Mijanès

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Mijanès
La Bruyante à Mijanès
La Bruyante à Mijanès
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Arrondissement de Foix
Canton Canton de Quérigut
Intercommunalité Communauté de communes du Donezan
Maire
Mandat
Christian Dubuc
2014-2020
Code postal 09460
Code commune 09193
Démographie
Gentilé Mijanésiens
Population
municipale
89 hab. (2011)
Densité 2,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 54″ N 2° 03′ 25″ E / 42.7317, 2.056942° 43′ 54″ Nord 2° 03′ 25″ Est / 42.7317, 2.0569  
Altitude Min. 1 037 m – Max. 2 541 m
Superficie 39,95 km2
Localisation

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Vue générale de Mijanès

Mijanès est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Mijanésiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Donezan sur la Bruyante. C'est une commune limitrophe avec le département de l'Aude.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1983 1995 Jean-Pierre Bel PS Conseiller régional de Midi-Pyrénées
mars 1995 2001 Jean Jacques Resplandy PS  
mars 2001 2014 Christian Dubuc PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 89 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
462 384 520 497 554 589 582 574 595
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
529 540 519 494 501 501 500 505 466
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
410 387 390 268 263 227 215 215 184
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
125 91 71 75 79 78 85 90 93
2011 - - - - - - - -
89 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Forge à la catalane[modifier | modifier le code]

La forge à la catalane de Mijanès est située au lieu-dit la Forge près de la rivière, la Bruyante, et proche d'un terrain, la Mouline, où fonctionnait dès le Moyen Âge un moulin de fer (forges à bras, forges de village).

Elle est mentionnée pour la première fois en 1714 quand le Marquis d'Usson est autorisé par le roi Louis XIV à construire une forge à la catalane. La forge de Mijanès est construite sur une rivière dont le débit est suffisamment important pour faire fonctionner, par la force hydraulique et motrice, la soufflerie de la trompe ainsi que la roue à palettes de l'arbre moteur. Étant située en amont du village, l'eau qui servait au bon fonctionnement de cette structure était contingentée car elle permettait également de faire tourner les moulins à farine ainsi qu'une scierie. Le minerai de fer venait de Rancié et peut-être de Boutadiol (mine de fer de Boutadiol), et était transporté par des voituriers avec des mulets. La méthode consiste à extraire le fer du minerai par réduction par le carbone, fourni par le charbon de bois. On place dans le fourneau une couche de minerai, une couche de charbon, et cette combustion activée par de l'air soufflé peut atteindre 900°C. Pour faire du charbon, on réalise des meules de 10 à 15-20 stères suivant le lieu d'approvisionnement. Un stère de bois de hêtre donne environ 0,3 m³ de charbon pour une masse de 75 kg environ. Huit ouvriers étaient nécessaires pour le fonctionnement de la forge, 4 maîtres et 4 valets. Au foyer, le premier maître chef était chargé de l'organisation générale, de l'entretien du creuset ainsi que de sa construction, du chargement et de la surveillance des opérations. Au maillé (le maître forgeur) revenait la direction du mail, des rouets et des roues.

Les orrys[modifier | modifier le code]

C'est dans ces abris que se réfugiaient les bergers et les paysans pour éviter de redescendre au village ; leur qualité et leur simplicité de construction font que ces orrys ont traversé les années sans trop de dégradation. Ils sont nombreux autour du village mais difficiles à trouver et il vaut mieux se faire accompagner par un guide pour les découvrir.

Station de ski de Mijanès[modifier | modifier le code]

Station de ski Mijanès-Donezan : 1 470 m -2 000 m, 45 km de pistes (dont 36 km de ski de fond), 5 téléskis, 10 pistes (ski alpin). Créée en 1961 (M. Castilla, conseiller général).

Église de Mijanès[modifier | modifier le code]

L'église est dédiée à saint Jean-Baptiste. Elle date du XVIIe siècle et est de style Renaissance (façade ravalée en 1965).

Sommets environnants[modifier | modifier le code]

Pic de Balbonne (2 305 m), Roc Blanc (2 546 m).

Vallée de la Bruyante[modifier | modifier le code]

C'est la rivière qui coule devant le village (voir historique).

Noubals[modifier | modifier le code]

Barrage hydroélectrique, dont le lac de retenue et son voisinage permettent la pratique d'activités de loisir, avec notamment l'aménagement d'un parcours santé.

Gouffre du Monegou[modifier | modifier le code]

Découvert en 1968, le gouffre du Monegou atteint la profondeur de -324 m.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L’abbé J. M. Durand, nommé à Montségur, y fait des fouilles. Ses trouvailles se trouvent de nos jours dans un musée de Paris. Officiant à Mijanès, au château d'Usson, son nom reste attaché au site de Vals[3].
  • L'ancien président du Sénat, Jean-Pierre Bel, fut maire de cette commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  3. [www.histariege.com Sources]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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