense parfumée à l'eau de fleur d'oranger.
  • Les échaudés : biscuits de ménage bouillis puis cuits au four. Ils sont parfumée à l'eau de fleur d'oranger.
  • Les farsous ou farçous : plat de ménage. C'est un hachis fait avec du lard gras, du vert de blette, du persil, de la chair de saucisse, des œufs, de la farine de céréale pour obtenir une farce formée à la cuillère et cuite à la poêle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Arms of Millau.svg

Armes traditionnelles de la ville de Millau  :

« D'or à quatre pals de gueules, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or. »

Ce sont toujours les armes du Royaume d'Aragon, depuis 1187, mais surmontées depuis 1271 du chef de France (d'azur à trois fleurs de lys) indiquant qu'il s'agit d'une bonne ville, c'est-à-dire d'une commune relevant directement du roi. La ville s'administrait elle-même à travers des consuls élus - à l'instar de Toulouse et de ses capitouls - tandis que le roi était le seul et direct suzerain. Peu de villes, en France, jouissaient d'un pareil régime d'autonomie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres grand public :

  • Jules Artières, Millau à travers les siècles : Fac-sim. de l'éd. de Millau : Artières & Maury, 1943, Marseille, Laffitte reprints,‎ 1996, ill., couv. ill. ; 25 cm, 558 p. (ISBN 2-86276-310-1, notice BnF no FRBNF35857460)
  • Association des amis du Musée de Millau (Éditeur scientifique), Millau : histoire et secrets oubliés, Millau, Association des amis du Musée de Millau,‎ 1996, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 25 cm, 279 p. (notice BnF no FRBNF36701138)
  • Georges Girard, Des Rues, des hommes, Millau, Radio Beffroi,‎ 1987, 231 p. (ISBN 2-907049-00-3, notice BnF no FRBNF34972166)
  • Daniel Schaad (Directeur de publication), Jean-Charles Balty (Collaborateur), Paul-André Besombes (Collaborateur) et Anne Bouquillon (Collaboratrice), La Graufesenque, Millau, Aveyron. Volume I, Condatomagos, une agglomération de confluent en territoire rutène, IIe s. a.C-IIIe s. p.C., Pessac, Éd. de la Fédération Aquitania, coll. « Études d'archéologie urbaine »,‎ 2007, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 33 cm + 1 plan. dépl., 378 p. (ISBN 2-910763-09-9, ISSN 2295-7989, notice BnF no FRBNF41453179)
  • Martine Genin (Directrice de publication), Catherine Dejoie (Collaboratrice), Philippe de Parseval (Collaborateur) et Sabrina Relaix (Collaboratrice), La Graufesenque, Millau, Aveyron. Volume II, Sigillées lisses et autres productions, Pessac, Éd. de la Fédération Aquitania, coll. « Études d'archéologie urbaine »,‎ 2007, ill., couv. ill. en coul. ; 33 cm, 589 p. (ISBN 2-910763-10-2, ISSN 2295-7989, notice BnF no FRBNF41453187)
  • Louis Balsan, Mélanges de spéléologie et de préhistoire... : Extrait des "Procès-verbaux de la Société des lettres, sciences et arts de l'Aveyron". T. XXXV, Rodez, P. Carrère,‎ 1949, In-8°, 18 p. (notice BnF no FRBNF36262784)
  • Serge Cottereau, La Belle histoire des 100 km de Millau, Saint-Affrique, S. Cottereau,‎ 1982, ill., couv. ill. en coul. ; 30 cm, 280 p. (notice BnF no FRBNF34670187)
  • Collectif, Millau, la crue du siècle : lundi 8 novembre 1982 : 60 photos sur le drame vécu par les Millavois, Millau, J. Brengues,‎ 1982, 62 p. (notice BnF no FRBNF34755760)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Jean-Luc Gayraud), Milhau-est : N'Agassac, Compèire, Paulhe / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Milhau-est, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2003, ill., couv. ill. ; 28 cm, 383 p. (ISBN 2-907279-59-9, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF39107182)
  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Guy Durand), Milhau-ouest : Comprenhac, Creissèls, Sent-Jòrdi / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Milhau-oest, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2003, ill., couv. ill. ; 28 cm, 300 p. (ISBN 2-907279-58-0, ISSN 1151-8375, notice BnF no FRBNF39105786)

Industrie gantière :

  • Monique Fournier & Michel Delmouly : Paroles ouvrières, paroles gantières. Amis du Musée de Millau. 1998.
  • Millau 1911 : Avec les gantiers en grève. Association pour la promotion de l'histoire sociale millavoise. 2011.
  • Élisabeth Baillon, Un Métier dans la peau : le gant à Millau ; (suivi du) Langage du gant, Millau, Maison de la peau et du gant,‎ 1989, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 21 x 23 cm, 96 p. (ISBN 2-950386-70-9, notice BnF no FRBNF35027409)
  • Élisabeth Baillon, La peau : métamorphoses d'une matière touchante, Rodez, Éd. du Rouergue, coll. « L'imaginaire des métiers »,‎ 1993, ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; 23 cm, 187 p. (ISBN 2-905209-59-3, ISSN 1243-213X, notice BnF no FRBNF35577605)
  • Patrice Thébault (photogr. Patrice Thébault), Gantier : Photographies réalisées à la manufacture Causse, Millau, Souyri, Éd. Au fil du temps, coll. « Métier d'art »,‎ 2007, presque tout en ill., couv. ill. ; 15 cm, 44 p. (ISBN 978-2-918298-21-2, notice BnF no FRBNF42176389)

Études universitaires :

  • Louis Bernad, Université de Montpellier. Faculté de droit. Une ville de consulat : Millau en Rouergue : Thèse pour l'obtention du grade de docteur..., Millau, Artières et Maury,‎ 1938, In-8, 112 p. (notice BnF no FRBNF31800621)
  • Florent Garnier (préf. Albert Rigaudière), Un consulat et ses finances, Millau, 1187-1461, Paris, Comité pour l'histoire économique et financière de la France, coll. « Histoire économique et financière de la France. »,‎ 2006, graph., couv. ill. en coul. ; 22 cm, 947 p. (ISBN 2-11-095379-9, ISSN 1251-5140, notice BnF no FRBNF40967307)
  • Frédéric Laur (préf. Jean-Marie Carbasse), Le consulat de Millau sous la Monarchie absolue, Nîmes, C. Lacour, coll. « Colporteur »,‎ 1998, graph., couv. ill. ; 21 cm, 395 p. (ISBN 2-84406-018-8, ISSN 0989-4624, notice BnF no FRBNF37620146)
  • Jean-Marie Carbasse, Notes sur l'administration municipale de Millau de la fin du XVIIe s. au début du XVIIIe. Mémoire: Droit, Montpellier, 1969.
  • Magali Lourdou, Les protestants et le consulat millavois au temps des premières guerres de religion (vers 1560 - vers 1574). In Revue du Rouergue. 2003 (73) : p. 49 - 65.
  • Louis Montarnal, Millau et la rupture du traité de Brétigny. Thèse: Droit, Paris, 1952.
  • Magda Sekiou, « Millau pendant la seconde guerre mondiale : La vie économique et sociale », Revue du Rouergue, 2000 (64), p. 595-617.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Données de la station météorologique de Millau (arrondies à l'unité supérieure), sources : Site de l'Internaute, Encyclopédie des villes
  2. http://www.hydrostadium.com/ingenierie-eau-vive/Version_francaise/Stades_d_eau_vive/gravitaire/millau/millau.php
  3. En Gaulle, en Italie, en Germanie (Allemagne), dans la Péninsule Ibérique (Espagne, Portugal), etc; Voir Millau: Histoire et secrets oubliés, Association des amis du musée de Millau
  4. Lettres de Louis XI, Cérilly, le 1er mars 1476 (1475 avant Pâques)
  5. Jacques Frayssenge, Millau, une ville du Rouergue sous l'Ancien Régime (1668-1789). Société catholique et société protestante, Millau, Librairie Trémolet, 1990. 368 p.
  6. Laurence Addario, « Millau, la fine fleur de la peau », Massif Central Magazine, 1997, p. 48-51.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  9. « Les trésors de notre sous-sol s'exposent », Journal de Millau, jeudi 16 juillet 2009. p. 15.
  10. http://www.festivaldestempliers.blogspot.fr/
  11. http://www.editions-du-beffroi.com/auteur/qui_sommes_nous.php
  12. INSEE: Emploi-Population active: chiffres clés
  13. INSEE: Chômage: chiffres clés
  14. Le concours des villes et des villages fleuris