Mike Zwerin

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Mike Zwerin

Nom de naissance Michael Zwerin
Naissance 18 mai 1930
New York
Décès 2 avril 2010 (à 79 ans)
Paris
Activité principale musicien
Activités annexes critique musical
Genre musical jazz
Instruments trombone

Michael Zwerin, plus connu sous le nom de Mike Zwerin, né à New York le 18 mai 1930 et mort à Paris le 2 avril 2010, est un tromboniste de jazz américain, également écrivain et critique musical.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Mike Zwerin grandit dans le quartier de Forest Hills. Il étudie à la High School of Music and Art de New York, puis à l'université de Miami[1].

Rencontre avec Miles Davis[modifier | modifier le code]

En 1948, alors qu'il est âgé de 18 ans, Zwerin participe à une jam session au Minton's Playhouse. Miles Davis, présent dans le club, l'invite à prendre part à une répétition devant se tenir le lendemain au Nola's[2],[3]. Zwerin participe aux répétitions du nonet formé par Davis et Gil Evans, qui doit se produire au Royal Roost de New York. L'ensemble entre plus tard en studio avec un autre tromboniste pour enregistrer des sessions qui donneront naissance à l'album Birth of the Cool[2],[4],[5].

Carrière musicale[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1950, Mike Zwerin joue notamment dans les formations de Billy May, Sonny Dunham (en), Claude Thornhill et Maynard Ferguson[4]. Il joue pour Bill Russo (en) en 1960, est arrangeur pour un sextet issu des rangs d'Orchestra U.S.A. (en) de 1962 à 1965 et se produit en Union Soviétique avec l'orchestre du pianiste Earl Hines en 1966[5],[6]. Il s'installe en France dans les années 1970, à cette époque il joue notamment avec Michel Petrucciani et Alan Silva[7],[8].

Carrière journalistique[modifier | modifier le code]

Zwerin est journaliste à Village Voice entre 1964 et 1969. Parti vivre en Europe, le tromboniste devient le correspondant européen du magazine new-yorkais jusqu'en 1971. Il écrit également pour Rolling Stone et le magazine Down Beat[4]. Il rejoint ensuite l’International Herald Tribune à partir de 1979, puis Bloomberg News dans les années 2000[1].

Carrière d'écrivain[modifier | modifier le code]

Mike Zwerin a écrit plusieurs ouvrages consacrés au jazz. Son autobiographie, Close Enough for Jazz, paraît en 1983[4].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Zwerin joue du trombone et de la trompette basse[7]. Durant ses études il étudie le violon, le piano et l'accordéon[4],[8]. Il a également pratiqué le trombone classique[réf. souhaitée] mais sa spécialité reste le jazz. En 1960, à la mort de son père, Mike Zwerin devient président de la Capitol Steel Corp, l'aciérie dans laquelle il a brièvement travaillé après avoir terminé ses études[4],[6],[9]. Il a un fils musicien, et trois filles issues d'un premier mariage[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Il est fait chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres en 1992[8].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • (en) Michael Zwerin, The Parisian Jazz Chronicles : An Improvisational Memoir, Yale University Press,‎ 2005, 214 p. (ISBN 9780300108064)
  • (en) Michael Zwerin, La Tristesse de Saint Louis : Jazz As a Metaphor for Freedom, Quartet Books,‎ 1985, 197 p. (ISBN 9780704324206)
  • (en) Michael Zwerin, Close Enough for Jazz, Quartet Books,‎ 1983, 246 p. (ISBN 9780704324008)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) Mark McDonald, « Mike Zwerin, Jazz Critic and Author, Is Dead at 79 », The New York Times,‎ 5 avril 2010
  2. a et b (en) Andy Hamilton et Lee Konitz, Lee Konitz : Conversations on the improviser's art, University of Michigan Press,‎ 2007, 284 p. (ISBN 9780472032174, lire en ligne), p. 50
  3. (en) Stephanie Stein Crease, Gil Evans : out of the cool : his life and music, Chicago Review Press,‎ 2002, 384 p. (ISBN 9781556524257, lire en ligne), p. 158-159
  4. a, b, c, d, e et f (en) « Passings: Mike Zwerin, Mike Cuellar », Los Angeles Times,‎ 4 avril 2010
  5. a et b (en) Ron Wynn, « Biographie de Mike Zwerin », Allmusic
  6. a et b (en) Leonard Feather et Ira Gitler, The Biographical Encyclopedia of Jazz, Oxford University Press,‎ 2007, 718 p. (ISBN 9780195320008, lire en ligne), p. 718
  7. a et b « Décès du musicien Mike Zwerin », AFP,‎ 4 avril 2010
  8. a, b et c Serge Loupien, « Mike Zwerin, du bebop à l'acid-swing », Libération,‎ 24 janvier 1997
  9. Michel Contat, « Mike Zwerin, le Herald Trombone ne sonnera plus », Télérama,‎ 8 avril 2010

Liens externes[modifier | modifier le code]