Miguel Ángel Rubiano

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Rubiano Chávez est un nom espagnol. Le premier nom de famille, paternel, est Rubiano ; le second, maternel, souvent omis, est Chávez.
Miguel Ángel Rubiano Chávez
Image illustrative de l'article Miguel Ángel Rubiano
Miguel Ángel Rubiano en 2014
Informations
Nom Rubiano Chávez
Prénom Miguel Ángel
Date de naissance 3 octobre 1984 (29 ans)
Pays Drapeau de la Colombie Colombie
Équipe actuelle Colombia
Équipe professionnelle
2006-2007
2008-2009
01.2010-06.2010
07.2010-12.2010
2011
2012-2013
2014-
Ceramiche Panaria
Centri della Calzatura
Betonexpressz 2000
Meridiana Kamen
D'Angelo & Antenucci-Nippo
Androni Giocattoli-Venezuela
Colombia
Principales victoires
1 championnat

MaillotColombia.PNG Champion de Colombie sur route 2014
1 étape de grand tour

Tour d'Italie (1 étape)

Miguel Ángel Rubiano Chávez (né le 3 octobre 1984 à Bogota) est un coureur cycliste colombien, membre de l'équipe Colombia.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le 23 août 2008, Miguel Ángel Rubiano est contrôlé positif à l'octopamine (en) lors du Regio Tour. L'UCI le suspend 6 mois jusqu'au 23 février 2009. Sa victoire lors de la première étape du Tour de Slovaquie lui est retiré[1]. Il rejoint à partir de 2011 l'équipe D'Angelo & Antenucci-Nippo. Il signe avec l'équipe cycliste Androni Giocattoli pour la saison 2012[2].

Année 2012[modifier | modifier le code]

Il dispute la course d'ouverture du calendrier national colombien, le circuito ciclístico nacional alcaldía de Tuta. Engagé individuellement, il s'échappe avec Freddy Piamonte et Victor Niño. Il remporte la course, en disposant de ses compagnons d'échappée au sprint[3].

Fin janvier, il participe au Tour de San Luis. Après avoir perdu quatre minutes le premier jour[4], Rubiano se distingue en accompagnant Alberto Contador et Levi Leipheimer lors de la troisième étape, arrivant en altitude. À cette occasion, il s'empare du maillot du meilleur grimpeur[5]. Un temps repris par Contador, il se l'approprie définitivement, en prenant part à l'échappée matinale de la sixième étape[6]. Il termine 17e au classement général final[N 1], payant ses lacunes en contre-la-montre[7].

Puis il part en Europe et dispute le Tour de la province de Reggio de Calabre, qu'il termine à la douzième place[8]. La semaine suivante, il termine deuxième du Trofeo Laigueglia. Moreno Moser fausse compagnie, dans la dernière difficulté du jour, aux hommes ayant fait la différence dans le Mur de Pinamare. Celui-ci résiste et garde quatre secondes d'avance sur Rubiano qui règle un peloton de vingt-cinq coureurs[9]. Quelques jours plus tard, il participe au Grand Prix de Lugano. Eros Capecchi s'échappe dans la dernière ascension du jour et maintient quatre secondes d'avance sur un petit groupe de treize hommes, où Rubiano figure. Il termine cinquième[10]. À la fin du mois de février, il rentre en Colombie pour parfaire sa préparation en vue de sa participation au Tour d'Italie[11].

Le 20 mars, il est au départ de la Semaine internationale Coppi et Bartali, avec sa formation. Encore huitième, à la veille de l'ultime étape[12], en contre-la-montre, il échoue à la treizième place mais se console avec le classement du meilleur grimpeur[13].

Le 15 avril, son équipe réalise un grand Tour des Apennins. Dans la descente de la dernière difficulté de la journée, le passo della Bocchetta, un groupe de vingt-deux unités se forme, où les Androni Giocattoli sont représentés par six éléments. L'absence de la moindre difficulté dans les vingt derniers kilomètres, amène à privilégier une arrivée au sprint. Rubiano et ses équipiers travaillent pour que Fabio Felline puisse remporter l'épreuve, lors de l'emballage final. Rubiano se classe dixième du sprint[14].

Six ans après, il participe à son second Tour d'Italie. Lors de la deuxième étape, il s'échappe, dès le départ, en compagnie de deux coureurs et prend jusqu'à 13'15" d'avance, mais le peloton le rattrape à 40 km de l'arrivée[15]. Cinq jours plus tard, il remporte la sixième étape, à l'issue d'une nouvelle longue échappée. Avec quatorze autres coureurs, il s'enfuit au km 19. Avec l'objectif d'endosser le maillot de meilleur grimpeur[16], il accélère dans chaque montée, comptant pour ce classement. Ainsi, il égrène le groupe pour se retrouver seul, après le passage au sommet du Montegranaro (1200 mètres à 13,8 %). Il reste 33 km pour atteindre l'arrivée et il décide de continuer en solitaire. Il rallie l'arrivée avec 1'10" sur les derniers rescapés de l'échappée et 1'51" sur le peloton. Il s'empare, également, du maillot du meilleur grimpeur[17]. Il le garde jusqu'à l'arrivée de la douzième étape, où Michał Gołaś lui subtilise[18].

Son bilan de l'année[modifier | modifier le code]

À son retour en Colombie, pour des vacances, il se confie aux reporters. Il estime que cette année 2012 a été très bonne, grâce aux bons résultats qu'il a obtenus et à la naissance de sa fille (qui l'a rendu le plus heureux du monde). Sa victoire d'étape au Tour d'Italie est l'évènement le plus remarquable de sa saison (et de sa carrière). Il confie qu'après un bon début d'année (avec le classement du meilleur grimpeur au Tour de San Luis), il a subi une baisse de régime un peu avant le début du Giro, et il a pris le départ de l'épreuve pas dans la forme qu'il aurait souhaité (ce qui ne l'a pas empêché toutefois de s'imposer lors de la sixième étape). Ensuite, il a terminé la saison par de bons résultats (comme sa deuxième place acquise lors de la Coppa Sabatini), restant protagoniste dans de nombreuses courses, même s'il regrette n'avoir pu remporter le moindre bouquet. Il attribue ses bons résultats à des innovations dans son entraînement, basé plus sur le développement de la puissance. Ce qui lui a permis d'être régulier tout au long de la saison. Il reste en Colombie jusqu'au Tour de San Luis 2013, où il veut bien figurer. Puis en février, il rentrera en Europe pour les courses d'un jour (qu'il dit préférer). Il préparera le Giro avec le but de bien figurer au classement général et le rêve de répéter sa victoire d'étape. De plus cinq, six courses comme le Tour d'Émilie ou la Coppa Sabatini l'inspirent beaucoup et il en a fait un objectif. Après avoir dû beaucoup changer d'équipes depuis son arrivée en Europe, voici sept ans, il a pu resigner pour la saison 2013 avec la même formation Androni Giocattoli[19].

Année 2013[modifier | modifier le code]

Il devait débuter l'année 2013, au sein d'une formation issue des départements de Boyacá et de Santander, au Tour du Táchira[20], mais il ne prend pas le départ de la première étape[21].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Résultats sur les championnats[modifier | modifier le code]

Championnats du monde professionnels[modifier | modifier le code]

Course en ligne[modifier | modifier le code]

2 participations.

  • 2009 : 37e au classement final.
  • 2011 : 128e au classement final.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Après le déclassement d'Alberto Contador, il finit le Tour de San Luis 2012, à la 16e place du classement général.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Voir sa fiche sur cqranking
  2. (es) « Miguel Rubiano nuevo integrante del equipo Androni-Giocattoli para el 2012 », sur www.ciclismodecolombia.com (consulté le 18 octobre 2011)
  3. (es) « Miguel Rubiano de Androni-Giocatolli ganó el circuito ciclístico de Tuta », sur www.ciclismodecolombia.com (consulté le 23 mars 2012)
  4. (es) « Les résultats officiels de la première étape du Tour de San Luis 2012 », sur www.edosof.com (consulté le 10 septembre 2012)
  5. (es) « Tour de San Luis: Alberto Contador ganó la etapa, Miguel Rubiano finalizó tercero y es nuevo líder de la montaña », sur www.ciclismodecolombia.com,‎ 25 janvier 2012 (consulté le 10 septembre 2012)
  6. (es) « San Luis: Viviani ganó la 6ª, Rubiano ya es campeón de montaña y Leipheimer a un paso del título », sur www.nuestrociclismo.com,‎ 28 janvier 2012 (consulté le 10 septembre 2012)
  7. (es) « Les résultats officiels de la 4e étape du Tour de San Luis 2012 », sur www.edosof.com (consulté le 10 septembre 2012)
  8. (es) « Reggio de Calabria: Elia Viviani repite etapa y se corona campeón, Miguel Rubiano el mejor colombiano en la general », sur www.ciclismodecolombia.com (consulté le 23 mars 2012)
  9. « Digne d'un Moser », sur www.velo101.com (consulté le 23 mars 2012)
  10. « Capecchi à l'heure suisse », sur www.velo101.com (consulté le 2 avril 2012)
  11. (es) « Miguel Rubiano regresa a Colombia », sur www.ciclismodecolombia.com,‎ 28 février 2012 (consulté en 31 août 2012)
  12. « Le classement général à l'issue de la 4e étape de la Semaine Internationale Coppi et Bartali 2012 », sur www.velo101.com (consulté le 2 avril 2012)
  13. (es) « Settimana Coppi & Bartali: Jan Barta campeón, Serpa el mejor colombiano, Miguel Rubiano campeón de la montaña », sur www.ciclismodecolombia.com (consulté le 2 avril 2012)
  14. (es) « Androni-Venezuela triunfa en el Giro de los Apeninos », sur www.nuestrociclismo.com (consulté le 2 mai 2012)
  15. « Les premières émotions », sur www.velo101.com (consulté le 7 mai 2012)
  16. « Rubiano : «C'est un rêve» », sur www.lequipe.fr (consulté le 12 mai 2012)
  17. « Le Giro se met en Marches », sur www.velo101.com (consulté le 11 mai 2012)
  18. « La gazette du Giro », sur www.velo101.com (consulté le 18 mai 2012)
  19. (es) « “Sueño con repetir una victoria en el Giro de Italia”: Miguel Ángel Rubiano », sur www.revistamundociclistico.com (consulté le 4 novembre 2012)
  20. (es) « Colombia en la Vuelta al Táchira con “El Gato” Félix y sus pupilos », sur www.nuestrociclismo.com,‎ 8 janvier 2013 (consulté le 9 janvier 2013)
  21. (es) « Resultados I Etapa Vuelta al Tachira 2013 », sur www.lavueltaaltachira.com,‎ 11 janvier 2013 (consulté le 12 janvier 2013)
  22. « Ratto cultive l'avenir », sur www.velo101.com (consulté le 5 mai 2010)
  23. a et b (es) « Tour de Hokkaido: Miguel Rubiano campeón », sur www.ciclismodecolombia.com (consulté le 21 septembre 2011)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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