Miles M.38 Messenger

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Miles Messenger
Image illustrative de l'article Miles M.38 Messenger
Miles Messenger.

Constructeur aéronautique Drapeau : Royaume-Uni F.G. Miles
Type avion de tourisme
Premier vol 12 septembre 1942
Mise en service 1943
Nombre construit 93
Motorisation
Moteur De Havilland Gipsy Major de 140 ch.
Dimensions
Envergure 11,02 m
Longueur 7,32 m
Hauteur 2,90 m
Surface alaire 17,74 m2
Nombre de places 3
Masses
Masse à vide 689 kg
Masse maximum 862 kg
Performances
Vitesse de croisière 153 km/h
Vitesse maximale (VNE) 187 km/h
Plafond 4 265 m
Distance franchissable 418 km

Le Miles M.38 Messenger est un avion de tourisme britannique conçu durant la Seconde Guerre mondiale[1] pour des besoins militaires. Sa production s'est poursuivie jusqu'en 1948, principalement pour des clients civils[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Fin 1941 la British Army[3] annonça qu'elle recherchait un nouvel avion d'observation aérienne apte au rôle secondaire de poste de commandement aéroporté[2]. Ne relevant pas de l'Air Ministry cette demande ne fut pas suivie d'une Specification. Deux constructeurs répondirent à l'appel d'offre : Auster et Miles. Si le premier proposait un avion assez classique avec son aile haute et son train d'atterrissage renforcé, le second proposait une version dérivée de son biplace d'entraînement M.28 Mercury. Bien que profondément amélioré par rapport à son prédécesseur, l'avion de Miles ne fut pas commandé en série, c'est l'Auster[3] qui remporta le marché.

Miles Messenger immatriculé ZK-CMM aux couleurs de l'avion du général Montgomery.

Cependant en 1943 la Royal Air Force fit le choix de commander l'avion en tant qu'appareil de transport pour hautes personnalités. Dans ce but l'Air Ministry émit la Specification 17/43[3]. L'avion de Miles, désignée Messenger, fut alors commandé à 21 exemplaires par la RAF. Aménagés en triplace ceux ci devaient pouvoir permettre le transport de certains généraux ou membres de l'état-major britannique. Le premier exemplaire entra en service actif en mai 1943. Parmi les personnalités qui eurent recours au Messenger, figure lord Tedder mais également le général Montgomery[3]. Ce dernier utilisa notamment un avion frappé des bandes noires et blanches, dites d'invasion[2], qui montraient les aéronefs participant à l'opération Overlord. Les Miles Messenger demeurèrent en service actif dans la RAF jusqu'en 1947.

En 1943 Miles développa sur fond propre une version navalisée du Messenger, désignée M.38A Mariner. Destinée à des missions de lutte anti-sous-marine légère[3] depuis les porte-avions de la Royal Navy, l'avion fut doté d'une crosse d'appontage et de points d'emport externes pour des mines et des charges légères de profondeur. Malgré quelques qualités l'avion ne fut pas sélectionné par la Fleet Air Arm[3].

Après guerre la production du Messenger se poursuivit pour des clients civils en tant qu'avion de tourisme. L'avion eut la chance de connaitre une production en série sous huit modèles différents, malgré la recrudescence d'avions démilitarisés. Au total le Miles M.38 Messenger fut assemblé à 92 exemplaires[2], avec en sus le M.38A Mariner. Avion efficace, sûr, et bon marché le Messenger vola durant l'ensemble des années 1950 et 1960. En 2012[4] encore au moins un de ceux ci volait sous l'immatriculation néo-zélandaise ZK-CMM[5]. Deux autres volaient sous immatriculation britannique, dans des livrées civiles[6].

Utilisateurs[modifier | modifier le code]

Outre ses utilisateurs privés le Messenger vola sous les livrées militaires suivants :

Aspect technique[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Le Miles M.38 Messenger se présente sous la forme d'un monoplan à aile basse cantilever construit en bois et contreplaqué. Il possédait un train d'atterrissage classique fixe et un empennage à triple dérive. Le cockpit quadriplace accueillait le pilote et ses trois passagers. La propulsion de l'avion était assuré par un moteur en ligne De Havilland Gipsy Major de 140 chevaux entraînant une bipale en métal.

Versions[modifier | modifier le code]

Versions expérimentales[modifier | modifier le code]

Miles Messenger 2A encore en état de vol en 2012.
Le même, mais vu de l'autre côté.
  • Miles M.38 Messenger : Désignation attribuée au prototype qui réalisa son premier vol le 12 septembre 1942.
  • Handley Page HP.93 : Désignation attribué à un Messenger démilitarisé et utilisé par l'avionneur Handley Page pour divers essais en vol.

Versions civiles[modifier | modifier le code]

  • Miles Messenger 1A : Désignation attribuée à une version démilitarisée revendue à des clients civils. Six exemplaires.
  • Miles Messenger 2A : Désignation attribuée à une version mue par un moteur Blackburn Cirrus Major de 150 ch. 65 exemplaires.
    • Miles Messenger 2B : Désignation attribuée à une version triplace du 2A. Un exemplaire.
    • Miles Messenger 2C : Désignation attribuée à une version triplace du 2A mue par le moteur de la version militaire. Un exemplaire.
  • Miles Messenger 3 : Désignation attribuée à une version d'entraînement à double commande. Un exemplaire.
  • Miles Messenger 4 : Désignation attribuée à une version mue par un moteur De Havilland Gipsy Major 10 de 160 ch. Trois exemplaires.
    • Miles Messenger 4A : Désignation attribuée à une version démilitarisée revendue à des clients civiles et mis au standard du Messenger 4. 19 exemplaires.
    • Miles Messenger 4B : Désignation attribuée à une version d'affaire du Messenger 4. Un exemplaire.
  • Miles Messenger 5 : Désignation attribuée à une version démilitarisée revendue à des clients civiles et mue par un Blackburn Cirrus Bombardier Mk-702 de 155 ch. Un exemplaire.

Versions militaires[modifier | modifier le code]

  • Miles Messenger Mk-I : Désignation attribuée aux 21 avions utilisés par la Royal Air Force pour des liaisons et du transport de hautes personnalité.
  • Miles Mariner : Désignation attribuée au prototype d'une version de lutte anti-sous-marine testé par la Fleet Air Arm mais demeuré sans suite.

Avions comparables[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le grand atlas de l'aviation, Editions Atlas,‎ 1994 (ISBN 2-7312-1468-6)
  2. a, b, c et d Encyclopédie "Toute l'aviation", Editions Atlas,‎ 1993
  3. a, b, c, d, e et f (en) David Monday, British Aircraft of World War II, Chancellor Press,‎ 1994 (ISBN 1-85152-668-4), p. 180
  4. http://www.airplane-pictures.net/registration.php?p=ZK-CMM
  5. http://www.airport-data.com/aircraft/ZK-CMM.html
  6. http://www.airliners.net/search/photo.search?aircraftsearch=Miles+M-38+Messenger