Migré

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Migré
L'entrée du village de Migré.
L'entrée du village de Migré.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement Saint-Jean-d'Angély
Canton Loulay
Intercommunalité Communauté de communes du canton de Loulay
Maire
Mandat
Jean-Yves Grolleau
2014-2020
Code postal 17330
Code commune 17234
Démographie
Gentilé Migréen
Population
municipale
337 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 04′ 31″ N 0° 33′ 23″ O / 46.0753, -0.556446° 04′ 31″ Nord 0° 33′ 23″ Ouest / 46.0753, -0.5564  
Altitude Min. 26 m – Max. 88 m
Superficie 14,3 km2
Localisation

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Liens
Site web www.migre.fr

Migré est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Migréens et les Migréennes[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation et cadre général[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Migré au sein de la Charente-Maritime
Position de Migré en Charente-Maritime

La commune de Migré est située dans la partie occidentale du canton de Loulay et est desservie par la route départementale qui relie Surgères à Aulnay-de-Saintonge.

Elle est située à 17 km au nord-ouest de Saint-Jean-d'Angély, à 20 km à l'ouest d'Aulnay-de-Saintonge et à 6 km à l'ouest de Loulay qui est le plus petit chef-lieu de canton de la Charente-Maritime.

Confinée dans les marges septentrionales de la Saintonge, Migré est très proche de l'Aunis où l'influence de Surgères s'y fait nettement ressentir, cette ville n'étant distante que de 16 km à l'ouest.

L'évolution du paysage agricole[modifier | modifier le code]

La rivière Trézence, principal affluent de la Boutonne, arrose la commune de Migré.

Le finage communal de Migré, d'une superficie relativement moyenne de 14,3 km2, est composé de trois paysages naturels différents.

  • Au nord, des collines boisées portent les plus hautes altitudes de la commune avec une colline qui domine la commune du haut de ses 88 mètres. Cette zone de collines comporte en particulier le bois des Chaumes, relique de l'antique forêt d'Argenson qui, de la forêt de Benon à la forêt d'Aulnay et bien au-delà, séparait les anciennes provinces de la Saintonge et du Poitou.
  • Au centre de la commune s'écoule la vallée agreste de la Trézence qui est un affluent de rive droite de la Boutonne et en même temps son plus long émissaire. A ses abords, l'habitat rural y a été fixé dont le village de Migré et de petits hameaux et écarts comme ceux de Thouars, la Dorlière, la Planche et la Flamancherie. En aval du hameau de la Flamancherie, la Trézence s'enfonce dans une pittoresque vallée encaissée en limite de la commune voisine de Bernay-Saint-Martin.
  • Enfin, au sud et sud-est, s'étend une plaine calcaire et fertile fermée dans sa bordure méridionale par une chaîne de petites collines portant à l'état résiduel des bois de la forêt d'Essouvert dont une grande partie a été essartée lors de l'essor fulgurant de la vigne au XIXe siècle.

Les activités agricoles ont longtemps été dominées par la viticulture pour la production des eaux de vie de cognac, qui a atteint son paroxysme en 1875, année où le phylloxéra a ruiné l'économie locale.

À partir du début du XXe siècle, les vignes ayant été arrachées, les agriculteurs se sont ensuite tournés vers la polyculture avec l'élevage laitier prédominant dont le cheptel alimentait la laiterie coopérative. Cette dernière a fonctionné jusqu'à la fin des années 1960.

À partir des années 1980, la céréaliculture intensive a gagné l'ensemble de la commune avec la mise en culture du blé, du maïs, du tournesol et du colza. Il ne reste plus qu'un seul producteur laitier dans la commune, toutes les autres exploitations agricoles étant tournées essentiellement vers les céréales dont les surfaces se sont considérablement agrandies, plus d'une centaine d'hectares en moyenne.

D'un paysage semi-bocager d'avant-guerre, hérité de l'installation des colons vendéens qui y ont introduit l'élevage laitier, jusqu'aux années de remembrement intensif entamées dès 1970, la campagne de cette commune doucement vallonnée a aujourd'hui des allures de Beauce, avec ses grands champs ouverts que seuls ponctuent à l'horizon les résidus de forêts et les collines.

Liste des hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La place de l'église à Migré.

Autour du village de Migré, arrosé par la Trézence et par un petit ruisseau affluent de rive droite de la rivière, portant le nom de ruisseau de la Pierre, des hameaux et des écarts - ou fermes isolées - se sont successivement créés depuis la période médiévale, époque à partir de laquelle l'antique forêt d'Argenson a commencé à être défrichée. Aujourd'hui, près d'une dizaine d'entre eux est éparpillé dans le finage communal de Migré.

Le village de Migré demeure le centre villageois le plus important de la commune et regroupe toutes les activités administratives de la municipalité avec sa mairie, La Poste et, encore jusqu'en 2009, l'école publique en structure de RPI avec la commune voisine de Saint-Félix.

Au nord de la commune, la route départementale qui relie Surgères à Aulnay-de-Saintonge a permis de fixer des hameaux qui sont d'est en ouest les suivants :

  • la Cavaterie,
  • les Petites Tannières,
  • les Grandes Tannières.

Au sud-ouest de la commune, c'est la petite rivière de la Trézence qui a servi à fixer l'habitat :

  • la Planche,
  • la Flamancherie.

De même, à l'est et au centre de la commune les petits écarts sont nés au bord ou à proximité de la rivière :

  • Thouars,
  • la Dorlière.

Au sud-est de la commune, les terrains difficiles à travailler ont donné à un écart un toponyme très révélateur :

  • la Pouillère.

Enfin, un seul hameau doit son origine à une clairière aménagée dans la forêt tout au nord du village et en limite de la commune voisine de Dœuil-sur-le-Mignon :

  • les Chaumes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Félix Dœuil-sur-le-Mignon Villeneuve-la-Comtesse Rose des vents
Saint-Félix N Vergné,
vallée de la Trézence
O    Migré    E
S
Bernay-Saint-Martin,
vallée de la Trézence
Courant Lozay

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente-Maritime.

Le climat est de type océanique aquitain : la pluviométrie est relativement élevée en automne et en hiver et les hivers sont doux. L'été reste tempéré grâce à la brise marine. Deux vents venant de l'océan, le noroît et le suroît, soufflent sur les côtes du département. L'ensoleillement de la côte charentaise est très important : avec 2 250 heures par an, il est comparable à celui que connaît une partie de la côte méditerranéenne[2].

Les relevés de la station météorologique de La Rochelle entre 1946 et 2000 permettent de déterminer quelques dates majeures au point de vue climatique en Charente-Maritime : ainsi, au cours de cette période, la température la plus froide est relevée le 15 février 1956 : -13,6°C.
Un pic de température (dépassé seulement au cours de la canicule de 2003) est atteint le 8 juillet 1982 avec près de 39°C à l'ombre.
Si 1953 est considérée comme l'année la plus sèche, 2000 est au contraire la plus pluvieuse[3].

La Charente-Maritime est le département français qui a été le plus durement touché par la tempête Martin du 27 décembre 1999. Les records nationaux de vents enregistrés ont été atteints avec 198 km/h sur l'île d'Oléron et 194 km/h à Royan.

Données générales[modifier | modifier le code]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Migré 2250 755 1 13 26
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74
Données climatiques à La Rochelle
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 2,8 5,4 7,4 10,7 13,7 15,8 15,7 13,7 10,5 6,3 3,9 9,2
Température moyenne (°C) 5,9 6,9 8,7 11,1 14,3 17,5 19,8 19,6 17,8 14,2 9,4 6,6 12,7
Température maximale moyenne (°C) 8,5 9,9 12,1 14,7 17,9 21,3 23,8 23,5 21,8 18 12,6 9,2 16,1
Ensoleillement (h) 84 111 174 212 239 272 305 277 218 167 107 85 2 250
Précipitations (mm) 82,5 66,1 57 52,7 61,1 42,9 35,1 46,4 56,5 81,6 91,8 81,8 755,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de La Rochelle de 1961 à 1990[4].


Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du village de Migré demeure obscur et deux interprétations sont émises.

Certains étymologistes y voient simplement une origine liée à l'implantation d'un grand domaine agricole qui aurait appartenu à un riche propriétaire gallo-romain du nom de Macrius[5]. Cependant, cette dernière interprétation ne semble toujours pas satisfaisante et laisse place à l'incertitude[6].

Selon d'autres historiens, ce nom proviendrait de Migy, dont la signification serait territoire de Mercure suite à l'implantation des Romains dans ces lieux mais il n'en demeure pas moins énigmatique. Peut-être est-il à lier à la présence d'un temple gallo-romain rural aujourd'hui totalement disparu? Ou bien plus probablement s'agissait-il d'un poste-relais des Romains sur l'antique voie romaine qui reliait Aunedonnacum, l'ancien camp militaire, à la côte Atlantique. Le mystère reste entier.

Histoire[modifier | modifier le code]

La porte d'entrée Louis XIII de l'ancien château de Migré.

Le village est incontestablement d'origine gallo-romaine et des vestiges de cette époque qui y ont été retrouvés sont maintenant exposés au Musée archéologique de Saintes.

Les Romains donnèrent le nom au village actuel situé sur les rives de plusieurs ruisseaux dont les vallées étaient beaucoup plus profondes et plus larges qu'aujourd'hui. Des vestiges de leur implantation ont pu être découverts comme celles de la piscine romaine, ainsi que des pièces romaines près de cette construction antique, au lieu dit la Grand-Leigne. Ce dernier site, aujourd'hui disparu, atteste que la forêt était profonde en ce temps-là et que le territoire de Migré était en effet situé aux abords immédiats de l'immense Forêt d'Argenson[7] qui séparait les antiques provinces des Pictons, au nord, des Santons, au sud et qui s'étendait de la Forêt de Benon à celle d'Aulnay. La présence de cette piscine romaine prouve l'implantation d'une villa gallo-romaine au sein d'une clairière culturale défrichée sur la forêt. Des briques et des fragments de mosaïque ont aussi été découverts au Moulin de la Tanière, au nord-ouest de l'actuel bourg, attestant le fait que les premiers habitants ont occupé un site de collines, peut-être comme lieu d'observation ou mieux encore de poste-relais d'un détachement de garnison romaine, Migré étant situé sur l'antique via romaine qui reliait la garnison romaine d'Aunedonnacum aux rivages de l'Atlantique.

Après l'effondrement de l'Empire romain et l'éclipse barbare aux siècles suivants, le village renaît au milieu de l'époque médiévale et se dote, comme la plupart des villages de cette époque, d'une église au XIIe siècle. Celle-ci fut dédiée à Saint-Benoît et fut remaniée au début du XIVe siècle. Mais l'absence de toute référence au style roman prouve qu'elle dut subir une destruction totale. Sa reconstruction dans le style gothique a donc du avoir lieu vers la seconde moitié du XVe siècle, c'est-à-dire après la guerre de Cent Ans.

Plus tard, au début du XVIIe siècle, le village fut doté d'un château qui fut entouré de profondes douves. En 1792, il a été incendié suite aux évènements de la Révolution française, seule a subsisté une porte d'entrée de l'époque Louis XIII.

Le clocher néo-gothique de l'église de Migré est une reconstruction de la fin du XIXe siècle.

En 1862, le 23 septembre, la foudre détruisit le clocher de l'église et entraîna la destruction d'une grande partie du bâtiment. Il fut reconstruit selon le type néo-gothique de l'époque[8].

À partir de 1875, le phylloxéra a exercé son effet dévastateur sur le vignoble de la commune, alors principale source de richesse du village où fonctionnaient pendant la période glorieuse du Second Empire 22 distilleries d'eaux de vie de cognac. C'est à partir des années 1880 que la commune a commencé à perdre considérablement de la population, les vignes ayant été en très grande partie abandonnées et remplacées par les prairies artificielles pour l'élevage laitier introduits par des fermiers vendéens vers la fin du XIXe siècle.

La première laiterie coopérative est implantée en 1892[9] mais les bâtiments de l'usine pour la production laitière et la fabrication du fromage sont édifiés en 1908 et une trentaine d'ouvriers y sont employés[10].

Dans le courant du XXe siècle, grâce à l'essor fulgurant de l'élevage laitier, la laiterie coopérative accroit ses activités en y produisant de la caséine. Elle fermera définitivement ses portes en 1966 et n'employait plus que 6 personnes[11].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie de Migré.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1792 Charles Doignon    
1792 1795 Christophe Tierce    
1795 1798 Charles Martineau    
1798 1826 Pierre Drahonnet    
1826 1848 Charles Doignon    
1848 1858 Jean Meunier    
1858 1871 Louis Marchesseau    
1871 1892 Louis Chaussegroux    
1892 1919 Lucien Bevin    
1919 1940 Paul Maroteix    
1940 1944 Joseph Passebon    
1944 1945 Raymond Drapeau    
1945 1972 Joseph Passebon    
1972 1977 Claude Pinsonneau    
1977 1995 Charles Martineau    
1995 2001 Jacques Maroteix    
2001 en cours
(au 30 avril 2014)
Jean-Yves Grolleau    

Canton[modifier | modifier le code]

La commune de Migré est l'une des 15 communes qui forment le canton de Loulay qui est l'un des moins peuplés de la Charente-Maritime.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune adhère à la Communauté de communes du Canton de Loulay dont le siège administratif est situé à Loulay.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 337 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
562 529 533 605 674 727 795 781 774
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
746 772 789 767 783 721 658 585 619
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
606 630 613 566 571 562 555 633 504
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
479 480 406 338 329 320 333 337 337
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


La situation contemporaine de l'évolution démographique de la commune de Migré

La rue principale du village de Migré.

Comme bien des communes rurales de l'arrondissement de Saint-Jean-d'Angély, la commune de Migré a été très fortement affectée par l'exode rural, qui a surtout touché les jeunes générations dans les années d'après-guerre (période 1946-1962), puis dans les années de déprise agricole (des années 1970 aux années 1990).

La période 1962-1968 qui montre une courte période de stabilité démographique de la commune est due à la fois à un solde naturel fortement positif (années du baby-boom) et à la présence de la laiterie coopérative qui assurait des revenus pour les agriculteurs autant qu'une source d'emplois.

Ce n'est que depuis le dernier recensement de population (1999-2007) que la commune de Migré a vu croître légèrement sa population après de longues décennies d'exode rural. Cette petite croissance démographique trouve son explication dans la villégiature d'une population retraitée de plus en plus importante et, dans une moindre proportion, dans la résidence de personnes travaillant à Surgères. Elle est le fait d'un solde migratoire positif mais qui n'empêche pas le vieillissement accéléré de la population communale où plus de 40 % des habitants ont plus de 65 ans, à l'instar de ce qui est observé partout ailleurs dans le canton de Loulay.

Ce solde migratoire positif est également du à l'installation récente de plusieurs familles d'origine britannique, résultant d'un vaste mouvement d'immigration en terres charentaises. La Charente et la Charente-Maritime sont en effet devenus parmi les tout premiers départements d'accueil des Britanniques en France.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Migré en 2006[14] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
Avant 1916
2,3 
13,8 
1917-1931
14,1 
18,8 
1932–1946
22,6 
23,1 
1947-1961
21,5 
17,5 
1962-1976
12,4 
8,8 
1977-1991
10,2 
17,5 
1992-2006
16,9 
Pyramide des âges de la Charente-Maritime en 2006[15] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
Avant 1916
1,5 
8,4 
1917-1931
11,7 
16,1 
1932–1946
16,9 
21,3 
1947-1961
21,1 
19,5 
1962-1976
18,8 
16,8 
1977-1991
14,9 
17,3 
1992-2006
15,2 

Économie[modifier | modifier le code]

La commune abrite une population nettement moins active que la moyenne nationale (34,1 % contre 45,2 %), avec un taux d'activité des 25-59 ans également un peu en deçà des chiffres nationaux (78 % contre 82,2 %). Les catégories socio-professionnelles les mieux représentées sont les ouvriers (28 %), immédiatement suivis — à parts égales — des employés et des agriculteurs (20 %), des artisans et des cadres (12 % pour chaque catégorie) et des professions intermédiaires (8 %)[16].

Le taux de chômage était supérieur à la moyenne nationale en 1999, touchant 13,8 % de la population active (soit 15 personnes)[16].

Les retraités forment une importante composante de la population (32,5 %), suivant de peu les actifs (34,1 %) et largement devant les jeunes scolarisés (17,5 %)[16].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Allée de l'église de Migré.
  • L'église Saint-Benoît est située face à une jolie place plantée de tilleuls sur les hauteurs d'une petite éminence du village. Mêlant éléments romans, gothiques et modernes, elle est dominée par un clocher entièrement reconstruit en 1862. La nef est couverte d'une voûte en berceau brisé portant la date de 1892[17].
  • Le lavoir, modeste construction édifiée en 1892, fait partie du petit patrimoine rural heureusement préservé.
  • La mairie est représentée par un grand bâtiment en pierre de taille, typiquement saintongeais, et datant de la période de la Troisième République dans le dernier tiers du XIXe siècle. C'est le plus vaste bâtiment de la commune donnant également sur une place arborée.
  • La porte Louis XIII de l'ancien château est l'unique témoignage d'une ancienne propriété nobiliaire dans le village.
  • Le moulin de Migré est situé au sud du village éponyme et est arrosé par la Trézence. Cette rivière avait alimenté un temps un moulin à eau à l'époque où les céréales étaient transformées sur place en farine. Suite à un violent orage, il fut détruit et laissé pendant de longues décennies à l'abandon. Il est aujourd'hui le siège d'un bar-restaurant auprès duquel une aire de pêche particulièrement fréquentée apporte une animation bienvenue dans la commune.
  • La Trézence qui arrose la commune d'est au sud-ouest est une rivière qui paresse dans une vallée tranquille et qui dessine de longs méandres dans la campagne saintongeaise.

Le patrimoine rural de Migré en images

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Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

  • Auguste Baril (1830-1914)[18], instituteur dans le village de Migré, a établi une monographie sur la commune de Migré qui a paru en 1867 dans le bulletin de la Société historique et scientifique de Saint-Jean-d'Angély[19].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. Données Météo France.
  3. Relevés Météo-France de 1946 à 2000, sur le site Bernezac.com
  4. « Climatologie mensuelle à La Rochelle », sur infoclimat.fr (consulté le 22 octobre 2009)
  5. "Le village se serait donc développé à partir du domaine de Macrius, un riche propriétaire terrien de l'époque gallo-romaine" in Jean Marie CASSAGNE et Mariola KORSAK, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, p.193
  6. « Sans qu'on en ait la certitude, on pense que Migré est l'héritière de l'ancienne Macriaccum » in Jean Marie CASSAGNE et Mariola KORSAK, Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime, éditions Bordessoules, p.193
  7. L'antique sylve d'Argenson
  8. Voir ancienne image de l'église
  9. La laiterie coopérative de Migré dans les Annales de la Géographie, lire p.212 dans le format pdf
  10. La laiterie coopérative de Migré
  11. Laiterie et caséinerie de Migré dan l'inventaire industriel de Poitou-Charentes
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. Pyramide des âges de Migré, Recensement 2006 sur le site de l'INSEE
  15. Pyramide des âges de la Charente-Maritime, Recensement 2006 sur le site de l'INSEE
  16. a, b et c Données économiques sur le site l'Internaute
  17. Le patrimoine des communes de la Charente-Maritime, éditions Flohic, p.349
  18. Son nom est mentionné dans un ouvrage de François Julien-Labruyère, L'alambic de Charentes, éditions Rupella, La Rochelle, 1989, p.298
  19. Monographie de la commune de Migré établie en 1867 par Auguste Baril


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]