Michele Enrico Carafa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Caraffa.

Michele Enrico Carafa

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Michele Carafa, par Antoine Maurin.

Nom de naissance Michele Enrico Francesco Vincenzo Aloisio Paolo Carafa de Colobrano
Naissance 17 novembre 1787
Naples, Drapeau du Royaume de Naples Royaume de Naples
Décès 26 juillet 1872 (à 84 ans)
Paris, Drapeau français France
Activité principale Compositeur, professeur au Conservatoire de Paris
Style Musique classique
Lyrique, musique sacrée
Activités annexes officier
Lieux d'activité Paris
Élèves Émile Pessard
Distinctions honorifiques Légion d'honneur, Académie des beaux-arts

Michele Enrico Carafa, prince de Colobrano, (né le 28 novembre 1787 à Naples et mort le 26 juillet 1872 à Paris) est un compositeur italien du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Second fils de Giovanni Carafa, prince de Colobrano et duc d'Alvito, Michele Enrico Carafa reçoit une solide éducation musicale. En 1802, il compose son premier opéra, Il Fantasma, qui est donné en 1805 dans le théâtre de son beau-père, le prince de Caramanico. En 1806, il s'installe à Paris, où il prend des leçons de composition de Luigi Cherubini et des leçons de piano de Friedrich Kalkbrenner.

Il est néanmoins mis en demeure par son père d'abandonner la musique pour la carrière des armes et devient lieutenant des hussards dans l'armée française. Fait prisonnier à Campotenese en 1806, il est libéré et participe à l'expédition de Sicile où il devient capitaine.

Rentré en 1808 à Naples, il épouse Antoinette d'Aubenton (ou Daubenton) et reprend ses études musicales sous la direction de Fenaroli. Toujours sous la pression paternelle, il suit Joachim Murat dans la campagne de Russie. Après la bataille d'Ostrovno, il est décoré de la Légion d'honneur par Napoléon Ier lui-même et fait baron du Royaume d'Italie.

La restauration des Bourbons de Naples entraîne la confiscation des biens des Carafa et la fin de la carrière militaire de Michele Enrico. En 1814, il donne au Teatro del Fondo Il Vascello d'occidente, puis en 1816 Gabriella di Vergy sur un livret d'Andrea Leone Tottola. L'œuvre remporte un succès égal à celui de l'Otello de Rossini, donné la même année dans le même théâtre.

Sa musique se caractérise par une certaine facilité dans les mélodies et une orchestration peu brillante, à une époque dominée par Rossini, Bellini, Auber, Halévy, dont il est par ailleurs l'ami. Consacré désormais comme compositeur d'opéra, il retourne en 1821 à Paris, où il triomphe avec Jeanne d'Arc à Orléans, puis Le Valet de Chambre en 1823.

Il achève à Venise sa carrière italienne avec Il Parìa et part s'installer définitivement à Paris où, malgré des échecs, il connaît le succès avec Masaniello (livret de Moreau et Lafortelle), repris 136 fois à l'Opéra-Comique. C'est là le sommet de sa carrière : la confrontation avec les œuvres de Rossini et de Donizetti ne se fait pas en sa faveur.

Il obtient la citoyenneté française en 1834. Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts à l'institut au siège de Lesueur en 1837, et nommé directeur du Gymnase de musique militaire en 1838. De 1840 à 1858, il enseigne le contrepoint et la composition au Conservatoire de Paris. Sa dernière œuvre représentée est Thérèse, en 1838, alors qu'il se consacre déjà exclusivement à l'enseignement. Une de ses dernières contributions à l'Opéra est l'adaptation française de la Semiramide de Rossini, pour laquelle Rossini lui abandonne ses droits d'auteur en témoignage de leur longue amitié.

Atteint de paralysie en 1867, il meurt à Paris le 26 juillet 1872, à l'âge de 84 ans.

Sélection d'oeuvres[modifier | modifier le code]

Opéras:

  • Gabriella di Vergy (1816)
  • Jeanne d'Arc à Orléans (1821)
  • Le Solitaire (Opéra comique 1822)
  • Le Valet de chambre (Opéra comique 1823)
  • L'Auberge Supposée (Opéra comique 1824)
  • La Belle au bois dormant (Opéra comique 1825)
  • Sangarido (Opéra comique 1827)
  • Masaniello (Opéra comique 1827)
  • La Violette (Opéra comique 1828)
  • Jenny (Opéra comique 1829)
  • Le Nozze di Lamermoor (1829)
  • L'Auberge d'Auray (1830)
  • Le Livre de l'Ermite (1831)
  • La Prison d'Edimbourg (1833)
  • Une Journée de la Fronde (1833)
  • La Grande Duchesse (1835)
  • Thérèse (1838)

Ballets:

  • L'Orgie (Opéra 1831)
  • Nathalie (Opéra 1833)

Musique sacrée:

  • Cantates
  • Requiem
  • Stabat Mater

Sources[modifier | modifier le code]

  • (it) Bimestriel La Fenice, VIe année, n° 1, janvier-février 2000

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • x