Mietesheim

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Mietesheim
Blason de Mietesheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Alsace
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Haguenau
Canton Niederbronn-les-Bains
Intercommunalité C.C. du Pays de Niederbronn-les-Bains
Maire
Mandat
Jean-Marie Ott
2014-2020
Code postal 67580
Code commune 67292
Démographie
Gentilé Mietesheimois(es)
Population
municipale
661 hab. (2011)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 44″ N 7° 38′ 32″ E / 48.87888889, 7.6422222248° 52′ 44″ Nord 7° 38′ 32″ Est / 48.87888889, 7.64222222  
Altitude Min. 159 m – Max. 260 m
Superficie 8,49 km2
Localisation

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Mietesheim est une commune française, située dans le département du Bas-Rhin en région Alsace.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village se situe à la lisière de la forêt de Haguenau, dans le nord de l'Alsace, sur les rives de la Zinsel. Il s'agit d'un village du plateau, au relief adouci, du pays de Hanau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Village impérial, Mietesheim est aux mains des landgraves de Basse-Alsace. Des traces néolithiques et romaines (relief de Mercure) ont été découvertes.

Le village possède de belles maisons à colombages, dont l'une des plus anciennes d'Alsace, datant du XVe siècle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mietesheim

Les armes de Mietesheim se blasonnent ainsi :
« D'azur à l'écusson d'argent chargé d'une croix de gueules. »[1].
Autre blasonnement : « D'azur, chargé en cœur d'un écusson d'argent à la croix de gueules. »[2].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture du raifort[modifier | modifier le code]

Le raifort (au XVe siècle, " raiz fort ", signifie " racine forte "), de la famille des crucifères, est une plante apparentée à la moutarde dont l'origine française se trouve en Alsace, à Mietesheim.

Il y a près de 40 ans, Georges Urban et Marguerite Schmidt, deux enfants d'agriculteurs du village, décident de créer un atelier de fabrication de raifort. L'essentiel de leur clientèle se composait alors de citadins car, à ce moment-là, la plupart des paysans râpaient eux-mêmes leur raifort.

La fabrication, quant à elle, était concentrée sur les mois d'hiver. Un vieux dicton l'affirmait : Pendant les mois sans "r", le raifort est amer.

Les progrès techniques ont permis de contourner ce handicap : dès le printemps, les racines sont stockées dans des installations frigorifiques pour être transformées durant l'été.

Quelques années plus tard, l'entreprise trouve sa dénomination définitive. Sa seule concurrence est étrangère. Actuellement, l'usine traite 171 tonnes de racines par an. Les agriculteurs alsaciens, treize au total, ne suffisent pas à assurer son approvisionnement. En effet, la production locale se limite à quelque 70 tonnes sur une superficie totale de huit hectares. Aussi l'usine est-elle obligée d'importer une centaine de tonnes du Pays de Bade et de Hongrie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jacques Diemert[3]    
mars 2001 mars 2008 Jacques Diemert    
Les données manquantes sont à compléter.

Cultes[modifier | modifier le code]

En 1807, les confessions religieuses principales sont : catholique (4 %) et luthérienne (95 %).

Le temple, après la destruction de l'ancien bâtiment lors des bombardements de 1945, est entièrement reconstruit en 1948. Il sert au culte catholique une fois par an.

Mietesheim est l'une des quelque 50 localités d'Alsace dotées d'une église simultanée[4].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 661 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
531 564 655 638 740 766 709 695 672
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
679 682 728 736 716 698 689 678 699
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
692 666 667 627 617 617 574 570 577
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
571 586 562 525 538 554 617 635 661
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.newgaso.fr (consulté le 24 mai 2009)
  2. Bernard Schmitt, « Les armoiries du canton de Niederbronn-les-Bains », sur http://reichshoffen.free.fr (consulté le 28 mai 2009)
  3. [PDF] Liste des maires au 1er avril 2008 sur le site de la préfecture du Bas-Rhin.
  4. Bernard Vogler, « Liste de localités ayant de nos jours une église simultanée », in Antoine Pfeiffer (dir.), Protestants d'Alsace et de Moselle : lieux de mémoire et de vie, SAEP, Ingersheim ; Oberlin, Strasbourg, 2006, p. 298 (ISBN 2-7372-0812-2)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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