Mike Bloomfield

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Michael Bernard Bloomfield (28 juillet 1944[1],[2],[3] ou 1943[4],[5],[6] - 15 février 1981) est un guitariste, chanteur et compositeur américain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une riche famille juive de Chicago, Michael Bloomfield découvre le blues, le rhythm 'n 'blues et le rockabilly sur les ondes des radios du Sud des U.S.A.. Il reçoit sa première guitare lors de sa bar mitzvah, et commence à écouter du blues électrique dans les quartiers sud de Chicago. Il ne tarde pas à monter sur scène et à jouer avec d'autres musiciens.

En 1964, M. Bloomfield est découvert, grâce à son travail en studio avec Bob Dylan sur l'album Highway 61 revisited, par John H. Hammond, qui le fait signer pour CBS. Cependant, plusieurs enregistrements de 1964 ne sont pas publiés, le label ne sachant pas comment promouvoir un guitariste de blues blanc.

En 1965, il rejoint l'harmoniciste et compositeur Paul Butterfield, pour former un groupe de rock basé sur le son du blues électrique urbain de Chicago. Ils font sensation dans la communauté blues, et permettent au public blanc de découvrir une nouvelle facette du blues, notamment grâce à l'album East-West. Intimidé par l'écrasante présence de Paul Butterfield, Michael Bloomfield quitte le groupe pour former The Electric Flag, en 1967, avec le chanteur Nick Gravenites. The Electric Flag est censé se baser sur les innovations de East-West, et aller au-delà, notamment en y ajoutant un aspect soul (avec une section de cuivres). Le groupe sort l'album A Long Time Comin' en 1968. Cependant, des désaccords entre les membres, un management à court terme et l'abus de cocaïne provoquent la fin précoce de The Electric Flag.

Michael Bloomfield travaille également avec Al Kooper, sur l'album Super Session, en 1968. Cet album, basé sur les talents de Michael Bloomfield et de Stephen Stills, reçoit d'excellentes critiques et devient l'album de Mike Bloomfield le plus vendu. Le succès de Super Session débouche sur The Live Adventures of Mike Bloomfield and Al Kooper, un album live enregistré au Fillmore West, à San Francisco, en 1968.

Au cours des années 1970, Michael Bloomfield enregistre sur plusieurs petits labels (dont Takoma). Il joue avec d'autres groupes autour de San Francisco Sa carrière est derrière lui d'un point de vue purement commercial, mais son talent de compositeur est toujours intact (cf. les œuvres de ses dernières années).

Le 15 février 1981, Michael Bloomfield est retrouvé mort dans sa propre voiture à San Francisco, très certainement à cause d'une overdose d'héroïne.

Il a utilisé des guitares Fender (notamment Telecaster), mais il est le plus souvent associé à la Gibson Les Paul, qui le rend célèbre avec Electric Flag et sur Super Session.

Il a été classé 22e dans le classement des 100 plus grands guitaristes de tous les temps publié par le magazine Rolling Stone.

Discographie partielle[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

(en) Holly George-Warren (dir.) et Patricia Romanowski (dir.), The Rolling Stone Encyclopedia of Rock & Roll : Revised and Updated for the 21st Century, New York, Fireside (Simon & Schuster),‎ 2001, 3e éd. (1re éd. 1983), 1114 p. (ISBN 978-0-7432-0120-9 et 0-7432-0120-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rolling Stone Encyclopedia, p. 91
  2. Michka Assayas (dir.), Dictionnaire du rock, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins »,‎ 2000-2001 (ISBN 978-2-221-09565-2), p. 171-173
  3. (en) Nick Talevski, Knocking on Heaven's Door: Rock Obituaries, Omnibus Press,‎ 2006, 700 p. (ISBN 1846090911 et 9781846090912, lire en ligne), p. 39
  4. (en) « Biography », sur mikebloomfield
  5. (en) « Biography », sur mikebloomfieldamericanmusic
  6. (en) « Mike Bloomfiled », par Steve Huey, sur allmusic.com

Liens externes[modifier | modifier le code]