Mihranides

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Les Mihranides ou Maison de Mihran sont une dynastie iranienne issue des sept grands clans ou maisons parthes des empires arsacide et sassanide.

Historique[modifier | modifier le code]

Les Mihranides prétendent être issus des premiers Arsacides mais on ne trouve la première mention de leur nom que dans l’inscription du roi Shapur Ier, dite par les historiens occidentaux Res gestae divi Saporis, avec Astât Mihrân-de Ray-[1].

Le centre du pouvoir de cette famille, qui porte le titre héréditaire de Reyy, est situé dans la Comisène. Elle fournit plusieurs marzbans d'Arménie pendant la période du marzpanat d'Arménie sous l'autorité des Sassanides : Chahpouhr Mihran, Chahpouhr de Reyy et un commandant en chef des troupes d'occupation, Mihrān Mihrevandak. Au VIe siècle, un de ses représentants, le général Bahram Chūbīn, usurpe même le trône des « Grand-rois » sassanides.

Cyrille Toumanoff estime par ailleurs que la famille de Mihran est à l’origine de la dynastie dite des « Chosroïdes » d’Ibérie, qui monte sur le trône avec le roi Mirvan III d'Ibérie, époux de la fille d’Aspagour Ier, le dernier roi arsacide[2]. L’historien considère également que les Mihranides ont aussi régné sur les principautés de Gogarène et de Gardam puis sur l’ensemble de l’Aghbanie du IVe siècle à 821.

Après le meurtre cette année-là de Varaz-Tiridate II et de son fils et héritier, Étienne (II), le titre de prince de Gardman et de Prince-Primat (titulaire) d'Aghbanie est porté par des princes arméniens haykides de Siounie, dont le premier, Atrnerseh Ier (mort en 853) fils de Sahak II, prince de Siounie occidentale ou Gegharkunik, épouse Spram, la sœur et héritière d'Étienne (II).

Vitaxes de Gogarène[modifier | modifier le code]

Princes de Gardman et Princes-Primats d'Aghbanie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Gagé, La montée des Sassanides, Éditions Albin Michel, coll. « Le Mémorial des Siècles », Paris, 1964, p. 285-291.
  2. Toumanoff 1990, p. 377
  3. Cyrille Toumanoff le nomme Bacurius Ier (Toumanoff 1990, p. 384).
  4. Tué par le roi Vakhtang Ier d'Ibérie selon la Chronique géorgienne.

Bibliographie[modifier | modifier le code]