Miguel Díaz-Canel

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Miguel Díaz-Canel en avril 2013.

Miguel Díaz-Canel Bermúdez[1], né le 20 avril 1960 à Santa Clara[2],[3], est un homme politique cubain. Numéro deux du gouvernement depuis février 2013, il est pressenti comme futur chef de l'État.

Biographie[modifier | modifier le code]

Détenteur d'un diplôme en ingénierie électronique, il enseigne cette discipline à l'Université de Las Villas[2]. Il est à la tête de la branche provinciale du Parti communiste cubain dans sa province natale de Villa Clara pendant dix ans, au cours desquelles il parcourt la province à vélo à la rencontre des habitants. Il dirige ensuite le parti dans la Province de Holguín pendant six ans. En 1991, il intègre le comité central du parti au niveau national ; en 2003, il est le plus jeune membre du bureau politique qui dirige le parti[2].

En 2009, il est nommé ministre de l'Enseignement supérieur, puis en mars 2012 il devient l'un des vice-présidents du Conseil d'État, chargé des questions d'éducation[2],[3]. Le 24 février 2013, suite à des élections législatives, il est nommé premier vice-président du Conseil, et donc numéro deux du gouvernement dirigé par le Président Raúl Castro. Castro annonce à cette occasion que ce mandat sera son dernier, et qu'un nouveau président devra être choisi en 2018 au plus tard ; Díaz-Canel apparaît comme le favori désigné[1].

Au moment de son accession au poste de premier vice-Président, Díaz-Canel est « largement perçu à Cuba comme un technocrate » et comme un « bon gestionnaire »[1]. Il est perçu comme « l'une des principales forces » soutenant la politique de libéralisation économique entreprise par Raúl Castro[2] mais selon le journal El Mundo, il n'est pas un potentiel réformateur : « Diaz-Canel est précisément ce que Gorbatchev n'a jamais été »[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]