Michel Silvestre Brayer

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Michel Silvestre Brayer / Miguel BRAYER pour la période au Chili / Argentine
Image illustrative de l'article Michel Silvestre Brayer

Naissance 31 décembre 1769
Douai
Décès 28 novembre 1840 (à 70 ans)
Paris
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Chili Chili
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17821836
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Bataille de Hohenlinden
Bataille d'Hollabrun
Bataille d'Austerlitz
Siège de Dantzig
Bataille d'Heilsberg
Bataille de Friedland
Bataille de Burgos
Bataille d'Ocaña
Bataille de Gebora
Bataille d'Albuera
Bataille de Dresde
Bataille de Leipzig
Bataille de Rocheservière
Distinctions Légion d'honneur
(Grand-croix)
Ordre royal et militaire de Saint-Louis
(Chevalier)
Comte de l'Empire
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile
Autres fonctions Pair de France
Famille père du général de brigade Michel Brayer

Michel Silvestre Brayer, né le 31 décembre 1769 à Douai (Nord) et mort le 28 novembre 1840 à Paris 2e[1],[2] était un militaire français des XVIIIe et XIXe siècles.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Soldat au régiment suisse de Reinhart, le 20 avril 1782 ; adjudant-major, le 23 décembre 1793 dans le 3e bataillon de Puy-de-Dôme, devenu 38e demi-brigade, puis 103e d'infanterie de ligne ; il fit les campagnes de 1792 à l'an IX aux armées des Ardennes, de la Moselle, d'Helvétie, du Danube et du Rhin, et passa capitaine de grenadiers, le 26 brumaire an II.

Après s'être distingué aux affaires d'Emeding, en Brisgau, en l'an V, de Reichenau, le 16 ventôse an VII (6 mars 1799), et à plusieurs autres, le premier Consul le nomma chef de bataillon à la 103e demi-brigade, le 12 thermidor an VIII (31 juillet 1800).

Le 18 germinal an XI (8 avril 1803), Ney, alors général en chef et ministre plénipotentiaire en Helvétie, lui fit décerner un sabre d'honneur, accompagné d'un certificat conçu dans les termes les plus honorables, surtout à propos de sa conduite à la bataille de Hohenlinden.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Brayer fut nommé major du 9e régiment d'infanterie de ligne, le 30 frimaire an XIII (21 décembre 1804), et membre de la Légion d'honneur en germinal suivant (1805) ; il fit les campagnes de l'an XIV en Autriche, comme commandant de la 2e demi-brigade d'élite (58e et 81e de ligne), division des grenadiers d'Oudinot, 3e corps de la Grande Armée.

Au combat d'Hollabrun, il dispersa l'aile gauche de l'arrière-garde des Russes et leur prit 800 hommes à la bataille d'Austerlitz ; il fit capituler 8 000 Russes engagés dans un défilé. Après la bataille, l'Empereur le nomma colonel du 2e régiment d'infanterie légère.

Commandant d'avant-garde du maréchal Lefebvre, en 1806 et 1807, il se distingua au siège de Dantzig, à la prise de l'île de Nehrung, où il reçut la croix d'officier de la Légion d'honneur ; il contribua au succès de la bataille d'Heilsberg, fut grièvement blessé à la bataille de Friedland.

Passé à la 1re division du 2e corps de l'armée d'Espagne, en 1808, il se signala à la bataille de Burgos et fut nommé commandeur deux jours après. Le 19 novembre, à San Vicente, il renversa les Espagnols et fit beaucoup de victimes et plus de 1 000 prisonniers dans leurs rangs.

Général de brigade, le 26 mars 1809, il contribua puissamment à la prise du camp retranché sous les murs d'Oporto, se distingua à la bataille d'Ocaña, et à tous les combats qui eurent lieu dans la Sierra Morena. À la tête de deux régiments, il enleva la position de Pêna-Peras, regardée comme la clef de l'Andalousie.

Le 15 août 1811, il fut créé baron de l'Empire avec une dotation de 6 000 francs ; chargé de se réunir au 2e corps en position devant Mérida, il traversa avec cinq bataillons d'infanterie et deux régiments de cavalerie les plaines de l'Estramadure en présence de 15 000 hommes, commandés par la Romana. Le 5 août, au combat de Villagarcia, le général Brayer chargea à la baïonnette 5 000 Espagnols, s'empara du plateau qu'ils défendaient et décida le succès de cette journée.

Après la bataille de Gebora et la prise de Badajoz, il fut proposé pour une augmentation de dotation de 2 000 francs, en récompense de sa conduite à la bataille d'Albuera, où il prit et reprit à la baïonnette une position tenue par les Anglais ; obligé de céder au nombre, il commençait une troisième attaque, quand une balle lui fractura la jambe gauche. Il marchait encore avec des béquilles, lorsque, le 3 avril 1813, il alla rejoindre l'armée. Le 25 mai, au combat de Buntzlau, il rétablit un pont, le passa sous le feu de l'ennemi qu'il força à mettre bas les armes.

Général de division après la bataille de Dresde, où il fut blessé, il se trouva aux différents combats qui se livrèrent devant Leipzig. Dans la bataille du 19 octobre, un boulet tua son cheval et le blessa à la cuisse.

En 1814, il fit partie du corps d'armée du duc de Tarente (maréchal Macdonald), et se distingua particulièrement le 4 février à Châlons, à la Ferté-sous-Jouarre le 9 février, à la bataille de Montmirail le 11 février, à Bar-sur-Seine.

Mis en non-activité après l'abdication ; une ordonnance royale du 8 juillet le nomma chevalier de Saint-Louis.

À l'entrée de Napoléon Ier à Lyon, en 1815 (10 mars), le général Brayer, commandait cette place ; il en partit le lendemain avec la division et passa le 22 mars la revue de l'Empereur sur la place du Carrousel. Commandant d'une des divisions de la Jeune Garde, il se rendit le 18 mai à Angers avec deux régiments, et sa conduite, dans cette ville, fut à la fois ferme et prudente. Créé chambellan de l'Empereur, gouverneur de Versailles et de Trianon, pair de France et comte de l'Empire avec dotation de 4 000 francs, il prit une part active aux opérations du général Lamarque dans la Vendée.

Du Chili à la Chambre des pairs[modifier | modifier le code]

Au second retour de Louis XVIII, il fut compris dans l'article Ier de l'ordonnance du 24 juillet 1815, et condamné à mort par contumace, le 18 septembre 1816. Le général Brayer, réfugié en Prusse, puis aux États-Unis, alla prendre du service à Buenos Aires. Parti de Baltimore avec le général Carrera, il commanda, en 1818, l'armée des indépendants dans le Chili. Les intrigues d'un cabinet étranger le forcèrent à quitter ce pays. De retour dans sa patrie, en 1821, le général Brayer rentra dans tous ses droits, titres, grades et honneurs ; fut admis à la retraite le 1er janvier 1829, fut rappelé à l'activité le 4 août 1830, et nommé commandant de la 5e division (Strasbourg).

Grand officier de la Légion d'honneur en 1830, et pair de France en 1832, il remplit les fonctions d'inspecteur général de l'infanterie en 1833, 1834, 1835.

Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Ouest, 37e et 38e colonnes.

Lorsqu'il quitta Strasbourg, les habitants lui décernèrent une épée d'honneur.

Admis dans le cadre de vétérance, le 30 septembre 1835, il reçut la grand-croix de la Légion d'honneur, le 15 février 1836, et fut mis en non-activité.

Son nom figure sur la partie ouest de l'arc de l'Étoile.

Le général Brayer avait été compris dans le testament de Napoléon pour une somme de cent mille francs.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Ornements extérieurs Barons de l'Empire français.svg
Blason famille fr Michel Silvestre Brayer (baron).svg
Armes du baron Brayer et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 9 mars 1810 (Paris))

Écartelé au premier de sable au chevron d'argent alaisé, accompagné de trois besans du même; au deuxième des barons tirés de l'armée; au troisième de pourpre au serpent en cercle se mordant la queue d'or, au quatrième d'azur à la faucille d'argent, le tout soutenu d'une champagne de gueules, chargée d'un pont de huit arches d'argent sommé d'un renard passant du même.[3],[4],[5],[6],[7],[8]

Livrées : les couleurs de l'écu[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]