Miguel Febres Cordero

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Saint Miguel Febres Cordero
Image illustrative de l'article Miguel Febres Cordero
Saint
Frère des Écoles chrétiennes
Naissance 7 novembre 1854
Cuenca
Décès 9 février 1910  (à 56 ans)
Premià de Mar
Nationalité Flag of Ecuador.svg Équatorien
Béatification 30 octobre 1977 Rome
par Paul VI
Canonisation 21 octobre 1984 Rome
par Jean-Paul II
Vénéré par l'Église catholique romaine
Fête 9 février

Saint Miguel Febres Cordero, né à Cuenca en Équateur le 7 novembre 1854, mort à Premià de Mar en Espagne le 9 février 1910, est un religieux enseignant, grammairien et linguiste équatorien. Canonisé par Jean-Paul II en 1984, il est reconnu saint par l'Église catholique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le Frère Miguel appartenait à une famille de la haute bourgeoisie équatorienne, qui ne voyait pas d’un bon œil, qu’un de ses membres s’en aille parmi les membres d’un Institut religieux, consacré seulement à l’enseignement[1]. Or après avoir été un élève des frères des Écoles chrétiennes, Miguel (Michel) Cordero sollicita d'être admis dans l'Institut. Il fut le premier Sud-Américain à y entrer[2].

Il n'a pas encore vingt ans quand il publie le premier de ses nombreux ouvrages, une grammaire espagnole qui devient bientôt un classique. Au cours des années, ses recherches et ses publications dans le domaine de la littérature et de la linguistique le mettent en contact avec des experts du monde entier et il devient membre de l'Académie en Équateur, et fut incorporé, le 2 août 1892, à l’Académie royale d’Espagne.

Durant une quarantaine d'années, il enseigna à Quito, au collège El Cebollar. En 1907, il dut s'exiler, chassé de sa patrie par des gouvernements anticléricaux. Il séjourna à Paris, puis à Lembeek-lez-Hal (Belgique) jusqu'en 1909, où il fut envoyé à Premià de Mar, près de Barcelone. Il y mourut, d'une pneumonie, l'année suivante laissant après lui une réputation de savant, de pédagogue et de saint.

Quand éclata la révolution espagnole de 1930, on craignit de voir profaner ses reliques[3] et on les renvoya en Équateur. Elles y furent reçues en triomphe ; et un imposant monument fut édifié au pied du mont Cebollar, près de Quito, pour les y placer.

Béatification - canonisation[modifier | modifier le code]

Déclaré Vénérable, le 16 mars 1970, il est béatifié par le pape Paul VI le 30 octobre 1977, et canonisé par le pape Jean-Paul II le 21 octobre 1984.

Il est fêté le 9 février.

Citation[modifier | modifier le code]

« Entouré des enfants, je leur enseigne la simplicité du cœur et les préceptes évangéliques qui doivent les guider toute leur vie »

Hommages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. in saints lasalliens d'hier et de ... demain de Rodolfo Cosimo Meoli, FEC, 2007
  2. Ce n'est qu'en 1863 que les frères des Écoles chrétiennes s'établirent en Amérique Latine, en Équateur, à la demande du Président Gabriel García Moreno, préoccupé par le taux d'analphabétisme de son pays.
  3. En 1936, 27 ans après sa mort, son corps est demeuré intact.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • R. L. Guidi, Un cuore per la scuola. Vita di Fratel Miguel delle Scuole Cristiane, LIEF, Vicenza 1977
  • Frère Jean Huscenot, La Sainteté par l'école. Sept Religieux-Éducateurs Lasalliens, Éditions Guéniot, Langres, 1989.