Mieczysław Karłowicz

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Mieczysław Karłowicz

alt=Description de l'image Mieczysław Karłowicz Łaski Diffusion.jpg.
Naissance 11 décembre 1876
Vichnievo Drapeau de la Russie Impériale Empire russe
Décès 8 février 1909
en montagne, près de Zakopane Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie

Mieczysław Karłowicz est un compositeur polonais, né le 11 décembre 1876 en Russie à Vichnievo (sur le territoire de l'actuelle Biélorussie) près de Vilna (actuelle Lituanie) et mort le 8 février 1909 dans les Tatras.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père Jan est ethnographe, linguiste et musicien amateur, coauteur du grand Dictionnaire de la langue polonaise. Sa mère, Irena Sulistrowska, appartenait à l'aristocratie. Après la vente de leur domaine en 1882, les Karłowicz s'installent à Heidelberg puis à Prague et à Dresde. En 1887 la famille rentre à Varsovie où leur maison devient un des salons fréquentés par toute l'élite de la capitale.

Mieczysław apprend d'abord le violon à sept ans, à Dresde, avant de poursuivre à Varsovie et d'y étudier la composition avec le professeur Zygmunt Noskowski, puis à partir de 1895 à Berlin avec le célèbre pédagogue Heinrich Urban qui fut le maître de Paderewski, Landowska et Hofman. C'est là qu'il écrit ses premières compositions. Entre 1906 et 1907, il étudie la direction d'orchestre avec Arthur Nikisch. Il étudie en parallèle les sciences à l'université de Varsovie et la philosophie à l'université de Berlin. Publiciste et activiste musical, il est l'un des fondateurs de la Société Musicale Varsovienne. En 1904 il publie les Souvenirs inédits de Frédéric Chopin. Il fut également passionné d'alpinisme qu'il pratiquait dans les monts Tatras, skieur et photographe.

Avec les compositeurs polonais Karol Szymanowski, Ludomir Różycki, Grzegorz Fitelberg et Apolinary Szeluto, il est membre de Młoda Polska (Jeune Pologne), un courant artistique qui a pour but de valoriser « l’art pour l’art » et l’imaginaire. La musique de Karłowicz constitue un des sommets du post-romantisme ; par sa recherche d'essence métaphysique et spirituelle elle est proche de celle de Scriabine, Mahler, Schönberg et Sibelius.

La Pierre de Karłowicz dans les Tatras marque l’endroit où son corps a été trouvé[note 1]

Il meurt emporté par une avalanche alors qu'il fait du ski dans les Tatras, en 1909. Mieczysław Karłowicz est enterré à Varsovie, au Cimetière de Powązki. Le svastika gravé sur la pierre dressée à l'endroit où il périt, l'un des plus anciens symboles de l'humanité, union de la Roue et de la Croix, représentant la Principe et l'Energie suprêmes, le tourbillon créationnel, l'harmonie universelle et l'Etre infini, évoque ce que Karłowicz s'est efforcé d'exprimer dans sa musique, surtout dans ses Chants éternels.

Œuvres principales[modifier | modifier le code]

  • Vingt-trois Lieder (1895-1898) sur des paroles de K. Przerwa-Tetmajer, J. Słowacki, Z.Krasiński, A. Asnyk.
  • Une sérénade pour orchestre à cordes, op.2 (1897), première partition symphonique du musicien, créé à Berlin le 15 avril 1897[1].
  • Une musique de scène, op.6 : Bianca de Molena (1900)
  • Une unique symphonie, intitulée Renaissance, op.7 (1903), en quatre mouvements, créé à Berlin le 21 mars de cette année[2].
  • Un concerto pour violon, op.8 (1902), dédié au violoniste Stanislaw Bacewicz créé le 21 mars 1903, avec sa symphonie[1].
  • Six poèmes symphoniques, op.9-14 : Les vagues revenantes, Rhapsodie lituanienne, Chants éternels (Chant de l'éternelle aspiration, Chant de l'Amour et de la Mort, Chant de l'Être universel), Une triste histoire, Stanisław et Anna Oświęcim, Épisode pendant une mascarade (1904-1909)

Bibliographie récente[modifier | modifier le code]

  • Elżbieta Dziębowska, éd. Z życia i twórczości Mieczysława Karłowicza, Cracovie, PWM, 1970.
  • Leszek Polony, Poetyka muzyczna Mieczysława Karłowicza, Cracovie, PWM, 1986.
  • Alistair Wightman, Karłowicz, Young Poland and the Musical Fin-de-siècle, Aldershot, Ashgate, 1996 ; traduit en polonais par Ewa Gabryś, Karłowicz. Młoda Polska i muzyczny fin de siècle, Cracovie, PWM, 1996 (Monografie popularne).
  • Henryk Anders, Mieczysław Karłowicz. Życie i dokonania, Poznań, ABOS, 1998.
  • Christophe Jezewski, Le Retour d'un génie. Pour le centenaire de Mieczysław Karłowicz, in "Europe", n°961, Paris, mai 2009.
  • Luca Sala, European Fin-de-siècle and Polish Modernism. The Music of Mieczysław Karłowicz, Bologne, Ut Orpheus Edizioni, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La svastika visible sur ce mémorial est un signe de l’art folklorique de la région Podhale et l'un des plus anciens symboles de l’humanité signifiant le tourbillon de la création ou la roue de la loi tournant autour d’un axe immobile, centre immuable, force motrice de l’univers et symbole protoslave du feu éternel, inextinguible, sans aucun lien avec le symbole des nazis

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Whitehouse R, notice de l'enregistrement de la sérénade n°2 et du concerto pour violon op. 8 par Ilya Kaler et l'orchestre philharmonique de Varsovie sous la direction d'Antoni Wit, éditions Naxos
  2. Whitehouse R, notice de l'enregistrement de l'oeuvre par Antoni Wit et l'orchestre philharmonique de Varsovie, éditions Naxos